jeudi 30 avril 2026

Jourdain

Hervé de son prénom et auteur du polar que je viens de terminer : Sang d'encre au 36. Finalement, un bon polar, très traditionnel, avec le 36, quai des Orfèvres et une référence omniprésente à Georges Simenon, référence qui nous en apprend pas mal sur cet auteur qui fut à la fin des années 30, un rival détesté de mon père. Ils étaient tous les deux nés en Wallonie, mon père à Soumagne en 1909, Simenon à Liège en 1901. Ils écrivaient tous les deux des romans policiers. Ceux de Simenon ont eu beaucoup plus de succès que ceux de mon père qui, malheureusement, ne soignait guère son écriture même si les manuscrits qu'il a laissés sont souvent copieusement raturés, témoignant ainsi d'un vrai travail d'écrivain. Le roman que je viens de lire est bien ficelé et j'ai eu plaisir à parcourir les rues de Paris en pensée à travers les mouvements des personnages. Je crois que je peux recommander la lecture de ce roman à tous ceux qui aiment les romans policiers. Le livre leur fera passer de bons moments jusqu'à la découverte inattendue du tueur en série qui s'attaque à des enseignants et des éditeurs de romans... policiers. 

Hier soir nous sommes allés célébrer la promotion de Charlotte dans un restaurant qu'elle avait repéré et qui se trouvait dans la rue que nous habitions quand nous sommes arrivés à Lisbonne. Des plats assez originaux et délicats. En entrée j'ai choisi les coquilles Saint Jacques et j'ai vu arriver sur mon assiette, une, une seule coquille Saint Jacques, grande ouverte, baignant crue dans une sauce légèrement piquante. Excellent !

mercredi 29 avril 2026

Promotion

Charlotte a obtenu sa promotion aujourd'hui. Elle fera un travail différent, plus intéressant, toujours chez Uber. Nous allons fêter ça au restaurant ce soir. 

Je lis actuellement un polar : Sang d'encre au 36, par Hervé Jourdain (Pocket, 200ç). Je ne le mentionnerais même pas si une drôle de coïncidence n'avait pas attiré mon attention.  Un enseignant d'un collège de La Seine Saint Denis a été assassiné par un motard qui a tiré deux balles de 7,62 sur sa victime. L'un des deux élèves qui ont assisté à la scène du crime s'appelle Mamadou Bagayoko. S'agirait-il du fils du nouveau maire de Saint Denis ? 

mardi 28 avril 2026

Trahison

J'avoue que Kamel Daoud fait preuve de courage quand il écrit ce livre que je viens de lire : Il faut parfois trahir, NRF, collection Tracts, 2025. Il y a quelque chose de vraiment audacieux à défendre la trahison comme s'il s'agissait d'une sorte d'élan vers la liberté et, pour Daoud en tout cas, vers l'universalité. Son texte est intéressant, parfois poétique, parfois émouvant quand il nous explique les tourments de son être : Algérien, et donc Arabe, écrivant en français, dans la langue du colonisateur honni, et donc traitre à ce "nous" qui veut nous encapsuler dans une identité culbutée par le passé colonial. La trahison n'est-elle pas le pire des crimes ? Ce petit texte me fait penser à la pièce de théâtre que je voulais écrire quand j'étais adolescent et qui était centrée sur la défense juridique de Judas l'Iscariot. À l'époque je nourrissais l'envie de devenir avocat et je m'imaginais défendre cette cause perdue, celle de Judas. J'en parlais à ma sœur Martine qui était à la fois effrayée et admirative devant un tel projet.

lundi 27 avril 2026

5500

 5.500 pas ce matin. Je suis allé chercher de la viande chez le boucher que j’aime bien : le magasin s’appelle Talbo Verde, boucher vert. Pourtant il ne vend pas beaucoup de vert ! Par contre la viande argentine que j’ai préparée était excellente. Avec des patates douces. 

dimanche 26 avril 2026

Badinter

Aujourd'hui j'ai lu la courte autobiographie de Robert Badinter, Vivre (Flammarion, 2025). Il nous raconte l'essentiel, son enfance, son adolescence pendant la guerre, son métier d'avocat, son combat pour l'abolition de la peine de mort, ses rapports avec Mitterand, son amour pour sa femme Elisabeth. Une belle écriture, simple et concise. Un bon moment de lecture très instructif sur la deuxième moitié du XXème siècle.

