Rechercher dans ce blog

vendredi 7 août 2026

Infarctus

Au cours de l'échographie de mon cœur, mon médecin d'origine indienne a remarqué que j'avais dû avoir un infarctus. La cicatrice de cet événement est claire et nette. Quand a-t-il eu lieu ? Était-ce récemment ? En tout cas je n'ai rien senti. Peut-être cela s'est-il produit pendant l'opération que j'ai subie au ventre ?! 

jeudi 6 août 2026

Cœur

 Voilà ! Je viens de passer plusieurs examens destinés à vérifier l’état de santé de mon cœur ! J’ai marché sur un tapis roulant dont la pente augmentait petit à petit. À la fin, j’étais vraiment fatigué et même un peu dizzy. Je suis arrivé à l’hôpital à 10h30 et il est maintenant 14h00. Au cours de l’un des examens j’ai reçu un coup de fil de mon ami Marc. Cela faisait longtemps que je n’avais plus de contact avec lui. Il m’a raconté le petit accident au cours duquel il s’est fracturé la cheville. Il était seul dans son appartement. Il a réussi à appeler le 115 et une ambulance est venue le secourir au Bour d’un quart d’heure. Il était étonné de l’efficacité des services de secours. À part ça, il a toujours très mal au bout des doigts ce qui fait qu’il ne peut plus se servir de son ordinateur. Rien que de frapper les touches est devenu impossible. Il me semble qu’il y a une possibilité de commandes vocales. Il faut que je lui en parle lors de notre prochain contact.

Hier soir j’ai lu rapidement un petit roman d’Amélie Nothomb. Certainement partiellement autobiographique. Elle y décrit comment une petite fille de huit ans se découvre une vocation pour la danse. Les émotions qui accompagnent ses premiers pas de danse sont décrites avec beaucoup de justesse.

mercredi 5 août 2026

Pasolini

 Je viens de terminer ce petit texte de Pasolini, L’odeur de l’Inde, Denoël/Folio, 1984. Un texte qui raconte le voyage en Inde de Pasolini avec Moravia. J’ai beaucoup aimé cette écriture très simple qui nous fait sentir toutes les contradictions douces de cet immense pays. Le livre m’a été donné hier par Benjamin, l’animateur du groupe de lecteurs de la Livraria Inquieta. Demain, je retourne à l’Hôpital da Luz où je vais subir un long examen du cœur pour être sûr que rien de grave ne s’annonce.

lundi 3 août 2026

Luz

 J’ai vu cet après -midi, le mèdecin cardiologue qui m’avait été recommandé par celui qui nous a fait faux bond, vendredi dernier. C’est un médecin d’origine indienne, manifestement. Il a été très rassurant en ce qui concerne mon cœur. Il m’a prescrit d’autres examens pour être bien sûr qu’il n’y a rien de grave ou d’urgent. 

dimanche 2 août 2026

Teste

Hier soir, je me suis replongé dans l'un des premiers textes de Paul Valéry, Monsieur Teste, livre qui m'avait passionné quand j'avais 17 ans et que je redécouvre avec plaisir et un certain étonnement : comment ai-je pu à 17 ans me passionner pour ce texte ?

samedi 1 août 2026

Juliana

Hier soir, comme chaque été, nous avons reçu Juliana et Carlos à dîner sur la terrasse avec, au menu, une soupe délicieuse d'avocats suivie d'un ceviche au lait de tigre excellent. Avant le dîner, j'ai un peu parlé avec Juliana qui a préparé son doctorat avec moi quand j'étais à Paris 7. Nous discutions de choses et d'autres quand, au détour d'un sujet sur les hommes et les femmes, elle me déclare :"Les hommes ne mûrissent pas." Autrement dit ils restent immatures toute leur vie, ce sont d'éternels gamins qui ne réfléchissent guère aux conséquences de leurs actes. Je comprends fort bien ce jugement et je trouve qu'il y a beaucoup de vrai là-dedans.  Il y a une différence énorme entre les hommes et les femmes sur ce plan là. Serait-ce la maternité qui fait la différence ? 

vendredi 31 juillet 2026

Report

 Nous étions à l’hôpital de Santa Cruz à 9h30 précises pour nôtre rendez-vous avec un cardiologue, ami de notre amie Paula Duque. Nous patientons. Vers 13 heures Isabel va s’informer. Elle apprend que notre médecin a une otite très douloureuse et qu’il est parti pour attraper son avion pour partir en vacances. Apparemment il nous avait oublié mais la secrétaire a réussi à l’avoir au téléphone et Isabel a pu lui parler. Elle lui a dit que j’avais deux coronaires bouchées à 70/75%. Le médecin n’a pas qualifié mon état d’urgent. Il nous renvoie à un de ses collègues du privé, ce qui ne nous arrange pas vraiment. Bon ! Tout est reporté à plus tard. 

jeudi 30 juillet 2026

Terrasse

Les travaux sur notre terrasse semblent toucher à leur fin. Un certain nombre de nos plantes ont été replantées mais je ne suis pas sûr qu'elles survivront toutes à cette période pendant laquelle elles étaient hors sol. En tout cas l'étanchéité de nos bacs à fleurs sera apparemment garantie. Daniel, qui a conçu le système, est un travailleur remarquable : réfléchi et efficace. 

À 16h30, je suis allé me promener. J'ai marché pendant environ une heure avec deux arrêts, le premier pour boire de l'eau et le second pour manger une glace de chez Mu. Ce n'est pas beaucoup. Je devrais faire le double tous les jours. L'essentiel c'est que ça devienne régulier, ce qui n'est pas évident.

mercredi 29 juillet 2026

Prise de sang

Ce matin, à jeun, prise de sang pour vérifier mon cholestérol et tous les autres ingrédients qui doivent témoigner de t'état de santé de mon corps. En fait, j'en ai un peu marre d'être en permanence sollicité par mon corps.  Bon ! Vendredi, je vois le cardiologue. Les stents approchent. Aujourd'hui j'ai fait environ 4000 pas. Pas mal ! En plus, au moins la moitié de ces pas ont été effectués en montée assez raide, ce qui ne rend pas les promenades aussi aisées qu'on pourrait le croire à Lisbonne. 

mardi 28 juillet 2026

Stents

L'examen de mon cœur n'est pas totalement rassurant. J'ai trois coronaires bouchées à 70%. C'est beaucoup. Il faudra donc m'implanter environ trois stents pour que mon sang puisse continuer à circuler dans mon corps jusqu'à 100 ans ! La perspective de ces soins ne m'enchante pas mais il le faut si je veux continuer à vivre.  Le veux-je ? Oui, je ne tiens pas à mourir dans un proche avenir. J'ai encore quelques projets à réaliser. Et puis... tous ces livres que je veux encore écrire...

lundi 27 juillet 2026

Changer notre conscience

 J'ai relu L'Homme de Londres de Simenon mais j'ai été déçu. La fin a éé bâclée. C'est souvent le cas avec les polars, malheureusement. 

J'ai reçu des messages de René, avec qui je veux retravailler mon projet d'initiation au relativisme linguistique. L'objectif de mon texte initial était de modifier la conscience que nous, occidentaux, avons des pays du Tiers Monde qu'on appelle aujourd'hui le "Sud global" ! Je voulais atteindre cet objectif par le biais des langues, c'est-à-dire cette caractéristique universelle chez les humains : la faculté de langage. L'enjeu est : voulons-nous que l'avenir soit marqué par une vraie solidarité entre tous les humains, ou bien souhaitons-nous que l'humanité se déchire et que les humains s'entretuent dans ces guerres innombrables qui ont commencé à remplir notre actualité ?

dimanche 26 juillet 2026

Progrès

Hier, j'ai marché plus que d'habitude. J'ai fait 4245 pas, sans avoir besoin de m'assoir toutes les cinq minutes. Et en soirée, quand nous sommes allés au cinéma, j'ai même oublié ma canne.  Ainsi, je m'aperçois que je progresse. 

samedi 25 juillet 2026

Invitation

Ce soir, nous sommes allés voir L'invitation, un film très intéressant sur le couple, les non-dits, l'agressivité, la vie sexuelle, etc.  Film américain, plein d'humour, une vraie pièce de théâtre comme le disait Lucia juste après le film. Nous sommes ensuite allés manger au 7ème étage du magasin Cortès Ingles.

vendredi 24 juillet 2026

Polar

En fait, pour me redonner le goût de la lecture, il me faudrait un bon polar. Je vais voir s'il me serait possible d'en commander un sur Amazon.

En fait, je suis aller voir sur mon Kindle s'il y avait des polars que je n'avais pas encore lus. Je suis tombé sur L'homme de Londres de Simenon. Je l'ai lu il y a quelque temps mais je m'y suis remis avec beaucoup de plaisir. Je reconnaissais l'histoire au fur et à mesure que je la redécouvrais comme si elle m'était inconnue.  C'est un sentiment assez étrange dont j'ai fait l'expérience au cours d'un voyage qui m'avait fait revenir au Belize, plusieurs années après l'avoir quitté. Je me promène dans les rues d'El Cayo, pas loin de la frontière avec le Guatemala à l'Ouest de Belize. Je suis mes pas. Ceux-ci me portent vers les endroits que je fréquentais sans que j'aie besoin de reconnaître les maisons. Celles-ci avaient bien changé d'apparence d'ailleurs. Mais c'est le mouvement de ma marche qui, comme le mouvement de ma lecture, me fait reconnaître les choses dont je n'ai pas conscience de les avoir connues. 


jeudi 23 juillet 2026

Epiphyllum chrysocardium

... ou Séléné  ... Belles de nuit, c'est aujourd'hui, cette nuit même, que les plantes qui nous ont été offertes par Jean-Marc et Roselyne il y a plusieurs années, vont nous offrir des fleurs épanouies qui ont un parfum délicieux qui ne dure qu'une seule nuit. En réalité, cette plante fait partie de la famille des cactus. C'est à minuit que ça se passe. Sur la photo, il est dix heures environ. Deux autres fleurs s'appr^tent à s'épanouir cette nuit. Mais je ne les verrai pas car je vais aller dormir.

