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samedi 31 décembre 2022

Dernier jour de 2022

Ma nuit a été assez bonne avec deux ou trois réveils seulement.

La valse des pétards a commencé sans que cela n'émeuve particulièrement nos chats qui restent bien tranquilles. Enfin, c'est seulement le début et comme nous sommes près du centre ville, cela risque de s'amplifier au cours des prochaines heures. Charlotte est allée faire la fête avec ses amis. 

Nous allons recevoir une trentaine de personnes qui veulent être aux premières loges pour le feu d'artifice qui, semble-t-il, aura lieu cette année. Les deux dernières années, nous en avons été privés. Mais je dois dire que je ne suis guère sensible à ces efforts qui consistent à encombrer le ciel avec une multitude de couleurs et des explosions qui n'ont rien à voir avec le tonnerre. Gramsci disait qu'il avait horreur du 1er janvier et de tout le plat que les humains en font. J'ai tendance à être d'accord avec lui.




 

vendredi 30 décembre 2022

Écritures du vent

Hier soir nous avons fait la connaissance de deux amis de Charlotte. L'un d'eux, Farid, construit des machines que le vent active, selon un mécanisme qu'il a lui-même conçu et fabriqué, des feutres qui enregistrent sur un papier collé à l'intérieur d'un cylindre de 3m de diamètre —je ne suis pas absolument sûr du chiffre— les mouvements que le vent imprime à ces instruments graphiques. Cela donne des dessins superbes qui expriment les caprices du vent. J'ai trouvé le dispositif et l'idée tout-à-fait remarquables. On sent très bien qu'il s'agit là d'une passion dont Farid ne se cache pas d'ailleurs. L'autre ami de Charlotte, c'est Gabriel qui est sculpteur, plasticien, musicien, etc. Charmant également, avec un sourire d'une très grande ouverture. Farid est, semble-t-il, un grand ami de Julien, astrologue et journaliste de guerre, avec lequel Sasha, la fille de Fabien, avait de nombreux projets d'habitation en commun dont la pertinence n'est plus d'actualité depuis que Sasha s'est installée en Colombie. En tout cas, j'ai été ravi de faire la connaissance de ces deux artistes pleins de joie de vivre et d'inventivité. Farid est Kabyle. Il habite Paris mais se rend souvent à Paimpol, où Julien et Hugo ont acheté leur maison.

jeudi 29 décembre 2022

Spinoza

 Le cadeau de Noël que j'ai reçu cette année est le volume des œuvres complètes de Spinoza dans la nouvelle édition de la Pléïade. Je me réjouis de relire certains textes de Spinoza dans cette nouvelle traduction. Relire l'Éthique, notamment, mais d'autres textes aussi. Cela va m'occuper pendant pas mal de temps. 

J'ai passé enfin une nuit très bonne avec un seul réveil, après lequel je me suis rendormi très vite pour suivre le deuxième épisode de ma série onirique. J'ai l'impression que ça a marché mais je ne me souviens plus des détails du monde dans lequel je m'étais plongé avec mon premier sommeil.

mardi 27 décembre 2022

Antibiotiques

J'ai vraiment du mal à me débarrasser de cette foutue bronchite qui empoisonne mes nuits aussi bien que celles d'Isabel car la fréquence de ma toux bruyante n'est guère favorable à son sommeil. J'avais la possibilité de stopper les antibiotiques aujourd'hui si mon état de santé le permettait mais comme il n'y a guère d'amélioration, je suis reparti pour un tour de trois jours avec ces médicaments qui ne sont pas sans inconvénients car ils provoquent des diarrhées. Bref, je ne suis toujours pas remis de ce Noël bronchitique. Bon ! vivement 2023 et le retour à une vie un peu plus normale. En tout cas, il est décidément clair que, depuis quelques années, Noël est pour moi une période difficile à passer. 

Hier soir nous avons reçu la fille de mon ami Michel Biezunsky avec son mari, Michael qui lui-même était accompmagné de sa mère Nancy (qui habite en Floride) et son ami David avec son épouse et leurs deux enfants. Nos invités de Noël venaient de partir. Mais la soirée a été joyeuse et intéressante. David est documentariste et ses films sont souvent programmés sur Arte. Je suis sûr d'en avoir déjà vus. 