Je suis descendu également cet après-midi, en ville, à Baixa, avec mon voisin Jérôme. Nous avons pris un verre ensemble. Puis nous sommes allés à Celeiro où j'ai acheté des graines de courge. Je suis remonté par les escaliers de 202 marches comme je l'avais fait la veille avec Isabel. J'ai totalisé 4040 pas. J'augmente petit à petit ma moyenne. Mais ce n'est pas facile !

samedi 25 avril 2026

Appanah

J'avais déjà lu d'elle, Nathacha Appanah, Un ciel par dessus le toit et je viens de terminer, toujours d'elle, Rien ne t'appartient, (NRF, 2021) un roman très bien écrit et assez prenant qui met en scène une femme, Indienne sans doute quoique ce ne soit pas précisé, dont l'histoire est remplie de drames : la mort de son père dans un pneu en feu, de sa mère qui était très sorcière, son amour pour Emmanuel, sa vie dans le refuge qui accueille les femmes gâchées, le tsunami, un vrai tsunami, à la fin... quelle vie !

Hier nous avions invité quelques amis pour voir le feu d'artifice du 25 avril à minuit.. et puis... rien : le maire de Lisbonne regrette sans doute le temps béni de Salazar ! En tout cas il semble désapprouver toute manifestation festive destinée à saluer la révolution des œillets. Nous irons manifester aujourd'hui et je participerai si ma jambe gauche me laisse tranquille.

vendredi 24 avril 2026

Tchaikowski

Hier soir nous sommes allés écouter la 6e symphonie de Tchaikowski, la Pathétique, qui est vraiment pathétique ! Je la connaissais par cœur après l'avoir si souvent écoutée pendant mon adolescence. C'est de la belle musique mais j'y ai été moins sensible cette fois-ci. Je reconnaissais tous les thèmes des différents mouvements, je pouvais anticiper tout ce qui allait venir. Cela gâche un peu le plaisir. 

L'après-midi, j'avais un groupe de lecteurs à l'Institut Français du Portugal avec Joana Valente. Nous nous y sommes retrouvés, les habitués de ce groupe, chacun avec des livres différents. Les interventions étaient très instructives. Moi, j'ai parlé du Souffle de la forêt de Simonetta Greggio, que j'ai lu récemment et dont j'ai déjà publié un commentaire sur ce blog. J'ai aussi dit quelques mots sur Le sang des collines, ce roman étrange dont le récit tourne entièrement autour des moutons et de ceux qui en sont les bergers.

jeudi 23 avril 2026

Henrique

Charlotte et Henrique vont se marier au civil le 6 juin prochain. Il y aura une petite fête pour leurs nombreux amis mais, plus tard, quand ils seront plus à l'aise financièrement, ils organiseront une cérémonie plus formelle avec tous les invités qu'on pourra accueillir : la famille, les amis, les voisins, etc... Ils sont très heureux et aujourd'hui même, Henrique a offert à Charlotte un magnifique bouquet qu'il a composé lui-même. C'est vraiment un artiste.

Isabel et Charlotte discutent le menu qu'ils envisagent pour cette petite fête intime qui réunira une cinquantaine de leurs amis sur la terrasse. Il s'agira de préparer beaucoup de finger food, un repas entier qu'on mange avec les doigts ! 

Nous, les parents, nous nous chargerons des alliances qui marqueront cette date importante.