Les ratés du corps

Toujours préoccupé par les ratés de mon corps et de ma santé. Cela n'arrête plus. Je ne sais plus quoi faire. Je suis maintenant de nouveau paralysé par une diarrhée éprouvante et épouvantable.  Samedi je vais à l'hôpital pour un examen de mon cœur mais pour l'instant ce sont mes tripes qui déconnent. 

mercredi 22 juillet 2026

Lipome

C'est aujourd'hui qu'Isabel se fait charcuter pour lui enlever cette bosse graisseuse que je lui ai découverte dans le dos. Elle sera opérée ce soir à l'hôpital CUF Tejo, un hôpital construit récemment et dont j'admire l'architecture chaque fois que je passe devant. Ce n'est pas une opération très grave mais toutes les opérations sont sérieuses. Il ne faut pas les prendre à la légère.

mardi 21 juillet 2026

Fils

Elle (l'infirmière du Centre de Santé) m' a enlevé les fils. Cela ne veut pas dire que la peau de mon ventre est redevenue comme celle d'un bébé, une longue cicatrice me rappellera pour toujours ce mois de juin 2026 qui m'a vu aux soins intensifs et au bord de la mort. Il faut maintenant que je reprenne goût à la vie. Pas facile, tant ma conviction que j'allais mourir m'a détaché de tout. Il faut dire que le silence soudain de Luxembourg n'a pas aidé. Je me demande même comment je vais pouvoir faire la conférence dans le cadre des salons d'Isabel sur le modèle Ermesinde. Il me faut réapprendre ce qui m'intéressait tant dans la collaboration que j'avais avec ce lycée.

lundi 20 juillet 2026

Marcher

Je suis descendu en ville ce matin avec Isabel. J'ai marché assez facilement et je n'ai eu besoin de m'asseoir qu'une seule fois à la suite d'une montée un peu raide. J'ai l'impression que ça va mieux.  Nous sommes allés manger à Honest Green, une chaîne brésilienne qui offre des assiettes composées délicieuses avec une grande variété de légumes et de fruits. 

dimanche 19 juillet 2026

Piñata

 La fête d'anniversaire de Charlotte a été joyeuse. Le clou de la fête a certainement été la piñata, ce ballon confectionné par Isabel quelques jours auparavant avec des bandes de journal que l'on colle sur un ballon gonflé et que l'on décore ensuite avec des papiers multicolores, ballon que l'on remplit de friandises et de petits gadgets inutiles et que l'on suspend en hauteur pour qu'il puisse s'offrir à la bastonnade que Charlotte va lui faire subir pour finalement le crever et que son contenu puisse s'éparpiller à la grande joie des invités... 
Sur la photo, Charlotte s'apprête à frapper ! Isabel a aussi fait une petite vidéo que je pourrai envoyer à ceux qui m'en feront la demande. Je n'ai pas réussi à l'associer au texte de mon blog.
À part çà, je ne me sens pas très bien. Je viens de manger une soupe de légumes préparée par Isabel mais en fait, je n'ai de goût pour rien et j'ai toujours ces nausées latentes qui me paralysent un peu. Je me sens mieux debout qu'assis. Et cette nuit, j'ai tourné en rond dans ma chambre pour faciliter ma digestion.








samedi 18 juillet 2026

Toro ?

Hier soir, après mon rendez-vous avec le médecin de l'hôpital où j'ai subi mon opération, ce médecin était très sympathique, c'est elle qui m'a dit que l'épreuve des soins intensifs a bien failli avoir une issue fatale, ce que je sentais quand je suis passé par cette épreuve, j'étais sûr que j'étais en train de mourir, donc après ce rendez-vous plutôt rassurant, nous sommes allés dans un restaurant japonais pour le dîner d'anniversaire de Charlotte. Ce fut délicieux. Je crois même que j'ai un peu trop mangé. J'avais pris des sashimis de thon et de toro, ces derniers étant censés être meilleurs et plus chers que le thon naturel, ce qui n'est pas mon avis. J'ai goûté à nouveau au vin, blanc assez fruité en l'occurrence, ce que je n'avais plus fait depuis plus d'un mois, en fait depuis le mariage de Charlotte et Henryque où il y avait de l'excellent champagne portugais.

vendredi 17 juillet 2026

25 ans

C'est aujourd'hui l'anniversaire de Charlotte. Elle a 25 ans. Un quart de siècle. La question se posait ce matin au brunch que Henryque avait organisé sur la terrasse : quelle importance donnons-nous à nos anniversaires ? Pour Charlotte, c'est très important et je pense que pour Isabel aussi, c'est important. Par contre, pour Henryque et pour Joba (le mari d'Elsa) c'est peu important et je dirais volontiers la même chose même si, comme mon anniversaire est une occasion pour festoyer ensemble, c'est assez agréable ! 

jeudi 16 juillet 2026

Makaremi

Je viens de recevoir le livre de Chowra Makaremi, Résistances affectives, La Découverte, 2025, dont j'avais lu le beau compte-rendu rédigé par Joëlle Le Marec récemment. C'est d'ailleurs ce compte-rendu qui m'a fait immédiatement commander le livre sur Amazon.  Chowra Makaremi est une anthropologue iranienne qui travaille au CNRS. Aujourd'hui, j'ai reçu un coup de fil de Sasha, ma petite fille qui vit en Colombie et qui est un peu inquiète en raison de la victoire du président d'extrême droite soutenu par Trump, Abelardo de la Espriella qui veut inonder la Colombie de glyphosate et reprendre la guerre contre les groupes armés. Sasha m'a beaucoup parlé de l'iboga, une plante qui pousse au Gabon et qui a des vertus médicinales assez spectaculaires. Cette plante serait en mesure de provoquer un "reset" du cerveau. Elle permet de vaincre assez facilement n'importe quelle addiction. 

mercredi 15 juillet 2026

Déprime

Je ne me sentais pas bien ce matin : nausées + vertiges, et angoissé aussi. Nous avons fait venir un médecin, une Ukrainienne, qui parlait un excellent portugais selon Isabel. Elle a pris ma tension qui, pour une fois, était plutôt normale.  Elle m'a prescrit un médicament contre les nausées. Mais je ne me sens toujours pas très bien. En fait, je m'aperçois que je suis assez déprimé par tout ce qui se passe autour de moi. L'actualité politique qui est catastrophique, le silence de Jeannot, mon corps qui se détraque de plus en plus...

mardi 14 juillet 2026

Le quotidien

 Au Centre de santé, mon infirmière habituelle a regardé ma plaie et observé le processus de cicatrisation qui se poursuit. Elle m'a enlevé quelques agrafes mais n'a pas touché aux points de suture. Elle m'a refait mon pansement et voilà. Nous sommes allés manger vietnamien, pour moi, des rouleaux de printemps avec des crevettes et une soupe très visqueuse mais délicieuse. De retour chez nous, je me repose un peu avant de poursuivre mes activités : et surtout, la reprise avec René du document HLTM en vue d'une publication. Entre les contraintes auxquelles m'oblige ma santé déclinante, l'apprentissage du Portugais, et mes petites tâches quotidiennes comme de donner à manger aux chats, j'ai l'impression d'être surchargé. Je ne le suis pas bien sûr mais, à mon âge, tout est un peu plus lent.

lundi 13 juillet 2026

Parole de généraliste

Je suis revenu de chez le médecin généraliste qui avait diagnostiqué mon premier cancer en 2013. Nous lui avons raconté les différents épisodes de mon parcours à partir du 24 mai. Il s'est dit surpris  de me voir vivant et même souriant. Mes aventures hospitalières au Portugal auraient dû avoir raison de moi. Bon ! demain, je retourne au Centre de santé pour me faire panser à nouveau. On doit avoir l'autorisation de l'hôpital pour m'enlever les points de sutures et les agrafes qui ferment désormais mon ventre.

Boursier-Mougenot

Hier Isabel et moi, nous sommes allés avec Avisa et Alimo, voir une exposition au MAAT, ce merveilleux musée au bord du Tage qui offre des perspectives surprenantes sur son environnement proche, le pont du 25 Avril, les rives opposées du Tage, l'horizon, etc. L'architecture de ce musée est vraiment remarquable. Nous nous sommes promis d'y aller dîner un de ces jours car la cuisine y est très bonne, paraît-il.  Mais, bon, nous sommes allés là-bas pour voir l'exposition sonore organisée par Céleste Boursier Mougenot, un musicien qui fait de la recherche sonore. Le dispositif nous met en présence d'une vingtaine de guitares électriques disposées horizontalement sur des pieds à un mètre de hauteur environ et sur lesquelles vont se percher des oiseaux qui, par leurs gestes, vont faire résonner les cordes de ces guitares. Les oiseaux sont des Zebra Finches, une espèce venue d'Australie, qui ont développé une sociabilité remarquable à travers leurs productions sonores. La salle comprend une centaine d'oiseaux avec leurs nids regroupés suspendus au plafond et les guitares électriques dispersées dans la salle. Nous avons vaguement entendus quelques sons produits par les oiseaux et amplifiés par des appareils disposés sur les bords de la salle. Accoustiquement parlant, ce n'est guère convaincant. Par contre, c'est assez surprenant de voir tous ces oiseaux occupés à faire toute sorte de choses sur ces guitares qui réagissent de temps en temps.

dimanche 12 juillet 2026

Pedro

La petite conférence de Pedro, vendredi dernier, sur l'histoire des droits d'auteur dans le cadre des salons du Contrefort était superbe : intéressante, bien documentée, bien illustrée et dans un portugais que je comprenais relativement bien.  Ce fut un grand moment. Nous avons vu arriver de nouveaux invités qui ont promis qu'ils reviendraient. Nous étions une trentaine vendredi soir et la conférence de Pedro a duré environ une heure et demi. Prochain salon en septembre. Ce sera peut-être moi avec une conférence en français sur l'éducation. Le titre pourrait être "L'école devient-elle absurde ?" C'est dommage que Jeannot ne donne plus aucun signe de vie. 

vendredi 10 juillet 2026

Oubli

J'ai complètement oublié mon rendez-vous d'hier après-midi avec le groupe de lecteurs de l'Institut français du Portugal. Pourtant, j'avais plusieurs livres à rendre à Joana et un autre à Jean-Luc. Je le regrette d'autant plus que cette réunion aurait peut-être relancé ma soif de lectures. On ne sait jamais. 

jeudi 9 juillet 2026

Jachère

J'ai mis mon cerveau en jachère, neurones au repos. Et pourtant j'ai plusieurs projets en cours. Je veux revenir avec René sur le texte HLTM, pour l'actualiser et le rendre publiable. Mais quand je reprends le texte pour le modifier, la tâche me semble trop grande et je baisse un peu  les bras. Et puis il y a ma collaboration avec Jeannot qui est en rade depuis longtemps maintenant.  En outre, et c'est ce qui me chagrine le plus, je n'éprouve pas de goût pour la lecture. Je crois que ça passera mais, pour l'instant, je suis un peu désanimé. J'essaye de me supporter avec ce ventre encore un peu gonflé et fragile. Pas facile ! Et l'affaire du détournement de fonds publics par Marine Le Pen, sa double condamnation et son intention de se présenter à la présidentielle, tout est là pour nous rendre triste et désemparé devant tant de corruption  au plus haut niveau de l'État.

mercredi 8 juillet 2026

Quel monde !

Je trouve incroyable qu'il puisse y avoir des gens capables d'accepter la candidature de Marine Le Pen, délinquante condamnée pour avoir volé plusieurs millions d'argent public, à la présidence de la République. Nous vivons dans un monde où toutes les limites de la décence la plus élémentaire sont allègrement franchies par les gens au pouvoir. Peut-être s'agit-il d'une contamination trumpienne ? À force de voir et d'entendre le guignol de la Maison Blanche s'affranchir de toutes les règles, on se demande si ce n'est pas normal, si le monde n'a pas effectivement changé pour devenir un monde sans foi ni loi, un monde perdu et qui pourtant revendique d'être un monde religieux, évangélique. Même la religion n'empêche plus aucun mensonge, aucune tricherie. 

mardi 7 juillet 2026

Marine Le Pen

Voilà ! Elle a décidé de se présenter à l'élection présidentielle de 2027. Elle a détourné de l'argent public, elle a été condamnée, mais elle se présente. Mais comment est-ce possible ? Et, si l'on en croit les médias main stream cela ne dérange guère les électeurs du RN.  La France est devenue un pays corrompu dont la population accepte de se faire gouverner par des gens malhonnêtes. Je comprends l'indignation de François Ruffin que j'ai entendu déplorer cette situation.  

Cicatrice

Demain, on m'enlève les fils et agrafes qui ont servi à me recoudre le ventre après l'opération.  Cela va me laisser une cicatrice analogue à celle que, jadis, les femmes pouvaient avoir après une césarienne qui se faisait de bas en haut plutôt que de gauche à droite comme cela se fait aujourd'hui pour rendre les cicatrices moins visibles. Cet après-midi, j'ai eu la visite de Jérôme, mon voisin et ami corniste, dont j'apprécie l'extrême gentillesse. 


