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vendredi 30 septembre 2016
Mensonge
Une équipe d'experts internationaux a démontré très clairement que ce sont les Russes qui ont abattu le vol de la Malaysian Airlines MH17. Mais, bien entendu, les Russes nient l'évidence et accusent l'enquête de biais politiciens. Ceci me pousse à m'interroger sur cette invasion du mensonge en politique. On a pu entendre Donald Trump nier les faits les mieux avérés comme on entend encore Nicolas Sarkozy se proclamer victime de trahison et de calomnie notamment dans l'affaire Bygmalion, dire qu'il ne connaît pas la personne qui a organisé tous ses meetings en 2012 — des meetings dont le coût est notamment lié à la mise en scène de l'enthousiasme des foules en train d'agiter des drapeaux français —. Cette dénégation de la réalité à grande échelle est-elle une caractéristique de la politique aujourd'hui ? En tout cas le mensonge en politique prend des proportions rarement atteintes auparavant. Les médias ont-ils une responsabilité dans cette inflation de dénégation du réel ? Le monde politique est-il devenu complètement schizo ?
jeudi 29 septembre 2016
Anvers
Il y a bien longtemps que je n'ai plus évoqué mes rêves de la nuit. C'est vrai que, si on ne fait pas l'effort de se souvenir de ses rêves immédiatement après le réveil, il est plus difficile de les retrouver plus tard dans la journée. Mon rêve de cette nuit mettait en scène le droguiste du boulevard d'Anvers à Strasbourg, un homme tout-à-fait charmant, à qui je rendais visite, il m'ouvre la porte, il est entièrement nu, et court jusqu'au bout du couloir... juste auparavant, dans le même appartement, je recueille un tout petit chat noir qui, curieusement, va se blottir dans le giron de Zuky, notre grand chat de Lisbonne. Il semblerait que le mot important de ce rêve soit "Anvers" qui, bien "entendu", pourrait fort bien être "envers", ou même "en vers", ce qui rendrait compte de mes préoccupations poétiques du moment. A l'Hôpital Santa Maria où je suis allé hier me faire ausculter par la proctologue, j'avais emmené L'Arrière-pays d'Yves Bonnefoy, en prévision du temps passé en salle d'attente. J'ai retrouvé cette phrase magnifique que j'ai déjà citée, je crois, dans ce blog : "Saccades, inachèvements, lenteurs, élans aussi, rythmes qui se précipitent et se dénouent, c'est la terre même, à Amber, qui se prête aux mains qui trouvent le rythme, aux mots qui veulent la paix du coeur. C'est elle qui incite à chercher pourquoi c'est dans la durée qui se brise que se délivre parfois une saveur d'éternel." (p.55) C'est cette dernière phrase que j'ai déjà citée dans ce blog, le 6 avril dernier, sous le titre "Wisconsin". Mais, en reprenant le livre pour la recopier, je tombe sur la phrase précédente qui évoque Amber, cette ville située en Inde, qui s'appelle Jaipur depuis 1727, et dont la photo ci-dessus peut servir de fond d'écran, d'arrière-pays, quoi, pour les drogués d'informatique.
mercredi 28 septembre 2016
Relativisme
C'est étonnant de lire les commentaires du débat de lundi soir entre les deux candidats à la présidence des USA. Les partisans de Trump disent que c'est lui qui a gagné (on se demande quoi, d'ailleurs). Les partisans de Clinton l'ont trouvée meilleure que lui, évidemment.
Est-ce la configuration de notre cerveau — telle qu'elle résulte de notre histoire personnelle, de nos expériences heureuses et malheureuses, de nos déboires et de nos tourments intérieurs, de nos croyances, etc. — qui dicte la vision que nous avons des choses ?
Je viens de lire quelques informations sur Huibers, ce Hollandais créationiste et millionnaire qui a construit l'Arche de Noé, telle qu'elle est décrite dans la Genèse et qu'il a remplie d'animaux en plastique grandeur nature. Décidément la foi soulève des montagnes. C'est ce que mes parents nous disaient. Mais, me demandais-je, pourquoi faudrait-il soulever les montagnes ?