Je continue à m'informer sur ce qui se passe en Iran. Je me souviens des propos d'Ali qui disait de ce mouvement qu'il s'agissait d'une révolution qui, cette fois, s'attaque, non pas au pouvoir politique, mais bien au pouvoir de la religion qui, évidemment en Iran, s'est emparé du politique mais c'est quand même bien contre la religion que les femmes iranniennes se battent. 

dimanche 25 décembre 2022

Passé

Beaucoup de monde aujourd'hui au 4ème étage du 131, Calçada de Santana à Lisbonne. Spencer, l'ami de Charlotte, un "Américain à Lisbonne", avec qui j'ai pu discuter sur plusieurs sujets différents. Charlotte était là et me posait beaucoup de questions sur plusieurs épisodes de ma vie passée. Sans doute suis-je à l'âge où mon passé est sans doute plus intéressant que mon présent, et en tout cas, que mon avenir qui n'a plus de grandes surprises en réserve. Encore que, sait-on jamais. 

samedi 24 décembre 2022

Bronchite

Nous sommes le 24 et il est 18h ici à Lisbonne. Isabel est allée chercher Charlotte à l'aéroposrt. Je brûle d'impatience. Elle vient de Marseille. 

Malheureusement, je ne suis pas en grande forme. Le médecin qu'on a appelé m'a diagnostiqué une bronchite qui pourrait se transformer en une broncopneumonie si on n'y met pas le holà avec des antibiotiques. Je déteste ces médicaments qui chamboulent vos intestins mais je dois me débarrasser de cette maladie le plus rapidement possible.

vendredi 23 décembre 2022

Pétards

 Rien écrit depuis mardi dernier. Ma gorge continue à me faire souffrir. Elsa, la sœur d'Isabel, avec son mari et sa fille, est venue hier pour passer Noël avec nous. Il y aura des cadeaux sous le sapin, comme d'hab. Et les chats seront effrayés par les pétards qui ne manqueront pas d'égayer nos prochaines nuits. 

mardi 20 décembre 2022

Toux

Hier, je suis resté au lit pratiquement toute la journée. Une toux féroce me secouait toutes les cinq minutes. Ma gorge allait mieux mais mes poumons continuaient à entretenir cette toux féroce. 

Nous avons revu hier soir Le Guépard, de Visconti avec Burt Lancaster. Film magnifique sur la décadence fière et digne d'un monde conscient de sa propre perdition. 

dimanche 18 décembre 2022

Gorge

Ma gorge est en feu.  Ça a commencé à la fin de mon intervention d'hier. En plus je tousse beaucoup. Mais je viens de voir cette belle finale de la coupe du monde qui a consacré le talent extraordinaire de Lionel Messi. Les Bleus se sont bien battus surtout au cours de la deuxième mi-temps. La première mi-temps a été très décevante du côté français. Ils se sont bien rattrapés ensuite avec le fulgurant Mbappé. 


samedi 17 décembre 2022

Derrick

 J'ai rêvé aujourd'hui que ma mère était morte. Et j'étais en larmes. Puis je vais la voir. Elle était dans son cercueil. Brusquement je la vois qui se met à parler. Je luis caresse le visage. Ce qu'elle dit est drôle. Je ris. Elle aussi.

Hier j'ai donné ce qui sera peut-être la dernière conférence de ma vie. Il y avait vingt personnes, très attentives malgré le fait que je parlais français. Le débat a été vif. Le sujet de cette conférence était : "Des sciences de la nature aux sciences de l'homme et retour avec la psychanalyse." Marco, qui était là, m'a dit qu'il avait aimé mon propos, non seulement pour le contenu de ce que je disais, mais encore pour la manière dont je parlais, mes gestes, la posture de mon corps. Isabel me disait : "On pense avec toi, quand tu parles." Je prends ça pour un beau compliment. Il a été question de psychanalyse qui, pour moi, appartient aux sciences de l'homme du côté des analystes, mais reste du côté des sciences de la nature, du côté des analysants qui, au cours de leur analyse, réussissent à mettre en question le savoir qui leur a été donné d'eux-mêmes —par leurs parents, leurs maîtres, leurs amis et leurs ennemis— et qui font de véritables découvertes sur eux-mêmes.