Il y a eu inversion de mes posts. Celui-ci date du 6 juillet mais j'avais oublié de cliquer sur "publier". Celui intitulé 2500 est d'aujourd'hui 7 juillet.

2500

C'est le nombre de pas que j'ai faits aujourd'hui. D'abord au centre de santé où, contrairement à ce que je pensais, on ne m'a pas enlevé les fils et les agrafes  qui ornent actuellement mon ventre de haut en bas. Ensuite à Amoreiras, un centre commercial où nous avons fait quelques courses : des myrtilles, des framboises, des jus de fruit, du yaourt de brebis. C'est là que nous avons mangé à midi. Ensuite nous sommes allés d'un garage à l'autre pour diagnostiquer un problème de la voiture. Tout ça, dans une chaleur très étouffante. Bref, la vie n'est pas facile pour le moment. Et toujours aucune nouvelle de Jeannot !

dimanche 5 juillet 2026

Tranquille

Mon ventre est toujours assez gonflé. Je suis impatient de le voir revenir à la normale. J'ai passé la journée d'hier de manière assez tranquille même si je devais régulièrement manger une lamelle de gingembre pour  contrer la montée des nausées. 

vendredi 3 juillet 2026

Nausée

Hier, en fin d'après-midi, j'avais une réunion du conseil scientifique de l'Association Paul K Feyerabend, réunion que j'ai dû quitter très vite parce que je souffrais d'une nausée insupportable. Cette nausée s'accompagnait de crises d'angoisse très aigües. Mes yeux se fermaient à cause de la fatigue et mon angoisse était qu'ils ne s'ouvriraient plus. Mon état était tel que j'ai posé quelques questions à l'IA : comment faire cesser un état nauséeux ? La réponse ne s'est pas fait attendre : le gingembre ! Par chance nous avions au frigidaire des lamelles de gingembre confit. À peine en avais-je pris une ou deux que mon état nauséeux s'améliorait nettement. Une sorte de miracle. En plus, l'IA me recommandait de boire de l'eau, légèrement citronnée de préférence, par toute petites gorgées fréquentes. Même chose pour l'alimentation : prendre de petits encas très fréquents pendant toute la journée. Ce qui est surprenant, c'est que non seulement mon état nauséeux s'est progressivement amélioré, mais les angoisses qui l'accompagnaient se sont également calmées. Merci, l'IA !

mercredi 1 juillet 2026

Morizot

Mon ami René m'a envoyé un texte magnifique que j'ai lu avec une joie intellectuelle que je n'avais plus connue depuis longtemps. Il s'agit du petit livre de la collection Tracts (NRF) intitulé Liberté, dignité, habitabilité signé par Bernard Morizot, philosophe, et Laurent Neyret, vraisemblablement juriste, car ce livre nous fait pénétrer assez profondément dans la philosophie du Droit. C'est un texte qui propose d'introduire dans le Droit international, à côté des valeurs universellement protégées que sont la liberté (depuis les révolutions du XVIIIe siècle) et la dignité (depuis Nuremberg), cette valeur maladroitement portée par l'écologie qu'est l'habitabilité. La grande différence entre cette valeur et les grands mots de l'écologie (nature, environnement, biodiversité, etc.) c'est que l'habitabilité ne concerne pas seulement les êtres humains, mais aussi et surtout elle met l'accent sur les conditions de vie de tous les êtres vivants. Ce n'est pas comme le concept d'environnement qui nous désigne ce qui est autour de nous et qui donc n'a pas la pertinence d'une exigence propre à la vie même. Merci infiniment, René pour la joie que m'a procuré ce texte magnifique, un peu aride per endroits, mais tellement juste.

mardi 30 juin 2026

10 kg...

... perdus en trois ou quatre semaines. D'après l'IA, c'est beaucoup. Trop. En effet, j'ai interrogé l'IA sur mon cas et les réponses que j'ai reçues étaient un peu inquiétantes au début, puis plutôt rassurantes au fur et à mesure que je donnais les informations qu'elle requérait pour compléter son diagnostic. En tout cas, elle préconise une consultation rapide avec mon médecin généraliste, pour faire le point. Ma perte de poids s'explique partiellement par le jeûne qui m'a été imposé aux soins intensifs, puis par mes propres réticences à manger. Cela revient tout doucement à une alimentation plus normale. Je ne mange pas le matin. Enfin, aujourd'hui, j'ai avalé trois framboises et une tomate "cœur de bœuf" avec un filet d'huile d'olive. Étrangement, je n'ai plus de goût pour le thé. Ni le café d'ailleurs. Hier à midi, au cours d'un déjeuner où j'ai mangé des pâtes aux crevettes, j'ai bu un grand verre de limonade aux herbes, glacée, non sucrée. C'est ce que je supporte le mieux. Je n'ai pas de goût pour l'eau sauf si elle est glacée. D'ailleurs j'ai actuellement des envies de glaces, le moins sucrées possible. J'ai l'impression que ça facilite la normalisation de mon fonctionnement intestinal. Comme on peut le voir, je suis à l'écoute d'un corps que je ne reconnais plus très bien. Autre élément d'information plutôt positive : j'ai repris mes leçons de portugais, interrompues en raison de mes séjours à l'hôpital. Je progresse bien. À un moment donné, les médecins n'étaient pas très optimistes sur l'évolution de mon état de santé, craignant même une issue fort indésirable. Je crois aujourd'hui que je suis en train de me remettre tout en gardant un ventre assez gonflé.

lundi 29 juin 2026

Dormir

Au cours d'une de mes nuits récentes sans sommeil, je me suis mis à retravailler le texte d'une chanson dont j'avais écrit les paroles il y a environ 50 ans et qui avait été mise en musique par mon grand ami Paul Guérin (que j'ai revu récemment chez Danièle Schlumberger).

Dormir le jour
Dans un film en couleurs
Dormir ou ne pas dormir
À cause de la chaleur
À cause du bruit des camionneurs

Courir le jour
Dans le film en couleurs
Courir ou ne pas courir
À cause de la chaleur
Et du danger d'un souffle au cœur

Souffrir le jour
D'un instant de bonheur
Souffrir ou ne pas souffrir
Quand nous vient le malheur
Comblant le vide de chaque heure

Mourir un jour
Dans le film en couleurs
Mourir ou ne pas mourir
On joue à se faire peur
Ou à dire vrai à dire : "Je meurs"

...et mourir !


dimanche 28 juin 2026

Football

Je ne suis pas un fan mais je regarde parfois des matchs de la coupe du monde quand soit les Français, soit les Belges, soit les Portugais, soit les Brésiliens sont impliqués. J'ai l'impression que jusqu'ici, tout va bien pour la France, le Portugal et la Belgique. Je ne sais pas pour le Brésil. Bon, le foot d'accord, mais cela ne m'a pas empêché d'aller à mon groupe de lecteurs où nous avons entendus les présentations et commentaires de plus d'une vingtaine de livres. Il y en a un qui a retenu mon attention : Lincoln in the Bardo par Georges Saunders qui était présenté par Olivier, un membre de notre groupe qui est, semble-t--il, chercheur à Champalimo, un centre de recherches en neurosciences et sur le cancer. Je vais lire ce livre en anglais.

samedi 27 juin 2026

Jumelles

C'est aujourd'hui qu'Isabel et moi, allons nous acheter une paire de bonnes jumelles pour célébrer nos 25 ans de mariage. Je serai en fauteuil roulant car je suis encore un peu fragile sur mes jambes et je ne peux guère marcher très longtemps, surtout dans un Decathlon portugais. 

vendredi 26 juin 2026

Négociations

Je suis enfin sorti de l'hôpital mais ça n'a pas été chose aisée. Il a fallu négocier ferme parce que le médecin de service ne voulait pas me laisser sortir sous prétexte d'un problème de cœur "sérieux" nécessitant de toute urgence, c'est-à-dire dès lundi au plus tôt, un électrocardiogramme. Il voulait donc que je reste à l'hôpital pendant tout le week-end pour faire un électrocardiogramme lundi dans l'après-midi. Le médecin ne voulait vraiment pas me laisser sortir. J'ai dû utiliser toutes mes armes rhétoriques pour réussir. J'ai même utilisé pour la première et dernière fois (j'espère) de ma vie un argument d'autorité. Devant le scepticisme dont il témoignait quant à ma compréhension profonde des risques encourus, je lui ai sorti que j'étais prof de philosophie des sciences à l'Université de Paris (je n'ai quand même pas été jusqu'à évoquer le mot Sorbonne qui impressionne toujours) et qu'il pouvait être sûr que c'est en toute "pleine conscience" que je voulais qu'il signe mon papier de sortie. Je me sentais comme un élève de troisième qui demande une autorisation de sortie au surveillant général dont l'air sévère était censé impressionner n'importe quel élève. Finalement il m'a signé mon papier non sans me faire signer une décharge au cas où... Bref nous sommes restés quatre heures dans cet hôpital en raison de la réticence d'un médecin qui jouait de son petit pouvoir pour m'humilier.

jeudi 25 juin 2026

Anativore

 Qui mange du canard ! Moi, en l’occurrence, sur une photo envoiêe par Isabel à Jean-Marc qui, aussitôt, m’interpelle en tant, que mangeur de canard, en l’occurrence une porton de riz au canard, une spécialité portugaise qu’Isabel réussit parfaitement.

mercredi 24 juin 2026

Revenir

 C’est cet après-midi, alors que j’allais m’endormir après le départ d’Isabel, que j’ai ressenti une assez forte envie de lire que j’ai aussitôt interprétée comme un véritable désir de revenir pour de bon à la surface des choses, bref,à la vie. Je ne crois pas que la faim ou la soif m’aurait déclenché le même sentiment de retour aux choses. En tout cas pour le moment ça va. Ils sont venus me débarrasser de cette  canule qui, de mon nez, allait jusqu’à l’estomac pour vèrifier les êquilibres digestifs assurès par toute sorte de liquides  étranges dont la bile. Cette canule a été mon cauchemar lors des mes dernières nuits durant lesquelles je n’ai pas fermé l’œil. 


mardi 23 juin 2026

Mieux

Je vais mieux. Ce n’est pas spectaculaire mais c’est sensible. J’ai encore ce hoquet qui, toutes tes trente secondes, requiert mon attention. Aujourd’hui on m’a donné un aspirateur de bouche comme chez le dentiste. Cela facilite la gestion de mes nombreux crachats. Qui sont eux-mêmes liés à ce hoquet infernal qui continue à m’empoisonner la vie. 

L’horloge en face de mon lit indique minuit. Nous sommes donc le 23 juin 20026. Cela fait 25 ans que je suis marié à Isabel. Le décor hospitalier qui nous est imposé par mon état n’est pas très hospitalier pour célébrer un tel anniversaire.

dimanche 21 juin 2026

Démon

 J’ai rêvé d’un petit démon dynamique qui a l’intérieur de moi, s’est mis à danser. Je ne fais pas des rêves comme ça tous les jours. Aujourd’hui est un jour spécial puisque j’ai fait ce rêve. Le petit démon danse sur mes tripes comme Gaston le fait souvent. Est-ce un bon signe ? Peut être. 