Est-ce la configuration de notre cerveau — telle qu'elle résulte de notre histoire personnelle, de nos expériences heureuses et malheureuses, de nos déboires et de nos tourments intérieurs, de nos croyances, etc. — qui dicte la vision que nous avons des choses ?
Je viens de lire quelques informations sur Huibers, ce Hollandais créationiste et millionnaire qui a construit l'Arche de Noé, telle qu'elle est décrite dans la Genèse et qu'il a remplie d'animaux en plastique grandeur nature. Décidément la foi soulève des montagnes. C'est ce que mes parents nous disaient. Mais, me demandais-je, pourquoi faudrait-il soulever les montagnes ?
mardi 27 septembre 2016
Renifler
Difficile d'échapper ce matin aux résultats du débat qui a opposé hier soir les deux candidats à la Maison Blanche. J'ai pu voir quelques extraits et entendre les reniflements fréquents de Trump, le pauvre. J'imagine que cela devait être très dur pour lui d'avoir à renifler sans cesse au lieu de sortir un mouchoir. Quelle détresse : "Shit ! I've forgotten my handkerchief" s'est-il dit. Trop tard évidemment. Impossible de demander à son adversaire du moment : "Crooked Hillary, pourriez-vous me passer un mouchoir, please, oooh, please ?" Comme Hillary s'était très bien préparée à cette confrontation, il est possible qu'elle ait emmené deux mouchoirs, un pour elle et un pour Trump, au cas où... C'est une femme manifestement pleine de ressources.
lundi 26 septembre 2016
Pervitin
Ce matin, le ciel est d'une couleur étonnante : de grandes trainées rose-vif, presque oranges, traversent un bleu violacé qui devient mauve à l'ouest, comme si le soleil allait se lever là-bas plutôt qu'à l'est.

Je viens de lire un article passionnant sur le livre, Blitzed, dont la traduction vient de paraître chez Penguin. L'auteur, Norman Ohler, s'est intéressé à l'usage des drogues par les dignitaires Nazis et en particulier Hitler lui-même grâce à son médecin personnel le Dr Theodor Morell. Même l'armée était droguée aux méthylamphétamines pour que les soldats puissent marcher plusieurs jours sans avoir besoin de dormir. Le nom même de l'une de ces drogues, "pervitin" est suggestif. Cela fait penser à du venin de serpent me dit Isabel.
On trouvera l'article du Guardian à cette adresse :
https://www.theguardian.com/books/2016/sep/25/blitzed-norman-ohler-adolf-hitler-nazi-drug-abuse-interview?utm_source=esp&utm_medium=Email&utm_campaign=GU+Today+main+NEW+H+categories&utm_term=192030&subid=13292981&CMP=EMCNEWEML6619I2
dimanche 25 septembre 2016
Ronchon
Nous sommes allés à la fête d'anniversaire de Tissa, une grande amie d'Isabel, qui célébrait ses cinquante ans, hier soir. Beaucoup de monde. Mais j'ai du mal à me connecter avec qui que ce soit. Il y a l'obstacle de la langue et du bruit. Dans ce genre de fête, il est difficile d'être attentif. C'est peut-être aussi lié à l'âge. Les conversations sans but m'ennuient. Isabel a l'air de penser que je suis dans un état dépressif. Je n'en ai pas l'impression moi-même. Vais-je devenir un vieux ronchon solitaire ? Qui, en plus, ne serait pas conscient de son propre état ronchonneur ? Comme William Turner dans le film de Mike Leigh ?
Je tombe peu après sur ce poème de Philippe Jaccottet dont je ne cite que les premiers vers :
"Un homme qui vieillit est un homme plein d'images
raides comme du fer en travers de sa vie,
n'attendez plus qu'il chante avec ces clous dans la gorge.
Autrefois la lumière nourrissait sa bouche,
maintenant il raisonne et se contraint."