Avant hier, j'ai revu mon cousin, Derrick de Kerckhove, très en forme avec sa nouvelle femme, une italienne charmante. Nous avons discuté de nos marottes respectives, lui, l'informatique et les changements qu'internet provoque dans nos sociétés, moi, l'écriture et les sciences. Il nous a promis qu'il reviendrait. 

jeudi 15 décembre 2022

Glasgow

Il y avait un monde fou à l'aéroport et beaucoup de désordre ce qui est très inhabituel pour le Luxembourg.  J'ai fait plus d'une heure de queue pour arriver aux contrôles des bagages. Beaucoup de gens autour de moi craignaient d'avoir raté leur avion. Dix minutes avant l'heure de départ de leur vol, ils étaient encore dans la même queue que moi. J'ai aussi remarqué le calme de presque tout le monde. 

Dans l'avion, j'ai lu la moitié d'un polar, L'enfant de février par Alan Parks, un auteur écossais qui situe l'action du roman à Glasgow, une ville glauque assez fascinante. C'est parce que cela devait se passer dans cette ville que j'ai acheté ce roman au kiosque de l'aéroport de Luxembourg. 

Hier soir, nous avons vu le match France/Maroc à la télévision. Belle performance des Français certes, mais les Marocains se sont bien battus avec force et intelligence.  

mercredi 14 décembre 2022

Félins

Le rêve de cette nuit m'a transporté dans une sorte de parc où il y avait beaucoup de félins (tigres, jaguars, panthères, etc.) Je m'étais réfugié avec Isabel sur une minuscule plateforme rocheuse où il fallait se plier en quatre pour dormir. Au moment où elle a voulu me rejoindre, Isabel s'est fait prendre par l'un de ces animaux qui l'a traînée sur quelques mètres mais Isabel ne bougeant pas, le félin l'a laissée et elle a pu me rejoindre sur cette minuscule plateforme qui surplombait le parc. Ce rêve s'est nourri de la lecture que je venais de faire du livre de Sandrine Collette dont j'ai parlé hier.

Jeannot et moi avons vu le match de foot Argentine/Croatie et nous avons tous les deux été choqués par l'attribution d'un pénalty à l'Argentine (qui a quand même gagné 3 à 0). Ce soir nous allons regarder le match France/Maroc. 

mardi 13 décembre 2022

Loups

J'ai retrouvé ma petite chambre de moine à l'hôtel Sigefroid de l'internat du Lycée Ermesinde. Ce matin, l'eau de la douche était vraiment glaciale. Il faisait —6° à l'extérieur et tout était magnifiquement couvert de givre. À 11 heures ce matin j'avais rendez-vous à l'Académie de Beauté, l'une des entreprises du lycée. Je me suis fait soigner les pieds par une vraie professionnelle et c'est vrai que cela faisait une différence remarquable. 

Hier soir, j'ai lu le roman de Sandrine Collette, On était des loups (JC Lattès, 2022), un récit bien écrit qui raconte la vie sauvage d'un homme dans la forêt. En réalité, il s'agissait d'un couple. La femme avait été tuée par un ours et elle laissait un enfant de cinq ans à la garde de son père. Mais celui-ci ne veut pas de cette garde qui l'embarrasse et le gêne dans ses expéditions de chasse. Donc il en veut à cet enfant. Il lui en veut d'exister. J'ai trouvé la description des sentiments hostiles du père vis-à-vis de son enfant d'autant plus intéressante que j'ai l'impression que l'hostilité en question ressemble plus à celle qu'une mère pourrait avoir pour son propre enfant. L'auteure du livre est une femme. Mais les émotions qu'elle attribue au père de l'enfant ne me paraissent pas coller avec celles qui pourraient caractériser les sentiments d'un homme. Il faudrait en discuter avec l'auteure, évidemment.

lundi 12 décembre 2022

Françoise

Voilà ! j'ai passé la nuit chez Françoise ce qui me permet d'aller à la gare à pied pour prendre mon train pour Luxembourg sans déranger personne. Le plus souvent, Françoise m'accompagne jusqu'à la gare. En tout cas j'ai passé une bonne nuit, bien au chaud sous les couettes, dans une chambre plutôt froide.  Je ne me suis réveillé que trois fois, avec chaque fois de longs rêves que je me promettais de garder en mémoire mais qui, sous la douche froide, ont disparu.