Dicté à Charlotte par son père.

vendredi 19 juin 2026

L’envol des coulemelles

 


La bile noire

 C’est ce qui a déclenché les tourments de cette nuit terrifiante que j’ai passé hier à l’hôpital Sao José. J’avais des nausées mais elles ne réussissaient pas à s’exprimer, quand brusquement un flot de liquide noir s’est échappé de ma bouche et à arrosé tout mon lit. À la suite de quoi une armée d’infirmières et de médecins sont venus pour me mettre un crayon transparent et creux dans le nez qui devait aller chercher le reste de ma bile dans mon estomac. J’ai dis non ! Ils m’ont suggéré de le faire quand même, sous sédation. Et c’est ce qu’ils ont fait. Je ne sais pas quel est le produit qu’ils m’ont injecté pour m’endormir mais j’ai fait une espèce de mauvais trip qui ressemblait au film Matrix. La réalité de mon corps contrôlée par des ingénieurs et des médecins. Je sentais mon corps complètement abandonné et me demandais seulement quand est-ce que je ne le sentirais plus ce qui voudrait dire que j’étais mort. Mais cela n’a pas eu lieu. Je traversais des couloirs magnifiques et très hauts de l’hôpital S. José et j’avais des visions très étranges. Les couloirs changeaient de couleur, j’ai quand même reconnu la porte où ils allaient faire les images de mon invisibilité tripale. Ils m’ont ramené plus tard, j’étais épuisé. Ils m’ont remis dans mon lit des soins intensifs et je crois m’être endormi à ce moment là. Une nuit d’épouvante. 

Dicté par Baudouin à sa fille Charlotte en présence de Henryque qui dessine le vol des coulemelles sous ma suggestion.

jeudi 18 juin 2026

18 juin

 Je suis toujours aux services intensifs de l’hôpital Sāo Josè. L’infirmière en charge a l’air d’une grenouille. Je vois qu’elle sait qu’elle ne m’est pas très sympathique, alors elle anticipe des réactions hostiles. En fait cette relation s’est mise en place d’un seul coup, quand, m’ayant réveillé, elle est debout, à la hauteur de mon visage… je vois sa moue de grenouille triste ….quelle belle journée en perspective ! C’est un endroit très spécial, ces services intensifs. Il y à beaucoup d’agitation, les gens vont et viennent rapidement. Ce n’est pas un endroit oû on est censé rester. ´Et puis, il y a le fait que cette infirmière grenouille renifle sans arrêt, comme si elle était malade. 

samedi 13 juin 2026

João

Il s'agit de l'un des membres du groupe de lecteurs de l'Institut Français du Portugal. Lors de notre dernière réunions, il nous a présenté  Les jeunes filles de Montherlant en insistant sur le fait que c'était un livre que moi, Baudouin, je devais absolument lire. Ce livre est écrit pour toi, Baudouin, me disait-il. Aujourd'hui, j'ai lu le livre de Montherlant et je me pose des questions sur les raisons pour lesquelles il m'a si instamment invité à faire cette lecture. Le roman met en scène un séducteur : "Même quand vous ne cherchez pas à séduire, vous agissez en séducteur." (p.81) C'est l'amoureuse passionnée du personnage principal, un écrivain, Pierre Costals, qui prononce cette phrase qui fait écho à celle qui m'était venue à l'esprit après avoir lu l'essai de Kierkergaard, Le Journal d'un Séducteur : "Le séducteur est un homme déduit du séduit", ce qui, d'ailleurs ne correspond absolument pas à la thèse de Kierkergaard qui fait du séducteur un calculateur froid et dénué d'émotions. Il y avait dans l'insistance même de Joäo une conviction qui, à mon avis, relève d'un fantasme. Il me perçoit comme un séducteur. Au nom de quoi ? Je n'en sais rien.

vendredi 12 juin 2026

Régis

 J’ai eu la visite de Règis aujourd’hui. C’est vraiment quelqu’un de précieux. Toujours de bonne humeur, toujours aimable et attentionné, toujours si bien informé de tout ce qui se passe dans le monde des lettres.

jeudi 11 juin 2026

Projet

Il fait très chaud à l'extérieur de la maison, trop chaud. 32 degrés. Les chats dorment toute la journée et ne se réveillent que le soir pour sortir un peu et manger. Je les envie. Pouvoir ainsi dormir toute la journée, malgré tout ce qu'ill y a à faire, c'est quand même pas mal ! Quant à moi, je voudrais m'attaquer à un petit livre qui pourrait trouver sa place dans la collection "Tracts" de Gallimard dont j'ai déjà lu deux ou trois textes. Tous très intéressants. Je voudrais reprendre l'idée d'Hommes et langues du Tiers-Monde (1982) mais en tenant compte des évolutions actuelles de l'immigration et de l'éducation nationale.  Je pense que l'on pourrait faire quelque chose de nouveau et d'enthousiasmant. C'est un projet d'écriture assez modeste que j'aimerais beaucoup réaliser avent de mourir.

mercredi 10 juin 2026

Tripes

Ce matin, j'avais rendez-vous avec un médecin à l'hôpital São José. Il devait me faire une prise de sang pour vérifier que l'hémorragie qui m'avait conduit aux urgences dimanche 31 mai avait bien cessé. Comme je ne prends plus de Clopidogrel, il semblerait en effet que je ne saigne plus. Bref, Isabel et moi nous nous rendons à l'hôpital, étonnés que l'on nous ait donné rendez-vous le matin d'un jour férié. Et, en effet, le service qui devait nous recevoir était fermé. Nous sommes rentrés chez nous. Puis, à midi, nous sommes allés chez Pedro et Lucia qui nous avaient invités à déjeuner. Lucia m'a proposé un massage des facias qui, je dois dire, m'a fait beaucoup de bien. Ceci dit, mon ventre reste assez gonflé et nous allons demander à notre médecin de famille de me prescrire un examen plus approfondi de mes tripes.

mardi 9 juin 2026

Seuls

Daniel partira ce soir et nous nous retrouverons, Isabel et moi, seuls dans la maison, après le tohu-bohu du mariage.  Nous avons des nouvelles de Charlotte qui poursuit avec Henryque son petit voyage de noces dans le nord du Portugal. Demain à 9 heures je dois de nouveau être à l'hôpital Sao Jose, près de chez nous, pour une prise de sang et vérifier par ce biais qu'il n'y pas d'hémorragie. Vers midi, j'ai rendez-vous avec Lucia qui me fera un massage parce que mon ventre n'a toujours pas dégonflé. C'est assez perturbant.

lundi 8 juin 2026

Lua do Mel

Charlotte et Henryque sont partis pour leur lune de miel. Charlotte a obtenu quinze jours de congé pour son mariage. Ils vont aller dans le Nord du Portugal, enfin plutôt dans la vallée du Douro pour commencer. Ils sont partis heureux et toujours très amoureux l'un de l'autre. C'est un plaisir que de les voir ensemble. 

La maison s'est peu à peu vidée aujourd'hui. Salomé, une amie de Charlotte, nous a quittés. Elle a beaucoup aidé dans les préparatifs. Louis est parti cet après-midi avec Filomena. Ruben vient de partir lui aussi, après une bonne conversation avec moi. Louis et Ruben sont vraiment adorables, helpful, souriants, très chaleureux avec les amis que Charlotte avait invités.  

Je suis en train de lire le livre de Francesca Albanese, Quand le monde dort (Mémoire d'encrier, 2026), un témoignage remarquable et émouvant sur son travail en Palestine et en particulier à Gaza. L'auteur a été proposée pour le prix Nobel et elle le mérite amplement. Malheureusement elle fait l'objet de nombreuses campagnes de haine de la part d'Israël qui a tout fait pour que l'ONU la répudie alors qu'elle fait un travail exemplaire. 

dimanche 7 juin 2026

Époux

Voilà, ils sont mari et femme, Charlotte et Henryque portent maintenant les alliances qui font d'eux un couple pour la vie. La cérémonie civile a été très sobre et n'a duré qu'une demi-heure à partir de 14h30. Tout le monde s'est retrouvé ensuite chez nous vers 17 heures, pour célébrer les nouveaux mariés avec beaucoup d'amis de Henryque et Charlotte, tous, absolument tous, tatoués de la tête aux pieds. Nous avons vu se rencontrer deux mondes : les tatoués et les non-tatoués parmi lesquels Ruben, Louis et Philomena, quelques amis de Lisbonne et la sœur d'Isabel avec son mari. C'était un peu étrange, la rencontre de ces deux mondes. Il y a eu des discours. La mère d'Henryque a pu dire son discours grâce au téléphone et à l'amplification de sa voix, un discours très émouvant et plein d'amour pour son fils. Le discours d'Henryque lui-même, de Charlotte, d'Isabel, de Suzana (la témoin de Charlotte) et, en fin de parcours, mon propre discours, que j'ai improvisé du début à la fin et que les gens ont apprécié comme ils ont apprécié toux ceux qui venaient avant et qui étaient très émouvants. 

vendredi 5 juin 2026

Préparatifs

Nous sommes à la veille du mariage de Charlotte avec Henryque da França, un jeune homme de 34 ans que nous avons adopté facilement parce qu'il est vraiment très gentil et très beau. Les préparatifs vont bon train et doivent être terminés pour demain matin. Daniel, le parrain de Charlotte est arrivé avant hier tandis que Mauro et François sont arrivés hier soir. Sophie et Jacques sont arrivés également il y a deux jours. Charlotte attend ses 60 invités, tous des amis de l'un ou de l'autre des "pas encore" jeunes mariés? Nous attendons encore Ruben, Louis et Philomena, qui doivent arriver aujourd'hui même. La maison est sens dessus dessous avec des fleurs partout, ce qui est assez agréable. Il y aura une autre fête, plus tard, quand ils seront un peu plus aisés financièrement. Une fête avec ma famille, mes frères et soeurs, mes enfants, et de nombreux amis. En tout cas je l'espère vivement.

jeudi 4 juin 2026

Article

J'ai envoyé au réseau LFI un article que j'ai écrit avec Jeannot sur notre conception de l'école. Je suis curieux de voir s'il sera publié sur les réseaux. Voici l'article :

Changer l’école pour changer de monde

par Baudouin Jurdant et Jeannot Medinger

 Le monde d’aujourd’hui se trouve dans une impasse : une consommation intenable, le réchauffement climatique, un capitalisme à bout de souffle, un accroissement délirant des inégalités, une démocratie rongée par le mensonge, l’opportunisme et le populisme, une démographie en berne, un tarissement généralisé de nos sources d’eau, et surtout, surtout, des systèmes d’éducation de plus en plus absurdes. Tous les enfants du monde vont à l’école où ils apprennent d’abord à lire, à écrire et à calculer. Dans le droit fil de ces apprentissages nécessaires, se déroule ensuite la procession mortuaire de savoirs théoriques, et le plus souvent déconnectés de la vraie vie, qui vont s’échelonner d’année en année au Collège, puis au Lycée, avec le bac en fin de course pour couronner ce long parcours qui laisse une majorité d’élèves sur le bas-côté de la piste, perdus, très ignorants, encombrés de leurs échecs et de leurs faiblesses, culpabilisés à jamais par la médiocrité de leurs performances scolaires. Certes, de ce carnage pédagogique, on peut voir émerger une élite, souvent arrogante, celle dont on est censé avoir besoin pour assurer ces fonctions d’ordre et d’organisation sans lesquelles aucune société ne peut survivre. Cette arrogance, étroitement liée à une méritocratie qui sacrifie la diversité sur l’autel de l’égalité de chances, ne serait qu’un détail dont il faudrait bien s’accommoder.

Une autre école est possible comme l’illustre l’exemple du Lycée Ermesinde de Mersch au Luxembourg, créé en 2005 grâce à une loi spéciale luxembourgeoise qui le met à l’abri des caprices de l’État en matière d’éducation. Il est difficile d’énoncer en trois phrases ce qu’est ce lycée autonome et gratuit.

