Petronille Rostagnat est l'autrice du polar que je viens de terminer : J'aurais aimé te tuer (Harper Collins Poche, 2022) qui nous offre une histoire assez bien écrite et compliquée à souhait. En fait j'ai passé un bon moment avec cette intrigue d'arnaque à l'assurance avec deux ou trois crimes bien ficelés, un squelette retrouvé dans la cave d'une grosse villa de riche, une fille violée par son prof de sport qui veut se venger, et une équipe de policiers de la PJ de Versailles assez sympathique, bref bien que l'histoire soit un peu trop alambiquée pour être vraisemblable, sa lecture en fut rapide et plaisante.
Dedalus
Rechercher dans ce blog
vendredi 1 mai 2026
jeudi 30 avril 2026
Jourdain
Hervé de son prénom et auteur du polar que je viens de terminer : Sang d'encre au 36. Finalement, un bon polar, très traditionnel, avec le 36, quai des Orfèvres et une référence omniprésente à Georges Simenon, référence qui nous en apprend pas mal sur cet auteur qui fut à la fin des années 30, un rival détesté de mon père. Ils étaient tous les deux nés en Wallonie, mon père à Soumagne en 1909, Simenon à Liège en 1901. Ils écrivaient tous les deux des romans policiers. Ceux de Simenon ont eu beaucoup plus de succès que ceux de mon père qui, malheureusement, ne soignait guère son écriture même si les manuscrits qu'il a laissés sont souvent copieusement raturés, témoignant ainsi d'un vrai travail d'écrivain. Le roman que je viens de lire est bien ficelé et j'ai eu plaisir à parcourir les rues de Paris en pensée à travers les mouvements des personnages. Je crois que je peux recommander la lecture de ce roman à tous ceux qui aiment les romans policiers. Le livre leur fera passer de bons moments jusqu'à la découverte inattendue du tueur en série qui s'attaque à des enseignants et des éditeurs de romans... policiers.
Hier soir nous sommes allés célébrer la promotion de Charlotte dans un restaurant qu'elle avait repéré et qui se trouvait dans la rue que nous habitions quand nous sommes arrivés à Lisbonne. Des plats assez originaux et délicats. En entrée j'ai choisi les coquilles Saint Jacques et j'ai vu arriver sur mon assiette, une, une seule coquille Saint Jacques, grande ouverte, baignant crue dans une sauce légèrement piquante. Excellent !
mercredi 29 avril 2026
Promotion
Charlotte a obtenu sa promotion aujourd'hui. Elle fera un travail différent, plus intéressant, toujours chez Uber. Nous allons fêter ça au restaurant ce soir.
Je lis actuellement un polar : Sang d'encre au 36, par Hervé Jourdain (Pocket, 200ç). Je ne le mentionnerais même pas si une drôle de coïncidence n'avait pas attiré mon attention. Un enseignant d'un collège de La Seine Saint Denis a été assassiné par un motard qui a tiré deux balles de 7,62 sur sa victime. L'un des deux élèves qui ont assisté à la scène du crime s'appelle Mamadou Bagayoko. S'agirait-il du fils du nouveau maire de Saint Denis ?
mardi 28 avril 2026
Trahison
J'avoue que Kamel Daoud fait preuve de courage quand il écrit ce livre que je viens de lire : Il faut parfois trahir, NRF, collection Tracts, 2025. Il y a quelque chose de vraiment audacieux à défendre la trahison comme s'il s'agissait d'une sorte d'élan vers la liberté et, pour Daoud en tout cas, vers l'universalité. Son texte est intéressant, parfois poétique, parfois émouvant quand il nous explique les tourments de son être : Algérien, et donc Arabe, écrivant en français, dans la langue du colonisateur honni, et donc traitre à ce "nous" qui veut nous encapsuler dans une identité culbutée par le passé colonial. La trahison n'est-elle pas le pire des crimes ? Ce petit texte me fait penser à la pièce de théâtre que je voulais écrire quand j'étais adolescent et qui était centrée sur la défense juridique de Judas l'Iscariot. À l'époque je nourrissais l'envie de devenir avocat et je m'imaginais défendre cette cause perdue, celle de Judas. J'en parlais à ma sœur Martine qui était à la fois effrayée et admirative devant un tel projet.
lundi 27 avril 2026
5500
5.500 pas ce matin. Je suis allé chercher de la viande chez le boucher que j’aime bien : le magasin s’appelle Talbo Verde, boucher vert. Pourtant il ne vend pas beaucoup de vert ! Par contre la viande argentine que j’ai préparée était excellente. Avec des patates douces.
dimanche 26 avril 2026
Badinter
Aujourd'hui j'ai lu la courte autobiographie de Robert Badinter, Vivre (Flammarion, 2025). Il nous raconte l'essentiel, son enfance, son adolescence pendant la guerre, son métier d'avocat, son combat pour l'abolition de la peine de mort, ses rapports avec Mitterand, son amour pour sa femme Elisabeth. Une belle écriture, simple et concise. Un bon moment de lecture très instructif sur la deuxième moitié du XXème siècle.