dimanche 11 décembre 2022

Victoire

Les Anglais ont été magnifiques pendant toute la partie contre des Français, assez mal organisés et un peu anarchiques, mais vainqueurs finalement. Le seul but anglais a été obtenu avec un penalty. Un deuxième penalty aurait pu changer la donne mais Kane, le capitaine de l'équipe anglaise, a tiré bien au dessus de la barre de Hugo Lorris. C'est une belle victoire des Français, pas tout-à-fait méritée, et c'est ce qui peut arriver de mieux à une victoire, parce qu'on ne peut pas ne pas en être conscient.  Les Anglais, quant à eux, peuvent être fiers de leur défaite. 

samedi 10 décembre 2022

Le Caire

Nous avons été au cinéma hier soir. C'est juste en face de chez Josiane, Cinq minutes à pied. Nous avons vu La Conspiration du Caire, film qui m'avait  été recommandé par Fabien. J'ai trouvé le film assez bien, bien qu'assez difficile à comprendre. 

Aujourd'hui, je suis allé manger chez Marianne avec Françoise, Patrick et Julie. Julie était très alerte. Je lui ai réitéré mon invitation à Lisbonne et elle semblait assez positive avec cette idée. Marianne avait préparé un dos de cerf, délicieux, avec une sauce aux chanterelles à pied jaune, délicieuse également, et une tarte aux griottes préparée par Françoise ainsi que de remarquables petits gâteaux au chocolat préparés par Julie.  Ensuite, je suis allé chez Françoise où j'ai pu revoir Dali. Superbe journée familiale ! 

vendredi 9 décembre 2022

Magnétiseur

Ce matin, un magnétiseur est venu pour Josiane. C'est moi qui lui avais donné son nom à la suite des séances que Célia et Irène ont eues avec lui. J'ai pu assister à cette séance. L'homme était charmant, parlant beaucoup, expliquant ce qu'il faisait. Il nous a dit qu'il était parfois appelé par des curés pour pratiquer des exorcismes. Célia et Irène ont été enthousiasmées par leur séance respective, se sentant toutes les deux pleines d'énergie. Ces séances coûtent assez cher. 100 euros. J'ai hésité mais finalement je ne me suis pas allongé sur sa "marquise". 

jeudi 8 décembre 2022

800 m

Au cours de la nuit que j'ai passée chez Irène et Pierre à Plobsheim, j'ai fait un rêve qui persiste dans ma mémoire. J'étais à Londres et Fabien avait trouvé un logement très particulier. C'était une sorte de couloir de 1,10 m de large et long de 800 m !!! Deux murs de briques rouges parallèles. Difficile à aménager en plusieurs espaces distincts mais Fabien était intéressé par l'affaire. 

Cette nuit j'ai encore beaucoup rêvé entre mes réveils successifs. Il était question d'un dissident avec un nom de code assez étrange, quelque chose comme "aegis per" ; je vois encore l'image de ce nom de code mais je ne sais pas comment l'écrire parce que c'étaitnune image et non un fragment d'écriture.

Porto

 J'ai omis de publier ce "post" que j'avais écrit à la veille de mon départ de Porto. Nous sommes le 8 décembre, deux jours après mon départ de Porto.

Je suis à Porto où je suis arrivé à 8h, ce matin après avoir admiré un beau lever de soleil par le hublot de l'avion. Mon boarding pass, pour Strasbourg, imprimé par Isabel sur son imprimante n'a pas fonctionné. J'ai dû aller en chercher un autre au comptoir Ryannair. J'attends maintenant l'heure pour embarquer directement vers Strasbourg où Irène doit m'attendre à 15h15. 

Ma nuit a été courte. Je me suis levé à 4h30, j'ai pris ma douche froide habituelle, j'ai donné à manger aux chats puis je suis descendu dans la rue pour attendre mon taxi. 


lundi 5 décembre 2022

Citron vert

La veille d'un voyage, je suis toujours un peu tendu. J'ai peur d'oublier des choses. Aujourd'hui, j'ai pensé à emmener un citron vert pour mon petit déjeuner du lendemain de mon arrivée. En fait j'en ai pris deux pour quand je serai chez Josiane. Pour les œufs j'espère qu'Irène, chez qui je vais loger demain soir, y aura pensé. 