On pourrait le caractériser par quelques principes. Alors que l’enseignement traditionnel met l’accent sur le mérite, la compétition et la promotion, et donc la médiocrité généralisée, le LEM insiste sur l’excellence de tous, la diversité et la complémentarité des talents, l’échange et la coopération. L’enseignement traditionnel se résume à un apprentissage de la verticalité des relations sociales marquées par l’omniprésence du pouvoir, le LEM parie sur l’horizontalité solidaire des rapports sociaux, l’entraide et l’échange.

Le LEM est fondé sur l’idée qu’il faut renforcer les forces de chacun, cultiver l’excellence dont chacun peut faire preuve dans les domaines qui l’intéressent et surtout, qu’il faut ignorer les faiblesses. L’enseignement traditionnel traque les faiblesses, les fragilités, les manquements, tout ce qui peut justifier soit de l’aide (avec les dépendances que cela entraîne), soit des sanctions et des humiliations pour garantir la légitimité du pouvoir. 

Plutôt que de compter sur l’efficacité d’une transmission, le LEM parie sur la mutualisation des apprentissages, la complémentarité des aptitudes, la collaboration entre élèves. 

Il n’y a de véritable apprentissage que dans et par l’échange, le dialogue, l’écoute attentive. La transmission ne vaut que dans le cadre d’une relation maître/disciple qui a un contenu précis où l’exigence et la rigueur sont les meilleurs atouts. Mais dans le cadre d’un enseignement général défini par des programmes insipides et ressassés à longueur de vie, cette transmission n’est rien d’autre que de la propagande.

Le cheval de bataille du LEM sont ses entreprises, qui misent sur les talents et les aspirations des élèves pour produire des prestations de haute qualité à l’adresse d’une clientèle et d’un public externes. Elles constituent aujourd’hui une véritable économie alternative, où la passion et le bonheur prennent le dessus sur la guerre concurrentielle, individualiste et opportuniste. Des élèves et des adultes de tout âge y travaillent entre dix et vingt heures par semaine et parfois beaucoup plus. Ils y apprennent que l’intérêt individuel et l’intérêt collectif ne sont pas seulement conciliables mais interdépendants.

 

mercredi 3 juin 2026

Fleurs

Isabel est allée chercher des fleurs pour le mariage de Charlotte et notre salon est embaumé du parfum de ces éléments indispensables à la décoration. Elles sont magnifiques. Quant à moi, je mettrai sans doute mon propre costume de mariage qui, j'espère, me va encore. Il faudra quand même que je l'essaye avant le grand jour. Mais, j'y pense : où sont mes cravates ? J'en avais de très jolies.  

lundi 1 juin 2026

Terrasse

Je dégonfle un peu ce qui ne veut pas dire que je suis un dégonflé ! Mais cela améliore un peu ma mobilité.  Ces derniers jours nous avons pris notre petit  déjeuner sur la terrasse, quand le soleil n'est pas encore trop chaud et je dois dire que c'est vraiment agréable. On est entouré de fleurs très variées. Bien sûr nos glycines sont encore trop récentes pour pouvoir constituer suffisamment d'ombre en fin de matinée. Un petit vent frais du Nord atténue les effets d'une trop grande chaleur. Nous restons là. On fait durer la collation pour deviser tranquillement sur les problèmes à régler. Eliott, un voisin et ami que je n'avais plus vu depuis longtemps est venu apporter le champagne (portugais) pour samedi. Quand il est allé sur la terrasse il est resté scotché. Il s'est assis en bout de table et son commentaire était qu'il trouvait notre vue sur le Tage l'une des plus belle de Lisbonne. Pas faux. Jérôme était là également. Avec ce dernier j'ai discuté politique française. Comme tout le monde, il n'aime pas Mélenchon. Pourquoi ? Viennent alors les poncifs de l'anti-mélenchonisme : ses manières, son style brutal et conflictuel, son populisme, son soi-disant ego surdimensionné, bref, l'homme. Pas un mot sur le programme, la qualité de ses interventions sur les problèmes les plus urgents de notre société comme l'eau, le réchauffement climatique, la démocratie. C'est un peu navrant.

dimanche 31 mai 2026

Poids

Je me suis mis sur la balance ce matin : 69,5 kg. En principe je pèse 75 kg. J'ai donc maigri un peu surtout en raison de mon absence de prise de nourriture à l'hôpital. Je ne m'inquiète pas. J'ai toujours un ventre un peu gonflé mais ça va mieux depuis hier. 

Le jour du mariage de ma fille Charlotte approche et j'espère que je serai plus en forme que maintenant.  

samedi 30 mai 2026

Tanizaki

 Junichiro Tanizaki, L'éloge de l'ombre, Verdier, 2011. Mais cet essai a été écrit au Japon en 1933. J'en commence la lecture avec délice. Dans la préface de l'ouvrage, on nous décrit quelques traits de cet écrivain hors-norme qui a suscité des controverses littéraires importantes au Japon. 

J'ai lu le livre cet après-midi. Un style dépouillé et direct. Une vision intéressante du monde japonais d'avant où l'ombre était nécessaire pour satisfaire des besoins esthétiques et pour mettre de la profondeur dans nos maisons, jardins et ruelles. Opposé à cette passion de la mise en lumière de tout que cultive l'Occident, l'auteur nous rappelle les bienfaits de l'ombre. Un petit essai magnifique qui nous en apprend beaucoup sur la civilisation japonaise toute en retenue et discrétion.

J'apprends le décès d'Edgar Morin à l'âge de 104 ans. Je l'ai croisé deux ou trois fois au cours de ma carrière. C'était un homme bienveillant et chaleureux. Je n'étais pas fan de son grand œuvre, La Méthode, en plusieurs volumes, qui touchait très directement à mes intérêts professionnels. Mais je lui reconnaissais une grande érudition doublée d'un questionnement constant sur les problèmes qu'il abordait.

vendredi 29 mai 2026

Infirmier/ère

C’est ma deuxième journée hors de l’hôpital. J’espérais qu’une fois chez moi je retrouverais très vite mon état normal. Et bien, non ! Cette colonoscopie m’a ébranlé et j’en ressens encore les effets. Mon ventre est gonflé et ne me laisse pas tranquille. Bon ! Soyons patients. En attendant, je voudrais dire quelques mots sur mon séjour à São José. Nous étions dans une chambre à six lits. Il y a un infirmier ou une infirmière en charge des malades de cette chambre. Il ou elle reste dans la chambre et doit prendre soin de ses occupants : prises de sang, vérification de la tension, ravitaillement en eau, mesure du sucre dans le sang, etc. J’avais les deux bras couverts de ces petits pansements que l’on place sur les endroits où l’aiguille de l’infirmière a piqué. J’avais aussi deux cathéters sur le bras droit pour m’injecter les produits appropriés. Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est la diffèrence d’atmosphères dans la chambre selon la personne qui l’a en charge. J’ai notamment pu bénéficier d’un infirmier dont la seule présence engendrait une sorte de calme serein assez étonnant. Cela m’a permis de passer une excellente nuit. Dès qu’un malade faisait un peu trop de bruit il allait lui chuchoter quelques mots à l’oreille et tout redevenait à: calme et silencieux. Cet infirmier avait aussi une connaissance parfaite de l’anglais. Ce qui facilitait nos échanges. Je lui suis très reconnaissant. Le dernier infirmier que j’ai eu était une immense perche au crâne complètement rasé et qui passait son temps à faire le coq en passant et repassant entre les lits. 

jeudi 28 mai 2026

—scopies

Je suis revenu à la maison hier soir après un séjour de trois jours et demi à l'hôpital Sao Jose, qui est à deux pas de chez nous. Nous y sommes allés dimanche matin vers 11h aux urgences parce que j'avais remarqué une anomalie dans mon élimination quotidienne, anomalie qui devait avoir été causée par une hémorragie soit dans l'estomac, soit dans les intestins. Très vite, le service des urgences de l'hôpital me garde afin d'établir un diagnostic. On m'installe pour la nuit dans un fauteuil à côté d'autres fauteuils occupés par des vieux comme moi. On les sent méditatifs. Ils viennent tous parce que leur corps se révèle à eux dans sa fragilité essentielle, à laquelle on ne pense pas quand il n'y a pas lieu d'y penser. Finalement, on me fait sortit du fauteuil pour me catapulter dans un lit à l'intérieur d'une chambre à six. Mon lit se trouve juste sous la soufflerie de l'air conditionné. J'ai froid. Je demande une couverture. On m'apporte un drap supplémentaire. Sous mes deux draps, je grelotte. Je passe une nuit difficile avec de nombreux réveils. Avant de dormir on me fait une transfusion de plaquettes, en soupçonnant le Clopidogrel d'être à l'origine de mon hypothétique hémorragie. Le lendemain, dans l'après-midi, c'est l'endoscopie. J'avale la caméra qui, au bout d'un long tube, va inspecter les parois de mon estomac. Pas très agréable. Je vois l'écran et je peux inspecter moi-même cette partie invisible de moi-même qui, sans doute, est très semblable à la partie invisible de n'importe qui d'autre. Nos invisibilités intimes se ressemblent. Est-ce la raison pour laquelle nous tenons tant à nous rendre visible ailleurs, pour les autres ? En tout cas, l'endoscopie ne révèle aucune hémorragie dans l'estomac. Conclusion : il faut faire une colonoscopie. Je croyais savoir ce que c'était pour en avoir fait deux auparavant. Il y a cette période de préparation avant l'acte. Deux litres d'un liquide qui est censé vous vider complètement. Ça marche drôlement bien mais ça me réveille à de nombreuses reprises. Bien que pour ma deuxième nuit il m'avait trouvé une couverture, je n'ai pu guère en profiter à cause de la multiplicité de mes réveils. J'ai parfois besoin d'aide. Elle m'a été accordée deux fois. Un jeune Portugais (ou Brésilien plus vraisemblablement) parlant bien l'anglais et joyeux comme si c'était la fête. C'est jovial ! Ça compense l'humiliation que me causent mes ennuis. L'infirmière en charge de ma chambre, très jolie et sympa, n'est pas très efficace. En fait, elle dort dans le fauteuil dont elle dispose près de la fenêtre qui s'illumine de lueurs bleues de temps en temps, quand les véhicules d'urgences apportent d'autres invisibilités des corps à soigner en urgence. La colonoscopie s'annonce dès le matin mais elle n'aura lieu que le lendemain en fin d'après-midi. J'ai déjà lu deux livres : La bonne mère (l'Iconoclaste, 2025) de Mathilda di Matteo, et  La collision (NRF, 2025) de Paul Gasnier. Le premier livre me parle de Marseille en effet, de la vie des Marseillais, des différences entre Marseille et Paris, entre les Marseillais et les Parisiens. C'est une écriture attachante et pleine de vivacité marseillaise. Le deuxième livre est plus triste. Il y a d'abord cet accident : une moto roulant à vive allure cabrée sur sa roue arrière dans la rue Romarin au cœur de la Croix Rousse à Lyon, heurte une cycliste avec violence. Cette femme, qui tient dans cette même rue, une petite échoppe centrée sur l'Inde et le yoga, mourra peu après de ses blessures à la tête. C'est son fils qui écrit sur son désir de rencontrer le jeune meurtrier, Saïd, ou en tout cas sur son désir de comprendre l'incompréhensible. J'ai encore beaucoup de choses à raconter sur l'hôpital mais ça attendra un peu.

vendredi 22 mai 2026

Alexakis

Vassilis de son prénom et auteur du livre dont j'ai entamé la lecture aujourd'hui et qui relate une enquête sur les moines de la Sainte Montagne où se trouve le couvent du mont Athos. Il s'agit bien d'une enquête et c'est, à mon avis, dans le processus de cette enquête que réside l'intérêt du roman et non dans la manière dont sont décrites les coutumes des moines qui sont là pour prier et pleurer. J'ai beaucoup de plaisir à lire ce texte qui me replonge dans les philosophies de l'Antiquité grecque avec tous ces noms qui me sont familiers : Thalès, Pythagore, Xénophane, Platon, Aristote, Zénon d'Élie, etc... 

jeudi 21 mai 2026

Chopin

Ce sera le compositeur dont nous entendrons l'un des concertos pour piano, ce soir. Je m'en réjouis. 

