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jeudi 17 septembre 2026

OUI ou NON

C’est là, à Visé, que j’aurai ma première expérience politique, lors du referendum qui, en 1950, devait décider du retour, ou non, du roi Leopold III en Belgique. Je me suis longtemps demandé quels étaient les autocollants de propagande que moi et mes frères étions chargés par notre papa de coller partout en ville sur le chemin de l’école. C’était OUI ou NON mais je ne me souvenais absolument plus de ceux que l’on collait sur les murs. Papa était légitimiste. Catholique fervent, il se disait anarchiste mais cela ne garantissait en rien une vision de gauche. Il détestait les socialistes et je me souviens des diatribes virulentes qu’il sortait parfois contre Paul Henri Spaak, grand partisan du NON lors du referendum de 1950. D’où la certitude, acquise plus tard, que les autocollants colorés de rouge, jaune et noir en cercles concentriques, que nous dispersions sur les poteaux télégraphiques en allant à l’école étaient des OUI. Oui, pour le retour du roi après la guerre. Ce qui n’empêchera pas, sous l’impulsion de Paul Henri Spaak, le souverain d’abdiquer au profit de son fils, Baudouin, l’année suivante (en 1951). Voilà comment, à un âge peu fait pour les grandes décisions politiques, on se retrouve embarqué malgré soi, dans le sillage d’une vision qui très vite, ne correspondra plus à celle que j’adopterai pour le restant de ma vie. Car, depuis lors, c’est NON ! 

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