Tous les soirs je lis une vingtaine de pages de l'Archipel du Goulag. Et je m'endors en pensant aux épreuves que les zeks ont vécu dans cet environnement incroyablement dur. Je me demande si j'aurais survécu à de telles épreuves et je me dis que non. Ce n'est pas rassurant. 

dimanche 4 décembre 2022

Voyager

Il y a un peu moins de cinq ans je regardais la série Godless que Fabien avait téléchargé pour moi sur mon téléphone. Je viens de la revoir en entier avec plaisir. C'est un excellent western, un peu long et verbeux parfois, mais pas trop. Il y a surtout de magnifiques chevaux et de grands paysages. L'histoire est à la fois poignante et cruelle. Cela me donne des idées pour ma collection de verbes. Cette nuit j'ai pensé au verbe "voyager". Il faut que je trouve quelque chose d'intéressant à dire sur ce verbe qui correspond à une belle idée mais dont il faut se méfier.

samedi 3 décembre 2022

Sel

C'est encore une fois le rêve de cette nuit dont le souvenir très vivace est très présent. Nous sommes allés chercher du sel. Deux kilos. Et je décide de porter ce sac de deux kilos sur la tête pendant tout le trajet de retour. Comme le font les femmes africaines. Je me tiens bien droit et malgré les protestations d'Isabel qui voudrait porter cette charge, je marche à travers la campagne avec ce poids sur la tête qu'il faut que je replace de temps en temps mais très légèrement. Nous arrivons en ville et les choses deviennent plus compliquées. 

vendredi 2 décembre 2022

Honorer

Encore un rêve joyeux. Il s'agit d'une fête où sont rassemblées plusieurs promotions des étudiants que j'ai eu dans le passé. Bien sûr René s'y trouve avec sa crinière blanche et son sourire éclatant. Nous nous embrassons et nous commençons aussitôt à discuter. Il a écrit plusieurs chiffres sur un tableau et je lui demande : "Et l'homme, dans cette affaire ?" Mais je reconnais beaucoup d'autres étudiants, des couples qui se sont trouvés dans mes cours et que je retrouve avec des cheveux gris. Ils sont là pour honorer le vieil homme que je suis devenu sans m'en rendre bien compte. Comme si l'on vieillissait par inadvertance. 

jeudi 1 décembre 2022

Cortes Inglés

 Hier, j'ai fait quelques courses à Cortes Inglés où il y a vraiment beaucoup de choses. C'est le Temple de la Marchandise et de la Consommation. J'ai pris de petits steaks de cerf que nous ferons aujourd'hui avec des champignons. J'ai aussi pris des têtes d'asperges vertes, une tranche de saumon fumé et un morceau d'ananas déjà épluché, que je me réjouis de manger. J'y suis allé parce qu'il me fallait de la teinture noire pour mes pantalons de velours. Malheureusement ça n'a pas très bien réussi. Bon ! je m'en contenterai pour l'instant jusqu'à ce que je puisse m'acheter un beau pantalon de velour noir à grosses côtes, ce qui n'est pas du tout évident. 

Cette nuit, j'ai encore fait des rêves très réalistes. Je m'y croyais vraiment. Je rencontrais mon ancien professeur de logique, Hervé Barreau qui, aujourd'hui, doit bien profiter du paradis auquel il croyait si intensément. C'est d'ailleurs lui qui m'avait dit que le fin du monde était proche. 

mercredi 30 novembre 2022

Quitter

Il y a des rêves que l'on ne veut pas quitter. C'était le cas cette nuit. Cela se passait au 10, rue Richard Brunck à Strasbourg, là où j'ai vécu mes premières années de couple avec Irène. Il y avait une grande fête avec beaucoup de jeunes, des amis de Maurin et Gaspard qui étaient là. L'ambiance était très animée, les gens fumaient et j'avais un cigare au bec. Beaucoup de gens m'écoutaient. Ils me suivaient du jardin à l'intérieur de la maison et puis de nouveau au jardin. Maurin ne se gênait pas pour critiquer ma manière un peu professorale de dire les choses, mais très gentiment, et je lui répondais que c'était mon passé d'enseignant qui me faisait adopter ce ton. Mais, pour moi, ce que je disais était très simple. Sans fioritures ni emphase. Je reconnais à un moment donné Irène Jacob qui se penchait au balcon. Isabel avait quitté la fête assez vite ce qui fait que je comptais sur Irène pour qu'elle me ramène à la maison. "Ne m'oublie pas au moment de partir", lui disais-je. Quand je me réveille pour aller faire pipi, je dis à tout le monde : "Ne partez pas, je reviens tout de suite !" Évidemment j'ai eu beaucoup de mal à revenir justement. C'est difficile de reprendre un rêve là où on l'a quitté. 

mardi 29 novembre 2022

Métiers

Isabel est en train de refaire les étagères de son bureau. Elle peint, scie les planches, visse des supports au mur, bref elle fait tous les métiers les uns après les autres. Elle est pleine d'énergie et très déterminée.  Ce sont de grandes qualités. 