Hier, j'ai envoyé ma "déclaration de revenus" sans être bien sûr d'avoir réussi à remplir le formulaire correctement. Je n'ai pas beaucoup de patience avec ces obligations bureaucratiques. N'y aurait-il pas moyen de simplifier un peu ces démarches ?

Cet après-midi, j'ai de nouveau une réunion du groupe de lecteurs de l'Institut. Il faut que je revoie les livres que j'ai lus pour pouvoir en parler. 


lundi 18 mai 2026

Cairn

J'ai reçu récemment un exemplaire de la revue Zilsel qui publie un entretien au cours duquel je retrace à grands traits ma carrière professionnelle. Pour ceux, parmi les lecteurs de ce blog, que ça pourrait intéresser, voici l'adresse où vous pouvez trouver  (pour 3 euros) cet entretien sur Cairn :

https://shs.cairn.info/revue-zilsel-2026-1-page-252?lang=fr&tab=sujets-proches

Avant hier j'avais fait un rêve très agréable avec une femme indienne qui me serrait dans ses bras. Elle avait une peau foncée et venait sans doute d'un pays d'Amérique du Sud ou bien d'Inde, carrément. C'est un rêve qui m'a mis de bonne humeur pour toute la journée.

Aujourd'hui, je vais remplir ma déclaration d'impôts. C'est l'une de mes pires corvées annuelles. Sans doute que je fais ça trop rapidement sans tenir compte de toutes les options qui me permettraient de payer un peu moins d'impôts. 

dimanche 17 mai 2026

Guacamole

Ce matin, je me suis levé à 6h30 et plus tard, dans la matinée, j'ai préparé un guacamole avec peut-être un peu trop de coriandre. Il est très bon quand même.

 

samedi 16 mai 2026

Lordon

C'est l'anniversaire de Célia aujourd'hui. Nous avons eu un coup de téléphone à trois (avec Fabien) puis à quatre (avec Joaquim).  Discussion agréable. 

Cet après-midi j'ai écouté un face à face très intéressant entre Jean-Luc Mélenchon et Frédéric Lordon sur les grandes évolutions du capitalisme telles qu'on peut les concevoir actuellement. Ce face à face était passionnant. Mélenchon connaît bien les théories marxistes qui ont été à l'origine de tant de révolutions. Mais j'ai compris ce qu'il veut dire quand il parle de révolution citoyenne et qu'il revendique sa stratégie consistant à faire du peuple —un peuple de plus en plus urbain— dans son ensemble l'instrument de cette révolution. Il tient compte du nouveau contexte dans lequel vivent les sociétés d'aujourd'hui et de l'importance des réseaux. 

jeudi 14 mai 2026

Murakami

J'ai commencé ce petit livre de Haruki Murakami, Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil (10/18, Belfond, 2002) dont Emmanuelle nous a parlé dans le groupe de lecteurs de la Livreria Inquieta. Une histoire d'amour très émouvante selon ce que nous en avait dit Emmanuelle. Et, je confirme. Le premier livre que j'ai lu de Murakami était Kafka on the Shore que j'avais bien apprécié, quand je l'ai lu, il y a bien longtemps. Jean-Luc m'a vivement recommandé, du même auteur, 1Q84, les trois tomes. Je l'inscris dans mon programme de lecture. 

mercredi 13 mai 2026

Duncan

J'ai reçu quelques nouvelles de Duncan. Il semblerait que l'opération se soit bien passée et que, pour le moment, tout va bien, si ce n'est la fatigue que tout patient doit ressentir après une si longue et grave opération chirurgicale.  J'espère qu'il se remettra bien vite et que ma sœur retrouvera son mari en meilleur état dès qu'il pourra sortir de l'hôpital. 

J'ai quitté Luxembourg ce matin. Nadine, la femme de Jeannot, m'a amené en voiture à l'aéroport et mon voyage s'est bien passé. J'ai pu lire une partie de la revue Zilsel (que j'ai enfin reçue quand j'étais chez Fabien) et notamment les articles passionnants de Jérôme Lamy. Cela me replonge dans les débats auxquels je participais activement dans les années 80/90. C'est parfois agréable de revivre un peu, sur un mode allégé pourrait-on dire, ce qui sur le moment, pouvait avoir des accents dramatiques. J'ai reçu une belle photo prise dans la cabane pendant notre repas avec Helge Antoni. Helge est en face de moi et nous trinquons ensemble dans la joie de cette rencontre étonnante.

mardi 12 mai 2026

Antoni

 Helge Antoni, un grand pianiste, venu dîner hier soir dans la cabane de Jeannot. Une discussion très animée et une vraie rencontre avec cet artiste très ouvert qui habite à Malaga et qui m’a singulièrement impressionné par son intelligence et sa disponibilité. Le repas, confectionné par Fred était remarquable et notre invité lui a fait honneur comme il se doit. Helge nous a donné l’idée de faire valoir la pétition que l’on voulait soumettre à l’attention des populations européennes à travers l’organisation d’un colloque sous l’égide de l’Académie européenne des arts, des sciences et des lettres présidée par Jean-Patrick Connerade que l’on pourrait réunir au Lycée Ermesinde.

dimanche 10 mai 2026

Marathons

 Je m’apprête à partir pour Luxembourg avec un train qui part à 13h49 avec une étape d’une demi-heure à Metz. Josiane va tenter de m’amener en voiture. Il y aura des problèmes de circulation parce que c’est le jour des marathons à Strasbourg et ils n’ont pas publié les parcours dans le journal ni sur internet. On part à l’aventure ! Je voudrais encore passer chez Françoise avant de prendre le train.

samedi 9 mai 2026

Retour vers le passé

 J’ai d’abord vu Éric Heilmann pour le déjeuner au restaurant Chère Amie, installé dans ce qui, de mon temps, était la poste centrale. J’ai pris une entrée, sans plus. Je n’étais pas très en forme parce que je venais d’avoir des problèmes de grippes. Ensuite Irène m’a rejoint et nous sommes allés ensemble chez Danielle Schlumberger qui vit à Mundolsheim. J’ai été très heureux de la revoir en assez bonne forme malgré une hémiplégie partielle du côté droit. Mais elle marche presque normalement. Et elle a toute sa tête. Ensuite, nous avons parlé de Paul Guérin. Nous lui avons téléphoné et il nous a rejoints ce qui m’a encore fait très très plaisir. Bref cet après midi fut une sorte de retour au début des années 60 avec quelques amis de l’époque et les souvenirs qui se poussent les unes les autres à la porte de ma conscience. Ils sont tous là, en fait. En plus Irène, qui était ma compagne à ce moment-là, contribuait beaucoup à cette petite expédition un peu rapide vers mon passé.


vendredi 8 mai 2026

Banksy

Ce matin, Josiane m’a emmené voir une exposition consacrée à l’œuvre de Banksy. Le street art très célèbre qui bouscule nos idées avec des images très parlantes.  Le tableau ci-contre a une histoire. Il a fait l’objet d’une vente aux enchères. Celles-sont montées jusqu’à un million de dollars. Et quand la vente a été conclue le tableau s’est autodétruire grâce à un mécanisme préparé à l’avance. Nous vivons dans un monde éphémère et cette anecdote est sensée nous le rappeler de manière assez spectaculaire.




Mm


 Le temps est magnifique à Strasbourg. Je suis chez Marianne qui nous a offert un délicieux déjeuner avec des asperges al dente au menu et une tarte à la rhubarbe confectionnée par Françoise comme dessert. Josiane était avec nous mais elle a dû partir assez rapidement. Patrick était attendu également mais il n’est pas venu. Il paraît qu’il veut me parler. Il en avait l’occasion. Il ne l’a pas saisie. Ce sera pour la prochaine fois si je continue à faire ce petit tour traditionnel qui me mène de Paris àStrasbourg puis de Strasbourg à Luxembourg d’où je m’envole à nouveau vers Lisbonne.

jeudi 7 mai 2026

Du train…

Je suis dans le train vers Strasbourg. Je viens de recevoir un appel de mon ami Marc que j’aurais bien aimé revoir à Paris. Il  me dit qu’il est dans une clinique. Il s’est brisé la cheville gauche il y a quelque temps. Il a toujours très mal aux doigts ce qui fait que tout dispositif exigeant que l’on presse des boutons pour qu’il fonctionne, lui est pratiquement inaccessible. Il va peut-être me rappeler plus tard.

Je viens de terminer le roman de Krasznahorkai, une petite merveille de poésie et de délicatesse toute japonaise. Merci, Joëlle ! 

mercredi 6 mai 2026

Krasznahorkai

 J’ai vu Joëlle ce matin. Elle est venue jusqu’à la rue d’Anjou et nous sommes allés prendre un café dans un petit restaurant du quartier. Elle m’a offert un petit livre que je suis en train de lire et que je trouve très beau. Il s’agit de quoi Au Nord par une montagne, au Sud par un lac, à l’Ouest par des chemins, à l’Est par un cours d’eau de Laszlo Krasznahorkai, un auteur hongrois dont j’ai lu, il y a longtemps, le roman Guerre et guerre, un roman aux longues phrases et dont, à l’époque, je n’ai pas vraiment compris le propos. Mais le petit roman de ce prix Nobel 2025 que m’offert Joëlle, est d’une grande finesse. Il nous parle de Kyoto et ses temples mystérieux, enfoncés dans la verdure, des architectes qui les ont conçus, des charpentiers qui en ont lissés les colonnes et les charpentes, bref, ça se passe au Japon, ça se passe lentement d’une lecture qui ressemble à ces mouvements de gravier blanc dont les râteaux ornent un rocher solitaire au milieu d’une cour intérieure…

lundi 4 mai 2026

Claude

 J’ai eu beaucoup de plaisir à revoir Claude pour un déjeuner aujourd’hui à midi. Elle m’a donné beaucoup de nouvelles de nos quelques amis communs, surtout sa fille Sarah qui, bientôt va venir donner un concert à Lisbonne. Je crois que c’est prévu pour le 21 mai, date qui, me semble-t-il, est déjà réservée par mon groupe de lecteurs à l’Institut François de Lisbonne. Mais je suppose que le concert de jazz de Sarah se fera en soirée ce qui me permettra de respecter mes engagements de lecteur.

L’annonce par Mélenchon de sa candidature à la présidentielle de 2027 secoue le landernau médiatique. Mélenchon a été sollicité par plusieurs chaînes. J’ai particulièrement apprécié son entretien avec le journaliste de Brut, une chaîne que je ne connaissais pas. Mélenchon a répondu aux questions du journaliste pendant deux heures. Il m’a semblé très convaincant. Je crois que le centre et la droite sociale démocrate feraient bien de s’activer s’ils ne veulent pas se retrouver dans les choux. 

dimanche 3 mai 2026

Pétition

Hier, nous sommes allés déjeuner au bord de la mer, dans le restaurant Santa Maria à Guincho, avec Karim, Amina, Alimo et Avisa : des huîtres pour commencer puis, pour Isabel et moi, une sole grillée absolument délicieuse. Je ne me sentais pas très bien mais les choses se sont arrangées dans l'après-midi. Isabel a voulu remettre ça aujourd'hui avec le restaurant iranien de Lisbonne mais j'ai prévenu que je n'irais pas. J'ai du mal à supporter des discussions qui n'ont d'autre but que faire du lien. Je sais que je ne devrais pas et que le lien est important. Mais voilà, en vieillissant, on est sans doute un peu moins tolérant envers la surface des gens et des choses. 