Cet après-midi j'irai à mon groupe de lecteurs à l'Institut Français du Portugal. J'y parlerai de mes dernières lectures.

mercredi 22 avril 2026

Eurostar

Il fait très, très beau à Lisbonne sans qu'il fasse trop chaud. Le temps est idéal et nos plantes, sur la terrasse semblent être d'accord. Hier j'ai fini la lecture de Eye Spy, que j'avais commencé pendant mon voyage en Angleterre. Excellent roman. Tout se passe dans l'Eurostar où une gentille petite famille (le père et ses deux filles, l'une de quatre ans, l'autre de 15), de retour de leurs vacances brèves à Paris, se fait attaquer par deux hommes et une femme, sans que le père sache très bien pourquoi. Un chantage se met en place : l'adolescente de 15 ans sera tuée si le père ne fait pas tout ce qu'on lui dit de faire. Or il est avec sa petite de quatre ans dont il ne peut pas se séparer. Il cherche à sortir de ce piège dont il ne comprend pas les enjeux, pendant que le train roule à près de 300 km par heure. Il parcourt le train sur toute sa longueur à la recherche de sa première fille. Il a du mal à garder son équilibre à cause du roulis du train qui fonce dans le noir. C'est assez prenant. Le souvenir d'un attentat à Helsinki dont ses parents ont été victimes fragilise ses raisonnements.  Sa femme, dont le père a également été victime du même attentat, n'a pas voulu l'accompagner à Paris avec les enfants. Autre mystère dont il cherche les raisons. Bref, une écriture simple et efficace qui nous tient dans ce train fou. Je ne sais pas si ce roman a déjà été traduit en français.

lundi 20 avril 2026

Retour à Lisbonne

Le cinquantiènne anniversaire de Justine, la deuxième fille de ma sœur Martine, a été célébré dignement dans un endroit magnifique à York (GB) en présence de très nombreux amis et de très nombreux membres de la famille. Malheureusement, il y avait beaucoup de bruits et les conversations n'étaient pas faciles à suivre malgré la bonne santé de mon audition. Nous sommes rentrés à Londres avec Françoise, Marianne, Martine et Duncan. Marianne et Françoise ont rejoint l'Eurostar pour rentrer directement à Strasbourg alors que nous faisions étape chez Martine et Duncan à Londres où, le soir, nous avons pu avoir une grande discussion familiale assez intéressante. À York, j'ai acheté un livre qui m'a passionné pendant tout le voyage : Eye Spy de C.M. Ewan, un auteur que je ne connaissais pas. Le livre est très bien construit avec un suspense digne des meilleurs thrillers américains. J'en suis à la moitié du livre mais je compte bien le terminer rapidement pour en parler lors de l'un de mes prochains groupes de lecture. 

vendredi 17 avril 2026

York

 Nous sommes arrivés à Kings Cross station à Londres bien avancé pour notre train qui devait partir à 13h47. Nous avons attendu Françoise et Marianne qui devaient arriver avec l’Eurostar. Nous ne les trouvons pas et nous nous dirigeons vers l’endroit où se trouvent affichés les horaires de train et les numéros des quais d’où ils partent. Et…oh ! stupéfaction ! notre train est annulé pou on ne sait quelle raison. Nous nous informons et on nous conseille de prendre avec les mêmes billets un train à destination de Newcastle qui doit passer par York. On le prend. Et au dernier moment, Françoise et Marianne nous rejoignent. Ouf ! Nous voilà partis pour York, ville que j’ai habitée pendant cinq ans, de 1969 à 1974. 

jeudi 16 avril 2026

Playfair Mansions

 Nous sommes chez Martine et Duncan. Ce matin, Isabel et moi sommes sortis faire quelques courses. À midi, nous avons déjeuné dans un petit restaurant libanais : un humous délicieux avec de la viande. Nous avons également acheté une canne très légère qui se replie pour pouvoir rentrer dans mon petit sac à dos. Cette promenade m’a permis de compter plus de 4000 pas. Moins qu’hier certes, mais un bon chiffre quand même.