J'ai terminé le texte —qui sera traduit en portugais— de mon intervention lors de ma prochaine intervention dans le cadre des "salons du contrefort" le 16 décembre prochain, le lendemain de mon retour de Luxembourg. Isabel l'a trouvé bien ce qui m'a fait plaisir, évidemment. 

lundi 28 novembre 2022

Verbes

Comme je l'ai mentionné il y a quelques jours, j'ai repris ma collection de verbes. C'est un projet d'écriture assez curieux. J'y engage souvent des bribes de souvenirs d'enfance même si je ne me souviens guère d'Alexandre le Grand qui revient de temps en temps hanter mes phrases. J'écris et j'associe, assez librement, quoique toujours sous les contraintes du plaisir d'écrire. Voici le dernier ajout de ma collection :










dimanche 27 novembre 2022

Longo

Welcome - Valter Longo

Il s'agit de Valter Longo que j'ai pu voir sur Arte hier soir et qui disait ceci : "Les meilleurs médicaments contre le vieillissement, ce sont le jeûne et l'exercice physique." Explication : avec le jeûne, vous vous débarrassez des vieilleries toxiques qui embarrassent vos tuyaux, vos muscles, votre sang, vos organes et toutes ces vieilleries devront être remplacées par du neuf, tout ce que votre propre corps peut encore produire pour sauvegarder ce qu'il y a de vivant en vous. 

samedi 26 novembre 2022

Nuages

 Vu ce soir même de notre terrasse à Lisbonne.



Couper

C'est le verbe qui a nourri ma résilience contre l'insomnie de cette nuit. Ce qui ferait renouer avec cette œuvre inachevée que j'ai encore un tête, Le parti pris des verbes, comme me le suggérait Guychou.  Je trouve que cette idée d'obliger les verbes à nous interroger sur la langue reste intéressante même si mes tentatives me semblent assez dérisoires. 

Couper.— Il faut aiguiser cette lame dont le fil va entrer, avec élégance et délicatesse, dans ce morceau de viande argentine. Il y a une espèce de plaisir étrange à sentir le couteau sur la chair qu'il ne fait qu'effleurer pour que l'entame soit déjà là et que s'ouvre le rouge. Comment la chair peut-elle se soumettre si facilement, si gracieusement, au tranchant de la coupe ? Le geste du boucher me fascine. Il défait les adhérences graisseuses du gigot avec une efficacité qu'il ne doit sans doute qu'aux qualités de lame dont l'homme sait entretenir le fil en deux trois mouvements rapides qui font glisser le bruit dans nos yeux.  

vendredi 25 novembre 2022

Ghana

 Les Ghanéens ont bien joué mais c'est le Portugal avec Ronaldo qui l'a emporté. Je ne réussis pas à voir la plupart des matchs —je ne sais pas comment se forme le pluriel de "match"... il y a discussion entre "matches" et "matchs" que j'ai choisi, sans en être bien fier, d'ailleurs !— à la télévision. Il semble que la France contre l'Australie a été un grand moment sportif. Je veux bien le croire. 

J'ai reçu aujourd'hui le livre Engagements. Actualité d'Andrée Tabouret-Keller (1929-2020), Lambert Lucas, 2022, qui rassemble des textes réunis par Gabrielle Varro, une linguiste que j'adore même si nous ne sommes pas toujours d'accord, notamment sur les qualités littéraires du livre de Jonathan Littell, Les bienveillantes, livre qu'à l'époque (2006), j'avais trouvé très intéressant et bien écrit. Les contributions très diverses à ce livre d'hommage à Andrée sont tout à la fois très personnelles et stimulantes. Ma propre contribution est un peu chétive mais elle a le mérite d'exister.