Je tombe peu après sur ce poème de Philippe Jaccottet dont je ne cite que les premiers vers :
"Un homme qui vieillit est un homme plein d'images
raides comme du fer en travers de sa vie,
n'attendez plus qu'il chante avec ces clous dans la gorge.
Autrefois la lumière nourrissait sa bouche,
maintenant il raisonne et se contraint."
samedi 24 septembre 2016
Taïga

Je viens de terminer le dernier roman de Andreï Makine, L'archipel d'une autre vie, Paris, Seuil, 2016. Très beau roman qui met en scène la taïga, ces paysages de Sibérie, sauvages et désolés qui ont servi de prison pendant l'ère soviétique et qui, dans le texte de Makine, deviennent le décor d'une belle histoire d'amour, à peine esquissée mais très prenante qui se termine dans l'archipel des Chantars.
L'auteur à été élu tout-à-fait récemment, à l'Académie française. Il a parfois de magnifiques images. Il est connu depuis qu'il a gagné le prix Goncourt et le prix Médicis la même année (1995) avec Le Testament français, livre que j'ai acheté lors de mon dernier voyage à Luxembourg mais que je n'ai pas encore lu. J'ai d'ailleurs laissé le livre dans ma chambre à l'internat du Lycée Ermesinde.
Aujourd'hui, en revenant des courses avec Isabel, notre voiture est tombée en panne. Il a fallu qu'Isabel appelle notre assurance pour qu'on vienne remorquer la voiture jusqu'au siège de Toyota. Une panne assez grave apparemment. Cela va nous handicaper un peu bien que depuis que je me suis remis à la marche, je fais beaucoup de mes déplacements dans Lisbonne à pied.
vendredi 23 septembre 2016
Curcuma
De retour à Lisbonne, je laisse toujours passer un jour avant de reprendre mon jus de légumes du matin : rizhome de curcuma frais, gingembre, carotte, concombre, citron, persil, épinards, fanes de céléri branche, etc... Je suis allé voir sur internet comment se présentait la plante dont je mangeais la partie souterraine appelée curcuma et j'ai trouvé ceci. Cela donne des fleurs très jolies.Je viens de recevoir également les photos que Eric de Oliveira a prises lors de l'Accoustic Evening en juin dernier à Luxembourg.
Hier j'ai revu Z. Très en forme. Cela fait plaisir.
jeudi 22 septembre 2016
Coupure
Le ciel est brumeux ce matin, à Lisbonne et vers 7h15, les brumes sont devenues roses comme des peaux de bébé.
En coupant mon citron vert en deux pour en extraire mon jus matutinal, je me suis coupé le doigt. Il faut dire que la peau de ce citron vert était aussi dure qu'une écorce d'arbre. Ma blessure va compliquer ma douche du matin.
Sinon tout va bien. J'ai terminé Odile, hier dans l'avion. C'est une petit roman intéressant.
J'ai rendez-vous à l'Ambassade à 8h30 pour renouveler ma carte nationale d'identité.
En coupant mon citron vert en deux pour en extraire mon jus matutinal, je me suis coupé le doigt. Il faut dire que la peau de ce citron vert était aussi dure qu'une écorce d'arbre. Ma blessure va compliquer ma douche du matin.
Sinon tout va bien. J'ai terminé Odile, hier dans l'avion. C'est une petit roman intéressant.
J'ai rendez-vous à l'Ambassade à 8h30 pour renouveler ma carte nationale d'identité.
mercredi 21 septembre 2016
Access Bars


J'ai longuement parlé avec ma fille Célia, hier soir, sur Skype. Elle avait l'air très en forme et m'a parlé d'une nouvelle façon d'accéder pleinement à la conscience : les Access Bars de Gary Douglas, l'un de ces nouveaux mages de la modernité. Il faudra que j'explore un peu plus les sites consacrés aux innovations de Gary Douglas dont je publie ici l'une des photos trouvées sur internet.
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