mercredi 15 avril 2026

Britain

 Nous sommes bien arrivés à London Gatwick, cet après midi vers 15h15. Nous étions assis juste derrière un couple avec un enfant qui n’a pas arrêté de crier  tue-tête pendant les deux heures et quart du voyage. Nous avons ensuite pris un trin qui nous a déposé à la Victoire station oû nous avons pris l District Line pour Baron’s Court où ma sœur Martine nous attendait avec Duncan, son mari, pour nous amener en voiture à Playfair.  Nous avons bin mangé et maintenant, je suis très fatigué.

mardi 14 avril 2026

Melville

 Hier soir, nous avons revu le fil de Melville, Un flic, avec Alain Delon et Catherine Deneuve. Un très beau film qui n’a absolument pas vieilli. Des images superbes qui nous laissaient du temps pur les regarder. Comme le disait notre ami Fred (le mari de Fadila, qui a fait du cinéma avant de devenir instituteur au cours des dix dernières années) le temps dans les films de Melville s’étire parfois de manière étonnante et ce sont les images qu’il nous offre qui conduisent à cet étirement du temps. Cela me donne envie de revoir d’autres films de Melville.

lundi 13 avril 2026

Art

 Notre amie Jeanne Couailler, historienne de l'art, nous a fait une conférence de plus de deux heures, hier après-midi, lors d'un "goûter du contrefort", sur l'histoire des mouvements qui ont rythmé l'évolution de la peinture depuis les dessins de la grotte Chauvet jusqu'aux réflexions audacieuses des peintres contemporains en passant par toutes les écoles ayant marqué cette évolution. Un bel effort avec des exemples projetés sur notre écran de télévision. J'ai trouvé cette conférence très enrichissante et bien formulée en anglais. 

Nous nous apprêtons à partir pour l'Angleterre, à York plus précisément, où Justine, la deuxième fille de ma sœur Martine a organisé une fête pour célébrer ses cinquante ans. Je me réjouis beaucoup de revoir cette partie britannique de ma famille ! J'espère que tout se passera bien. Nous prenons l'avion mercredi prochain.

dimanche 12 avril 2026

Chansons

 Hier soir, nous avions une quarantaine de personnes au salon du contrefort consacré cette fois-ci aux chansons qui accompagnèrent la révolution des œillets du 25 avril 1974. Vitor Sarmento, qui a un restaurant à Seixal mais qui chante également. Il est venu avec sa guitare et il a chanté les premières strophes d’un grand nombre de chansons portugaises. Il affichait sur un écran les paroles, ce qui m’a permis de comprendre presque toutes les chansons qu’il a chantées. Il érait remarquable de voir, où plutôt d’entendre l’assemblée présente, chanter avec lui. C’est ainsi que pendant deux heures, le salon s’est transformé en un chœur de voix révolutionnaires. Ce fut très émouvant. Malheureusement, les personnes qui étaient là étaient de la génération de ceux et celles qui ont fait cette belle révolution !

samedi 11 avril 2026

Honest green

Un peu déçu par le Lac des Cygnes de Tchaikowski que nous avons été voir, hier soir, au théâtre. L'une des danseuses étoile était décevante et, surtout, le décor était vraiment désagréable. Il s'agissait d'un écran au fond de la scène qui projetait des images mouvantes très désagréables dans la mesure où elles parasitaient le mouvement très gracieux des danseurs et des danseuses. Comment était-il possible de laisser passer une telle idée de décor, absurde au plus haut point. Dieu merci, après les spectacle nous sommes allés manger dans un restaurant Honest Green, à proximité du théâtre où nous avons pu choisir de délicieux plats végétariens même s'ils servaient également du thon et du poulet. Personnellement j'ai choisi des falafels avec du humus à la pistache, vraiment très goûteux. 

vendredi 10 avril 2026

Cygnes

 Ce soir, nous allons voir Le lac des cygnes, un ballet que tout le monde connaît. Sinon, aujourd’hui, j’essaye de me familiariser avec mon nouvel iPad. Je viens d’y ajouter l’application de ma banque française. Il faut que je rajoute ma banque portugaise. Ce ne sont pas des opérations très simples. 