Cette nuit, j'ai beaucoup repensé aux dialogues que j'écris avec Jeannot. Mon texte se termine avec l'idée de lancer une pétition sur le problème de l'éducation telle qu'elle existe actuellement, partout dans le monde. Dans mon esprit, il s'agirait d'une pétition internationale, traduite en plusieurs langues qui reprendrait les grands principes du Lycée Ermesinde après un diagnostic sévère de l'école actuelle. Il faudrait environ 5 millions de signataires pour faire bouger les choses mais le mécontentement sur l'école est tellement large que je crois que l'on pourrait y arriver. Bien sûr, il faudra travailler sérieusement sur le texte d'une telle pétition. L'essentiel est de convaincre les gens qu'il est possible de changer de monde en s'attaquant à la manière dont, aujourd'hui, on forme les jeunes à la vie de demain. 

vendredi 1 mai 2026

Rostagnat

Petronille Rostagnat est l'autrice du polar que je viens de terminer : J'aurais aimé te tuer (Harper Collins Poche, 2022) qui nous offre une histoire assez bien écrite et compliquée à souhait. En fait j'ai passé un bon moment avec cette intrigue d'arnaque à l'assurance avec deux ou trois crimes bien ficelés, un squelette retrouvé dans la cave d'une grosse villa de riche, une fille violée par son prof de sport qui veut se venger, et une équipe de policiers de la PJ de Versailles assez sympathique, bref bien que l'histoire soit un peu trop alambiquée pour être vraisemblable, sa lecture en fut rapide et plaisante.

jeudi 30 avril 2026

Jourdain

Hervé de son prénom et auteur du polar que je viens de terminer : Sang d'encre au 36. Finalement, un bon polar, très traditionnel, avec le 36, quai des Orfèvres et une référence omniprésente à Georges Simenon, référence qui nous en apprend pas mal sur cet auteur qui fut à la fin des années 30, un rival détesté de mon père. Ils étaient tous les deux nés en Wallonie, mon père à Soumagne en 1909, Simenon à Liège en 1901. Ils écrivaient tous les deux des romans policiers. Ceux de Simenon ont eu beaucoup plus de succès que ceux de mon père qui, malheureusement, ne soignait guère son écriture même si les manuscrits qu'il a laissés sont souvent copieusement raturés, témoignant ainsi d'un vrai travail d'écrivain. Le roman que je viens de lire est bien ficelé et j'ai eu plaisir à parcourir les rues de Paris en pensée à travers les mouvements des personnages. Je crois que je peux recommander la lecture de ce roman à tous ceux qui aiment les romans policiers. Le livre leur fera passer de bons moments jusqu'à la découverte inattendue du tueur en série qui s'attaque à des enseignants et des éditeurs de romans... policiers. 

Hier soir nous sommes allés célébrer la promotion de Charlotte dans un restaurant qu'elle avait repéré et qui se trouvait dans la rue que nous habitions quand nous sommes arrivés à Lisbonne. Des plats assez originaux et délicats. En entrée j'ai choisi les coquilles Saint Jacques et j'ai vu arriver sur mon assiette, une, une seule coquille Saint Jacques, grande ouverte, baignant crue dans une sauce légèrement piquante. Excellent !

mercredi 29 avril 2026

Promotion

Charlotte a obtenu sa promotion aujourd'hui. Elle fera un travail différent, plus intéressant, toujours chez Uber. Nous allons fêter ça au restaurant ce soir. 

Je lis actuellement un polar : Sang d'encre au 36, par Hervé Jourdain (Pocket, 200ç). Je ne le mentionnerais même pas si une drôle de coïncidence n'avait pas attiré mon attention.  Un enseignant d'un collège de La Seine Saint Denis a été assassiné par un motard qui a tiré deux balles de 7,62 sur sa victime. L'un des deux élèves qui ont assisté à la scène du crime s'appelle Mamadou Bagayoko. S'agirait-il du fils du nouveau maire de Saint Denis ? 

mardi 28 avril 2026

Trahison

J'avoue que Kamel Daoud fait preuve de courage quand il écrit ce livre que je viens de lire : Il faut parfois trahir, NRF, collection Tracts, 2025. Il y a quelque chose de vraiment audacieux à défendre la trahison comme s'il s'agissait d'une sorte d'élan vers la liberté et, pour Daoud en tout cas, vers l'universalité. Son texte est intéressant, parfois poétique, parfois émouvant quand il nous explique les tourments de son être : Algérien, et donc Arabe, écrivant en français, dans la langue du colonisateur honni, et donc traitre à ce "nous" qui veut nous encapsuler dans une identité culbutée par le passé colonial. La trahison n'est-elle pas le pire des crimes ? Ce petit texte me fait penser à la pièce de théâtre que je voulais écrire quand j'étais adolescent et qui était centrée sur la défense juridique de Judas l'Iscariot. À l'époque je nourrissais l'envie de devenir avocat et je m'imaginais défendre cette cause perdue, celle de Judas. J'en parlais à ma sœur Martine qui était à la fois effrayée et admirative devant un tel projet.

lundi 27 avril 2026

5500

 5.500 pas ce matin. Je suis allé chercher de la viande chez le boucher que j’aime bien : le magasin s’appelle Talbo Verde, boucher vert. Pourtant il ne vend pas beaucoup de vert ! Par contre la viande argentine que j’ai préparée était excellente. Avec des patates douces. 

dimanche 26 avril 2026

Badinter

Aujourd'hui j'ai lu la courte autobiographie de Robert Badinter, Vivre (Flammarion, 2025). Il nous raconte l'essentiel, son enfance, son adolescence pendant la guerre, son métier d'avocat, son combat pour l'abolition de la peine de mort, ses rapports avec Mitterand, son amour pour sa femme Elisabeth. Une belle écriture, simple et concise. Un bon moment de lecture très instructif sur la deuxième moitié du XXème siècle.

Je suis descendu également cet après-midi, en ville, à Baixa, avec mon voisin Jérôme. Nous avons pris un verre ensemble. Puis nous sommes allés à Celeiro où j'ai acheté des graines de courge. Je suis remonté par les escaliers de 202 marches comme je l'avais fait la veille avec Isabel. J'ai totalisé 4040 pas. J'augmente petit à petit ma moyenne. Mais ce n'est pas facile !

samedi 25 avril 2026

Appanah

J'avais déjà lu d'elle, Nathacha Appanah, Un ciel par dessus le toit et je viens de terminer, toujours d'elle, Rien ne t'appartient, (NRF, 2021) un roman très bien écrit et assez prenant qui met en scène une femme, Indienne sans doute quoique ce ne soit pas précisé, dont l'histoire est remplie de drames : la mort de son père dans un pneu en feu, de sa mère qui était très sorcière, son amour pour Emmanuel, sa vie dans le refuge qui accueille les femmes gâchées, le tsunami, un vrai tsunami, à la fin... quelle vie !

Hier nous avions invité quelques amis pour voir le feu d'artifice du 25 avril à minuit.. et puis... rien : le maire de Lisbonne regrette sans doute le temps béni de Salazar ! En tout cas il semble désapprouver toute manifestation festive destinée à saluer la révolution des œillets. Nous irons manifester aujourd'hui et je participerai si ma jambe gauche me laisse tranquille.

vendredi 24 avril 2026

Tchaikowski

Hier soir nous sommes allés écouter la 6e symphonie de Tchaikowski, la Pathétique, qui est vraiment pathétique ! Je la connaissais par cœur après l'avoir si souvent écoutée pendant mon adolescence. C'est de la belle musique mais j'y ai été moins sensible cette fois-ci. Je reconnaissais tous les thèmes des différents mouvements, je pouvais anticiper tout ce qui allait venir. Cela gâche un peu le plaisir. 

L'après-midi, j'avais un groupe de lecteurs à l'Institut Français du Portugal avec Joana Valente. Nous nous y sommes retrouvés, les habitués de ce groupe, chacun avec des livres différents. Les interventions étaient très instructives. Moi, j'ai parlé du Souffle de la forêt de Simonetta Greggio, que j'ai lu récemment et dont j'ai déjà publié un commentaire sur ce blog. J'ai aussi dit quelques mots sur Le sang des collines, ce roman étrange dont le récit tourne entièrement autour des moutons et de ceux qui en sont les bergers.

jeudi 23 avril 2026

Henrique

Charlotte et Henrique vont se marier au civil le 6 juin prochain. Il y aura une petite fête pour leurs nombreux amis mais, plus tard, quand ils seront plus à l'aise financièrement, ils organiseront une cérémonie plus formelle avec tous les invités qu'on pourra accueillir : la famille, les amis, les voisins, etc... Ils sont très heureux et aujourd'hui même, Henrique a offert à Charlotte un magnifique bouquet qu'il a composé lui-même. C'est vraiment un artiste.

Isabel et Charlotte discutent le menu qu'ils envisagent pour cette petite fête intime qui réunira une cinquantaine de leurs amis sur la terrasse. Il s'agira de préparer beaucoup de finger food, un repas entier qu'on mange avec les doigts ! 

Nous, les parents, nous nous chargerons des alliances qui marqueront cette date importante.

Cet après-midi j'irai à mon groupe de lecteurs à l'Institut Français du Portugal. J'y parlerai de mes dernières lectures.

mercredi 22 avril 2026

Eurostar

Il fait très, très beau à Lisbonne sans qu'il fasse trop chaud. Le temps est idéal et nos plantes, sur la terrasse semblent être d'accord. Hier j'ai fini la lecture de Eye Spy, que j'avais commencé pendant mon voyage en Angleterre. Excellent roman. Tout se passe dans l'Eurostar où une gentille petite famille (le père et ses deux filles, l'une de quatre ans, l'autre de 15), de retour de leurs vacances brèves à Paris, se fait attaquer par deux hommes et une femme, sans que le père sache très bien pourquoi. Un chantage se met en place : l'adolescente de 15 ans sera tuée si le père ne fait pas tout ce qu'on lui dit de faire. Or il est avec sa petite de quatre ans dont il ne peut pas se séparer. Il cherche à sortir de ce piège dont il ne comprend pas les enjeux, pendant que le train roule à près de 300 km par heure. Il parcourt le train sur toute sa longueur à la recherche de sa première fille. Il a du mal à garder son équilibre à cause du roulis du train qui fonce dans le noir. C'est assez prenant. Le souvenir d'un attentat à Helsinki dont ses parents ont été victimes fragilise ses raisonnements.  Sa femme, dont le père a également été victime du même attentat, n'a pas voulu l'accompagner à Paris avec les enfants. Autre mystère dont il cherche les raisons. Bref, une écriture simple et efficace qui nous tient dans ce train fou. Je ne sais pas si ce roman a déjà été traduit en français.

