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mardi 20 octobre 2026

Yannick Haenel

Magnifique ce roman de Yannick Haenel, La solitude des professeurs est infinie (NRF, 2026). Ce livre nous offre une vision extrêmement pessimiste de l'école secondaire en France. Quel gâchis ! L'enseignement public est devenu une sorte de marécage où tout est en proie au pourrissement. Nous devons cet état de l'enseignement à Monsieur Macron et ses ministres imbéciles comme le fameux Blanquer dont les réformes stupides ont découragé les plus convaincus. C'est triste de voir ainsi l'école de la République péricliter sans rémission.  Mais le livre de Haenel est magnifique. Il décrit le désespoir de l'enseignant face à son administration imbécile et en même temps la foi qui anime certains professeurs et qui illumine certaines classes, même les plus improbables. Ce livre est vraiment intéressant. 

lundi 19 octobre 2026

Thelyson Orelien

Je viens de terminer la lecture du roman de Thelyson Orélien, C'était ça ou mourir (Grasset, 2026) et j'ai trouvé ce livre à la fois émouvant et très instructif. Beaucoup de critiques soupçonnent l'auteur d'avoir utilisé l'IA pour l'écrire mais quant à moi, je soupçonne cette suspicion de profiter de cette accusation pour jeter un doute radical sur ce qu'est l'immigration. Si c'est l'IA qui a écrit ce livre, alors ce qu'il raconte est faux. Or, ce qu'il raconte devrait nous faire réfléchir à ces difficultés incroyables que les migrants doivent surmonter pour tenter d'obtenir le droit d'avoir une place dans ce monde. Ce livre rend visible u parcours de migrant, un parcours que l'on s'ingénie constamment à rendre invisible. Que ce soit l'IA qui l'ait écrit m'indiffère complètement. Tout d'abord, je ne le crois pas. Il est impossible qu'il n'y ait pas un être humain derrière ce récit qui ne peut pas ne pas nous interpeller dans notre humanité. Je conseille à tout le monde de lire ce témoignage passionnant.

dimanche 18 octobre 2026

Lecteurs

Je me réjouissais de participer au groupe de lecteurs de la Livrera Inquieta. Je voulais présenter le roman de Giuliano da Empoli, Le Fondateur (NRF, 2026) ainsi que le roman de Thélyson Orélien, C'était ça ou mourir (Grasset, 2026). Ce sera pour la prochaine fois malheureusement. J'ai dû annuler ma participation en raison de l'état pitoyable de mes tripes. Jérôme était chez nous et il ne m'a pas été facile de remettre de l'ordre dans mes intériorités. La vie après 84 ans est une chose compliquée.

samedi 17 octobre 2026

Manifs

Aujourd'hui, 17 octobre, jour de la saint Baudouin, les rues européennes tremblent avec des foules de jeunes et de militants qui veulent que le monde change, que les inégalités s'estompent pour que les gens puissent vivre dignement et en paix. Quelles sont les forces qui s'opposent à de telles orientations ? Il y a la droite, évidemment, toux ceux qui détiennent des privilèges abusifs et surtout, qui veulent les garder voire même les démultiplier. Pourquoi est-ce que, quand on devient un peu riche —à force de sacrifices et de dévouement— on veut devenir plus riche.  Pourquoi est-il si difficile d'être content avec ce qu'on a quand ce qu'on a vous permet de vivre dignement sans trop se priver ? Avoir toujours plus, est-ce un but dans la vie ? 

vendredi 16 octobre 2026

Algorithmes

J'ai terminé la lecture du dernier livre de Giuliano da Empoli, Le Fondateur. J'ai trouvé  la première moitié du livre assez ennuyeuse mais ça va mieux dans la deuxième partie. L'auteur est quelqu'un de bien informé, c'est certain. Et la vision qu'il nous propose de l'évolution de l'humanité n'est guère réjouissante puisque, selon lui, ce sont les algorithmes qui vont déterminer tout ce qui se passera dans l'avenir. Très effrayant, évidemment. Mais, curieusement, je ne me sens pas vraiment concerné. Et pourtant c'est bien de mon avenir qu'il est question. C'est vrai qu'il se rétrécit quand même pas mal au fil des ans. Peut-être que c'est la raison pour laquelle je ne me sens pas vitalement concerné. Ce sont mes enfants qui, peut-être, auront à affronter ce monde d'algorithmes secs. 

jeudi 15 octobre 2026

Laisser aller

Il y a beaucoup de laisser aller dans mes occupations quotidiennes actuellement. J'ai du mal à écrire mon blog. Bien sûr j'ai encore des valises pleines de souvenirs dans la tête mais je suis dans une période d'attente de l'opération que je dois subir bientôt. Et les périodes d'attentes ne sont pas propices pour l'action. J'attends que l'hôpital me fixe une date pour l'intervention en cardiologie. Et, en attendant, j'attends ! Aujourd'hui j'ai eu quelques bons moments avec Sydney qui m'a demandé de lui faire réviser sa connaissance de la République de Platon.  Cela m'a replongé dans les idées de ma thèse et cela m'a fait du bien. Je lui ai expliqué ma vision de la différence entre le Livre 1 et les 9 autres livres du dialogue. Je crois qu'elle a bien compris mon point de vue et je me demande ce que son examinateur lui dira si elle a l'occasion d'évoquer mes thèses. Je suis curieux.

Par ailleurs j'ai terminé un article que j'ai envoyé à Josiane pour qu''elle me dise si c'est bon ou pas. Cela m'a fait plaisir qu'elle me dise qu'elle l'a bien apprécié. Je l'enverrai à qui de droit d'ici peu.

mardi 13 octobre 2026

Glucksmann

 Victoire de Glucksmann à la primaire socialiste. Félix Marquardt, qui le connait bien pour l'avoir accompagné en Géorgie auprès du dictateur Saakashvili, prétend qu'il n'a pas changé : sarkosiste il était, sarkosiste il est resté. C'est un mec de droite et je ne comprends pas ces socialistes qui ont voté pour le digne héritier de Macron. Plus je le vois se tortiller sur les écrans, plus je le trouve vide et creux. J'espérais que Ségolène Royal remportât cette primaire. Je ne l'aime pas beaucoup mais au moins elle a du chien et ne se laisse pas marcher sur les pieds.

dimanche 11 octobre 2026

Le retour

Je suis stupéfait par le retour de Sokal et Bricmont sur Youtube. Eh oui ! ils sont là ! Ils n 'ont guère changés. Bricmont est pathétique : il ne sait plus s'il est de gauche ou d'extrême droite. C'est un duo comique qui ne fait pas vraiment rire !

https://www.youtube.com/watch?v=-RCfrdpN0FE


Aujourd'hui je suis allé à un concert de piano avec Isabel. Au programme : J-S Bach, Claude Debussy et Frédéric Chopin (quelques nocturnes superbes).

Bardella

Hier, nous sommes allés déjeuner chez Alimo et Avisa, nos amis iraniens. Toujours ce riz iranien qui est un vrai délice. Une grande discussion sur l'état actuel du monde. C'est aussi ce que je lis avec le Fondateur  de Empoli. Ce n'est pas aussi bien que Le Mage du Kremlin, mais c'est lisible. En fait le thème est très proche du livre de Miranda, Les Lumières sombres. En fait, je préfère Miranda à Empoli.

Je suis l'affaire Bardella sur Médiapart et dans Libération. Ce que j'ai du mal à comprendre c'est la possibilité même d'un doute quant aux affirmations de Médiapart. Tout le monde connaît le RN et les gens qui militent dans ce parti fondé par des antisémites notoires. Ce parti n'a pas changé. Simplement, sachant que en étant explicitement antisémite, il ne réussirait jamais à conquérir le pouvoir, il a modifié sa stratégie. Mais qui peut douter de l'antisémitisme de Bardella ?

vendredi 9 octobre 2026

Paressse

 D'après le cardiologue que j'ai vu hier, mon cœur est paresseux. Il ne bat pas comme il devrait. Le cardiologue n'avait pas l'air trop inquiet mais il a néanmoins estimé que l'opération de cathétérisme et l'éventuelle pose de stents était assez urgente. Nous avons de nouveau rendez-vous avec lui le 12 novembre. Ce sera un rendez-vous post-opératoire. Il m'a prescrit trois nouveaux médicaments pour le cœur. 

J'ai reçu hier le nouveau livre de Giuliano da Empoli, Le Fondateur, NRF, 2026. Je me réjouis de le commencer. C'est un auteur qui n'écrit pas pour ne rien dire. 

Je fais une petite pause dans la narration de mes souvenirs. D'ailleurs j'ai reçu une réaction de ma sœur Martine au récit de ce souvenir où j'ai eu un sentiment de peur intense. Martine écrit : 

"Il y avait cet escalier qui descendait en colimaçon, très sombre? Qui donnait sur “la rue du loup”! Nous étions presque inséparables ; la peur s’évanouissait presque quand nous étions à nous 2! L’escalier était sombre et beaucoup de grandes vieilles personnes le prenaient et ça aussi faisait peur!" 

Comme on peut le lire, son souvenir est très éloigné du mien. Sauf concernant le fait que, en étant inséparables, nous nous épaulions et nous rassurions sur les dangers de nos jeunes existences. D'ailleurs, je me souviens d'un moment intéressant. Nous revenions de chez le Dr Haas, dentiste, qui habitait pas loin. Il fallait traverser un petit pont piétonnier sur l'Aar, un affluent de l'Ill à Strasbourg. Nous nous tenions par la main et nous discutions des solutions qui pourraient s'offrir à nous pour nous marier. Nous demanderons une dispense au Pape, disions-nous !