Le temps est assez beau avec du soleil mais aussi un vent frisquet, tout compte fait, assez agréable, ce qui fait que nous avons déjeuné sur la terrasse. 

Gaston suscite l’admiration de tous nos visiteurs. En plus il est charmant avec tout le monde. Il me suit quand je vais dormir et se couche sur le lit pendant que je lis avant de tomber dans les bras de Morphée.

jeudi 9 avril 2026

Fadila et Fred

 Ils viennent d’arriver, nos voisins et amis de Paris. Fadila avait un petit appartement qui donnait directement sur la cour au 9, passage des Marais. Elle venait aux fêtes qu’Isabel organisait dans la cour. Ils seront avec nous pour quelques jours.

Aujourd’hui, je suis allé à ma banque portugaise pour tenter d’apprendre les procédures me donnant accès à mes comptes et me permettant d’effectuer diverses opérations tels que virements. C’est justement un virement que je voulais faire. Et j’ai mis du temps à comprendre que l’on ne pouvait pas faire cette opération à partir de l’ordinateur. Charlotte a réussi à la faire à partir de mon téléphone.

mercredi 8 avril 2026

iPad 11 m2

 Voilà ! C’est la première fois que j’utilise cet iPad pour écrire le message quotidien de mon blog. Je suis très content de cette nouvelle machine. Il y a de petites différences auxquelles il va falloir s’habituer. Je suis allé à Amoreiras pour m’acheter une protection à la FNAC. J’ai également acheté un chargeur car Backmarket ne le fournissait pas. Je n’ai pas encore osé m’acheter le fameux Pencil électronique qui permet d’écrire à la main sur l’écran. Ce sera pour plus tard !

Hier soir, nous sommes allés à un concert à Gulbenkian. Nous avons eu droit à trois compositeurs :  Erwan  Schulhoff, Béla Bartok et, pour finir ce festival en beauté, Olivier Messiaen avec le quatuor pour la Fin du Temps, œuvre qu’il a créée alors qu’il était prisonnier dans un camp de concentration allemand en Pologne. Moi, j’ai bien aimé mais Isabel était moins enthousiaste que moi.



mardi 7 avril 2026

BPI

Je dois aller à la banque BPI parce que, pour des raisons inexpliquées, ma carte de crédit, depuis quelque temps, ne fonctionne plus dans les magasins. Je peux vérifier l'état de mes comptes dans les cash points, mais je ne peux plus l'utiliser pour faire des achats. Cela me complique un peu la vie, car j'utilise cette carte pour mes petits achats d'épicerie tous les jours. Je vais voir si je peux retirer du cash. Cela pourrait être utile.

Je vais commencer la lecture de Martin Eden de Jack London que je me suis acheté sur Kindle : 0,99 euros. Ce n'est pas la ruine ! 

lundi 6 avril 2026

Piano

J'ai reçu aujourd'hui l'accordeur de piano pour faire en sorte que Louis ou d'autres musiciens puissent profiter de l'instrument qui appartenait à la grand-mère d'Isabel ! Un monsieur jeune et charmant qui a joué un petit morceau pour voir si ça collait. Ça collait à peu près. Ce n'est pas encore parfait et il reviendra le 23 avril.

