Rechercher dans ce blog

dimanche 20 janvier 2019

Hasard

Alors que je venais de descendre les escalators, Gare du Nord, vers la voie 42 où l'on embarque pour Orly, je m'apprête à demander à un couple sur le quai si c'était bien le train qu'il fallait prendre. L'homme me regarde. Il a des cheveux gris et des yeux bleus qui me jettent un regard scrutateur. Je me dis : je connais ce visage. Alors qu'il s'était détourné pour parler à la femme avec qui il était en couple, je le tape légèrement sur l'épaule. Il me scrute à nouveau. Regard légèrement méfiant, mais tout-à-coup, je le reconnais et je dis, interrogateur : Werkmann ? Étonné, il me dit oui. On se regarde. La femme se tourne vers moi et me reconnaît. Françoise et Jacques Werkmann, des amis que je n'ai pas revus depuis au moins dix ans ! On s'engouffre tous les trois dans le train qui était à quai et l'on se congratule, tous sourires dehors, on échange les nouvelles, on s'informe de nos santés respectives, j'apprends que Françoise devient luxembougeoise, j'en viens, dis-je, et Jacques continue à travailler au Brésil six mois par an, et alors Bolsonaro ? il chasse les intellectuels hors du pays, etc., jusqu'à Denfert-Rochereau, où on se sépare, non sans s'inviter. Venez à Lisbonne. Nous vous recevrons dans notre nouvelle maison. Jacques est tenté : Pourquoi pas ? me dit-il, je ne connais pas Lisbonne. Françoise paraît aux anges.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire