À deux heures et demi du matin, je me suis réveillé, tout essoufflé. Dans le rêve, j'avais couru toute la nuit avec mon amie Francine, qui avait des difficulté à me suivre à travers champs et dans les rues. Il nous faut escalader une façade de pierre. Elle tombe mais je peux voir qu'elle ne s'est fait aucun mal. Je dois continuer. Le long de cette façade de pierre, cherchant des prises dans les encoignures d'une balustrade en pierre. Je traverse. Je vois à travers une fenêtre quelqu'un allongé dans un lit, sous une couverture. Il (ou elle) dort. Je me retrouve dans une allée bordée d'arbres et je cours encore. Je cours toujours.
J'ai terminé la lecture du livre de Mark Twain, Le mystérieux étranger (Kindle). Il est plus compréhensible que le livre N°44. Le mystérieux étranger dont j'ai parlé récemment et dont j'ai cité le dernier paragraphe qui ressemble à celui qui clôt la version que je viens de terminer. Ce qui rend l'humanité ridicule, c'est sa connaissance du bien et du mal, son sens moral, en quelque sorte, qui trompe en permanence la spontanéité animale qui pourrait nous sauver. Le monde est un rêve. Nous ne sommes rien d'autre qu'une pensée.