lundi 20 avril 2026

Retour à Lisbonne

Le cinquantiènne anniversaire de Justine, la deuxième fille de ma sœur Martine, a été célébré dignement dans un endroit magnifique à York (GB) en présence de très nombreux amis et de très nombreux membres de la famille. Malheureusement, il y avait beaucoup de bruits et les conversations n'étaient pas faciles à suivre malgré la bonne santé de mon audition. Nous sommes rentrés à Londres avec Françoise, Marianne, Martine et Duncan. Marianne et Françoise ont rejoint l'Eurostar pour rentrer directement à Strasbourg alors que nous faisions étape chez Martine et Duncan à Londres où, le soir, nous avons pu avoir une grande discussion familiale assez intéressante. À York, j'ai acheté un livre qui m'a passionné pendant tout le voyage : Eye Spy de C.M. Ewan, un auteur que je ne connaissais pas. Le livre est très bien construit avec un suspense digne des meilleurs thrillers américains. J'en suis à la moitié du livre mais je compte bien le terminer rapidement pour en parler lors de l'un de mes prochains groupes de lecture. 

vendredi 17 avril 2026

York

 Nous sommes arrivés à Kings Cross station à Londres bien avancé pour notre train qui devait partir à 13h47. Nous avons attendu Françoise et Marianne qui devaient arriver avec l’Eurostar. Nous ne les trouvons pas et nous nous dirigeons vers l’endroit où se trouvent affichés les horaires de train et les numéros des quais d’où ils partent. Et…oh ! stupéfaction ! notre train est annulé pou on ne sait quelle raison. Nous nous informons et on nous conseille de prendre avec les mêmes billets un train à destination de Newcastle qui doit passer par York. On le prend. Et au dernier moment, Françoise et Marianne nous rejoignent. Ouf ! Nous voilà partis pour York, ville que j’ai habitée pendant cinq ans, de 1969 à 1974. 

jeudi 16 avril 2026

Playfair Mansions

 Nous sommes chez Martine et Duncan. Ce matin, Isabel et moi sommes sortis faire quelques courses. À midi, nous avons déjeuné dans un petit restaurant libanais : un humous délicieux avec de la viande. Nous avons également acheté une canne très légère qui se replie pour pouvoir rentrer dans mon petit sac à dos. Cette promenade m’a permis de compter plus de 4000 pas. Moins qu’hier certes, mais un bon chiffre quand même.

mercredi 15 avril 2026

Britain

 Nous sommes bien arrivés à London Gatwick, cet après midi vers 15h15. Nous étions assis juste derrière un couple avec un enfant qui n’a pas arrêté de crier  tue-tête pendant les deux heures et quart du voyage. Nous avons ensuite pris un trin qui nous a déposé à la Victoire station oû nous avons pris l District Line pour Baron’s Court où ma sœur Martine nous attendait avec Duncan, son mari, pour nous amener en voiture à Playfair.  Nous avons bin mangé et maintenant, je suis très fatigué.

mardi 14 avril 2026

Melville

 Hier soir, nous avons revu le fil de Melville, Un flic, avec Alain Delon et Catherine Deneuve. Un très beau film qui n’a absolument pas vieilli. Des images superbes qui nous laissaient du temps pur les regarder. Comme le disait notre ami Fred (le mari de Fadila, qui a fait du cinéma avant de devenir instituteur au cours des dix dernières années) le temps dans les films de Melville s’étire parfois de manière étonnante et ce sont les images qu’il nous offre qui conduisent à cet étirement du temps. Cela me donne envie de revoir d’autres films de Melville.

lundi 13 avril 2026

Art

 Notre amie Jeanne Couailler, historienne de l'art, nous a fait une conférence de plus de deux heures, hier après-midi, lors d'un "goûter du contrefort", sur l'histoire des mouvements qui ont rythmé l'évolution de la peinture depuis les dessins de la grotte Chauvet jusqu'aux réflexions audacieuses des peintres contemporains en passant par toutes les écoles ayant marqué cette évolution. Un bel effort avec des exemples projetés sur notre écran de télévision. J'ai trouvé cette conférence très enrichissante et bien formulée en anglais. 

Nous nous apprêtons à partir pour l'Angleterre, à York plus précisément, où Justine, la deuxième fille de ma sœur Martine a organisé une fête pour célébrer ses cinquante ans. Je me réjouis beaucoup de revoir cette partie britannique de ma famille ! J'espère que tout se passera bien. Nous prenons l'avion mercredi prochain.

dimanche 12 avril 2026

Chansons

 Hier soir, nous avions une quarantaine de personnes au salon du contrefort consacré cette fois-ci aux chansons qui accompagnèrent la révolution des œillets du 25 avril 1974. Vitor Sarmento, qui a un restaurant à Seixal mais qui chante également. Il est venu avec sa guitare et il a chanté les premières strophes d’un grand nombre de chansons portugaises. Il affichait sur un écran les paroles, ce qui m’a permis de comprendre presque toutes les chansons qu’il a chantées. Il érait remarquable de voir, où plutôt d’entendre l’assemblée présente, chanter avec lui. C’est ainsi que pendant deux heures, le salon s’est transformé en un chœur de voix révolutionnaires. Ce fut très émouvant. Malheureusement, les personnes qui étaient là étaient de la génération de ceux et celles qui ont fait cette belle révolution !

samedi 11 avril 2026

Honest green

Un peu déçu par le Lac des Cygnes de Tchaikowski que nous avons été voir, hier soir, au théâtre. L'une des danseuses étoile était décevante et, surtout, le décor était vraiment désagréable. Il s'agissait d'un écran au fond de la scène qui projetait des images mouvantes très désagréables dans la mesure où elles parasitaient le mouvement très gracieux des danseurs et des danseuses. Comment était-il possible de laisser passer une telle idée de décor, absurde au plus haut point. Dieu merci, après les spectacle nous sommes allés manger dans un restaurant Honest Green, à proximité du théâtre où nous avons pu choisir de délicieux plats végétariens même s'ils servaient également du thon et du poulet. Personnellement j'ai choisi des falafels avec du humus à la pistache, vraiment très goûteux. 

vendredi 10 avril 2026

Cygnes

 Ce soir, nous allons voir Le lac des cygnes, un ballet que tout le monde connaît. Sinon, aujourd’hui, j’essaye de me familiariser avec mon nouvel iPad. Je viens d’y ajouter l’application de ma banque française. Il faut que je rajoute ma banque portugaise. Ce ne sont pas des opérations très simples. 

Le temps est assez beau avec du soleil mais aussi un vent frisquet, tout compte fait, assez agréable, ce qui fait que nous avons déjeuné sur la terrasse. 

Gaston suscite l’admiration de tous nos visiteurs. En plus il est charmant avec tout le monde. Il me suit quand je vais dormir et se couche sur le lit pendant que je lis avant de tomber dans les bras de Morphée.

jeudi 9 avril 2026

Fadila et Fred

 Ils viennent d’arriver, nos voisins et amis de Paris. Fadila avait un petit appartement qui donnait directement sur la cour au 9, passage des Marais. Elle venait aux fêtes qu’Isabel organisait dans la cour. Ils seront avec nous pour quelques jours.

Aujourd’hui, je suis allé à ma banque portugaise pour tenter d’apprendre les procédures me donnant accès à mes comptes et me permettant d’effectuer diverses opérations tels que virements. C’est justement un virement que je voulais faire. Et j’ai mis du temps à comprendre que l’on ne pouvait pas faire cette opération à partir de l’ordinateur. Charlotte a réussi à la faire à partir de mon téléphone.

mercredi 8 avril 2026

iPad 11 m2

 Voilà ! C’est la première fois que j’utilise cet iPad pour écrire le message quotidien de mon blog. Je suis très content de cette nouvelle machine. Il y a de petites différences auxquelles il va falloir s’habituer. Je suis allé à Amoreiras pour m’acheter une protection à la FNAC. J’ai également acheté un chargeur car Backmarket ne le fournissait pas. Je n’ai pas encore osé m’acheter le fameux Pencil électronique qui permet d’écrire à la main sur l’écran. Ce sera pour plus tard !

Hier soir, nous sommes allés à un concert à Gulbenkian. Nous avons eu droit à trois compositeurs :  Erwan  Schulhoff, Béla Bartok et, pour finir ce festival en beauté, Olivier Messiaen avec le quatuor pour la Fin du Temps, œuvre qu’il a créée alors qu’il était prisonnier dans un camp de concentration allemand en Pologne. Moi, j’ai bien aimé mais Isabel était moins enthousiaste que moi.



mardi 7 avril 2026

BPI

Je dois aller à la banque BPI parce que, pour des raisons inexpliquées, ma carte de crédit, depuis quelque temps, ne fonctionne plus dans les magasins. Je peux vérifier l'état de mes comptes dans les cash points, mais je ne peux plus l'utiliser pour faire des achats. Cela me complique un peu la vie, car j'utilise cette carte pour mes petits achats d'épicerie tous les jours. Je vais voir si je peux retirer du cash. Cela pourrait être utile.

Je vais commencer la lecture de Martin Eden de Jack London que je me suis acheté sur Kindle : 0,99 euros. Ce n'est pas la ruine ! 

lundi 6 avril 2026

Piano

J'ai reçu aujourd'hui l'accordeur de piano pour faire en sorte que Louis ou d'autres musiciens puissent profiter de l'instrument qui appartenait à la grand-mère d'Isabel ! Un monsieur jeune et charmant qui a joué un petit morceau pour voir si ça collait. Ça collait à peu près. Ce n'est pas encore parfait et il reviendra le 23 avril.

Je me suis commandé un nouvel iPad, d'occasion bien tendu sur Backmarket, le mien ayant rendu l'âme. Or j'en ai grand besoin quand je pars en voyage. Je l'amènerai avec moi en Angleterre le 15 avril. Puis à Luxembourg en mai.

dimanche 5 avril 2026

Pâques

Isabel nous a préparé un véritable festin. En entrée : deux tranches de chèvre sur pain d'épices avec salade, ensuite, un cabri assado avec des carottes, du riz, un brocoli, des gousses d'ail et une sauce délicieuse, et pour dessert, une délicieuse pavlova, gâteau au chocolat et aux noisettes de Grenoble, etc..., le tout arrosé d'un vin rouge de Setùbal. Nous étions neuf à table avec nos amis iraniens, Elsa, Joba et Beatrice, Charlotte et Henrique, Suzana à la fin... Bravo, Isabel pour ce festin magnifique !

Un peu plus tard je suis allé avec Isabel à la veillée mortuaire de Manuel Eugenio, un homme d'une gentillesse authentique que je voyais surtout quand nous étions invités chez Paula Duque, une chercheuse scientifique adorable et très remarquable. Je ne suis pas resté très longtemps. 

samedi 4 avril 2026

Dossier 137

Il s'agit d'un film qui relate une enquête de la police des polices sur un cas de tir de LBD 40 sur un manifestant par la police. Le manifestant est handicapé à vie. Le policier qui a tiré fait l'objet de cette enquête au grand scandale de ses collègues qui le tiennent pour un héros. L'enquête disculpera le policier. La mère du manifestant (qui d'ailleurs ne manifestait pas) sera déboutée de sa plainte. La France des gilets jaunes. La France d'aujourd'hui. 

Auparavant nous avons été dîné à Cortés Ingles, au dernier étage, avec Lucia et Pedro, nos meilleurs amis portugais. Muito agradavel !

vendredi 3 avril 2026

Scott Preston

C'est l'auteur du roman que je viens de lire et dont le titre est Le sang des collines. Ça se passe au nord de l'Angleterre dans les collines de la Cumbrie, un pays sauvage où il n'y a que des moutons, des rochers et quelques humains aussi sauvages que les vents qui s'accrochent au paysage comme pour le faire décoller de la terre. C'est un roman singulier. Surtout à cause de la présence des moutons, que l'on vole en troupeau, mais aussi que l'on garde grâce aux bergers qui s'en occupent.