Je suis descendu également cet après-midi, en ville, à Baixa, avec mon voisin Jérôme. Nous avons pris un verre ensemble. Puis nous sommes allés à Celeiro où j'ai acheté des graines de courge. Je suis remonté par les escaliers de 202 marches comme je l'avais fait la veille avec Isabel. J'ai totalisé 4040 pas. J'augmente petit à petit ma moyenne. Mais ce n'est pas facile !
samedi 25 avril 2026
Appanah
J'avais déjà lu d'elle, Nathacha Appanah, Un ciel par dessus le toit et je viens de terminer, toujours d'elle, Rien ne t'appartient, (NRF, 2021) un roman très bien écrit et assez prenant qui met en scène une femme, Indienne sans doute quoique ce ne soit pas précisé, dont l'histoire est remplie de drames : la mort de son père dans un pneu en feu, de sa mère qui était très sorcière, son amour pour Emmanuel, sa vie dans le refuge qui accueille les femmes gâchées, le tsunami, un vrai tsunami, à la fin... quelle vie !
Hier nous avions invité quelques amis pour voir le feu d'artifice du 25 avril à minuit.. et puis... rien : le maire de Lisbonne regrette sans doute le temps béni de Salazar ! En tout cas il semble désapprouver toute manifestation festive destinée à saluer la révolution des œillets. Nous irons manifester aujourd'hui et je participerai si ma jambe gauche me laisse tranquille.
vendredi 24 avril 2026
Tchaikowski
Hier soir nous sommes allés écouter la 6e symphonie de Tchaikowski, la Pathétique, qui est vraiment pathétique ! Je la connaissais par cœur après l'avoir si souvent écoutée pendant mon adolescence. C'est de la belle musique mais j'y ai été moins sensible cette fois-ci. Je reconnaissais tous les thèmes des différents mouvements, je pouvais anticiper tout ce qui allait venir. Cela gâche un peu le plaisir.
L'après-midi, j'avais un groupe de lecteurs à l'Institut Français du Portugal avec Joana Valente. Nous nous y sommes retrouvés, les habitués de ce groupe, chacun avec des livres différents. Les interventions étaient très instructives. Moi, j'ai parlé du Souffle de la forêt de Simonetta Greggio, que j'ai lu récemment et dont j'ai déjà publié un commentaire sur ce blog. J'ai aussi dit quelques mots sur Le sang des collines, ce roman étrange dont le récit tourne entièrement autour des moutons et de ceux qui en sont les bergers.
jeudi 23 avril 2026
Henrique
mercredi 22 avril 2026
Eurostar
Il fait très, très beau à Lisbonne sans qu'il fasse trop chaud. Le temps est idéal et nos plantes, sur la terrasse semblent être d'accord. Hier j'ai fini la lecture de Eye Spy, que j'avais commencé pendant mon voyage en Angleterre. Excellent roman. Tout se passe dans l'Eurostar où une gentille petite famille (le père et ses deux filles, l'une de quatre ans, l'autre de 15), de retour de leurs vacances brèves à Paris, se fait attaquer par deux hommes et une femme, sans que le père sache très bien pourquoi. Un chantage se met en place : l'adolescente de 15 ans sera tuée si le père ne fait pas tout ce qu'on lui dit de faire. Or il est avec sa petite de quatre ans dont il ne peut pas se séparer. Il cherche à sortir de ce piège dont il ne comprend pas les enjeux, pendant que le train roule à près de 300 km par heure. Il parcourt le train sur toute sa longueur à la recherche de sa première fille. Il a du mal à garder son équilibre à cause du roulis du train qui fonce dans le noir. C'est assez prenant. Le souvenir d'un attentat à Helsinki dont ses parents ont été victimes fragilise ses raisonnements. Sa femme, dont le père a également été victime du même attentat, n'a pas voulu l'accompagner à Paris avec les enfants. Autre mystère dont il cherche les raisons. Bref, une écriture simple et efficace qui nous tient dans ce train fou. Je ne sais pas si ce roman a déjà été traduit en français.