Je me suis commandé un nouvel iPad, d'occasion bien tendu sur Backmarket, le mien ayant rendu l'âme. Or j'en ai grand besoin quand je pars en voyage. Je l'amènerai avec moi en Angleterre le 15 avril. Puis à Luxembourg en mai.

dimanche 5 avril 2026

Pâques

Isabel nous a préparé un véritable festin. En entrée : deux tranches de chèvre sur pain d'épices avec salade, ensuite, un cabri assado avec des carottes, du riz, un brocoli, des gousses d'ail et une sauce délicieuse, et pour dessert, une délicieuse pavlova, gâteau au chocolat et aux noisettes de Grenoble, etc..., le tout arrosé d'un vin rouge de Setùbal. Nous étions neuf à table avec nos amis iraniens, Elsa, Joba et Beatrice, Charlotte et Henrique, Suzana à la fin... Bravo, Isabel pour ce festin magnifique !

Un peu plus tard je suis allé avec Isabel à la veillée mortuaire de Manuel Eugenio, un homme d'une gentillesse authentique que je voyais surtout quand nous étions invités chez Paula Duque, une chercheuse scientifique adorable et très remarquable. Je ne suis pas resté très longtemps. 

samedi 4 avril 2026

Dossier 137

Il s'agit d'un film qui relate une enquête de la police des polices sur un cas de tir de LBD 40 sur un manifestant par la police. Le manifestant est handicapé à vie. Le policier qui a tiré fait l'objet de cette enquête au grand scandale de ses collègues qui le tiennent pour un héros. L'enquête disculpera le policier. La mère du manifestant (qui d'ailleurs ne manifestait pas) sera déboutée de sa plainte. La France des gilets jaunes. La France d'aujourd'hui. 

Auparavant nous avons été dîné à Cortés Ingles, au dernier étage, avec Lucia et Pedro, nos meilleurs amis portugais. Muito agradavel !

vendredi 3 avril 2026

Scott Preston

C'est l'auteur du roman que je viens de lire et dont le titre est Le sang des collines. Ça se passe au nord de l'Angleterre dans les collines de la Cumbrie, un pays sauvage où il n'y a que des moutons, des rochers et quelques humains aussi sauvages que les vents qui s'accrochent au paysage comme pour le faire décoller de la terre. C'est un roman singulier. Surtout à cause de la présence des moutons, que l'on vole en troupeau, mais aussi que l'on garde grâce aux bergers qui s'en occupent. 

jeudi 2 avril 2026

Requiem

Ce soir, nous allons tous les quatre (Isabel, Henrique, Charlotte et moi) à un concert qui a programmé le Requiem de Mozart. Je me réjouis de ré-entendre cette œuvre éblouissante. Sinon, ce matin, j'ai décidé d'aller chercher des ameixa seca à Pingo Doce, ce qui m'a fait faire un peu plus de trois mille pas. Je devrais faire ça, et même un peu plus, tous les jours.  

mercredi 1 avril 2026

Course

À deux heures et demi du matin, je me suis réveillé, tout essoufflé. Dans le rêve, j'avais couru toute la nuit avec mon amie Francine, qui avait des difficulté à me suivre à travers champs et dans les rues. Il nous faut escalader une façade de pierre. Elle tombe mais je peux voir qu'elle ne s'est fait aucun mal. Je dois continuer. Le long de cette façade de pierre, cherchant des prises dans les encoignures d'une balustrade en pierre. Je traverse. Je vois à travers une fenêtre quelqu'un allongé dans un lit, sous une couverture. Il (ou elle) dort. Je me retrouve dans une allée bordée d'arbres et je cours encore. Je cours toujours. 

J'ai terminé la lecture du livre de Mark Twain, Le mystérieux étranger (Kindle). Il est plus compréhensible que le livre N°44. Le mystérieux étranger dont j'ai parlé récemment et dont j'ai cité le dernier paragraphe qui ressemble à celui qui clôt la version que je viens de terminer. Ce qui rend l'humanité ridicule, c'est sa connaissance du bien et du mal, son sens moral, en quelque sorte, qui trompe en permanence la spontanéité animale qui pourrait nous sauver. Le monde est un rêve. Nous ne sommes rien d'autre qu'une pensée.