mercredi 23 novembre 2022

Vide

Je me sens bien. Ce matin, j'ai commencé à boire. J'ai d'abord pris une gorgée d'eau de coco. Puis je me suis mis à l'eau. Sans exagérer. Une gorgée après l'autre. Évidemment, je ne mange rien. Ce n'est pas difficile. Ce qui dérange un peu c'est que, tout à coup, on n'a plus à penser à la nourriture, à faire des courses, à commencer à cuisiner, etc. Et c'est cela qui crée un vide. 

mardi 22 novembre 2022

Sec

 Deuxième jour de jeûne sec. Ce matin nous avions la gymnastique. Pour le moment je n'ai ni faim ni soif. Sans doute qu'une gorgée d'eau fraîche me ferait plaisir. Mais je réussis assez bien à oublier l'eau et le pain. 

lundi 21 novembre 2022

Jeûne

 J'ai commencé mon jeûne aujourd'hui. Je fais une première journée de jeûne sec pour accélérer la venue d'un état de cétose, d'après une suggestion de mon voisin Jerôme. Je poursuivrai sans doute demain ou après-demain avec un jeûne hydrique. Il s'agit essentiellement de décrasser mes artères.

 Cette nuit j'ai fait un rêve très plaisant, très agréable. 

Je prépare activement la conférence du 16/12. Je me dis qu'il ne faut pas que ce soit trop compliqué. Sinon, personne ne comprendra quoi que ce soit. Il faut dire que le thème de cette conférence n'est pas évident : "Des sciences de la nature aux sciences de l'homme et retour avec la psychanalyse". Il y a longtemps j'ai traité d'un thème très semblable devant le conseil scientifique de l'université Louis Pasteur. Les économistes et les psychologues présents ont trouvé ma présentation claire et bien argumentée. Un ami chimiste, présent lui aussi, a levé la main pour me dire : "Je n'ai absolument rien compris." J'ai beaucoup réfléchi à cette incompréhension déclarée pour essayer de comprendre pourquoi il ne comprenait pas ce que je disais. Je crois avoir trouvé une raison. Dans les sciences de la nature, l'interrogation des chercheurs porte sur des choses concrètes, des fragments de réalité. Dans les sciences de l'homme, il faut d'abord s'interroger sur notre accès aux choses du monde, sur le langage qui nous ménage cet accès. Dans les sciences de l'homme on met les mots en question ce qui est très insupportable pour ceux qui s'interrogent sur les choses elles-mêmes.





dimanche 20 novembre 2022

Trompettes

Le rêve de cette nuit : il ne m'en reste que des bribes mais je me souviens avoir été aux champignons et avoir trouvé de magnifiques trompettes de la mort, grandes et bien fermes. Je m'étonnais d'ailleurs que personne ne les avait repérées malgré leur taille.  

Aujourd'hui, j'ai travaillé sur la "conférence" que je dois faire dans le cadre des salons du contrefort le 16 décembre prochain, le lendemain de mon retour de Luxembourg. J'ai pris plaisir à retrouver les joies (et les difficultés) de l'écriture. 

samedi 19 novembre 2022

Salon

Le couscous d'Isabel a été très apprécié par les 19 convives qui ont écouté les propos de Vitor sur les temps néolithiques dans le cadre des salons du contrefort lancés par Isabel. Moi, j'ai quitté la soirée vers 11h parce que j'étais fatigué et que je ne me sentais pas bien. Mais la prochaine fois, à savoir le 16 décembre prochain, c'est moi qui aurai la parole pour parler de ce que j'ai appelé un jour "le paradoxe épistémologique des sciences sociales". Comme il y aura pas mal de psychanalystes dans le public, j'ajouterai quelques mots, dizaines de mots, voire centaines de mots sur la scientificité de la psychanalyse. D'ici là, j'ai un voyage à Luxembourg et plusieurs écrits à terminer. Je ne chôme pas depuis quelque temps.

vendredi 18 novembre 2022

Couscous

 Hier je suis allé dans un labo pour me faire examiner les artères de mon cou. Il sembkerait qu'elles soient assez encrassées et que l'artérosclérose me guette. Lundi, je vais commencer un jeûne pour décrasser mon organisme. Par contre ce soir, nous avons un "salon du contrefort" et nous attendons 19 personnes pour écouter Vitor qui nous parlera du néolithique. Isabel a préparé un énorme couscous qui parfume toute la maison. Ce n'est pas vraiment ce que je devrais manger à la veille d'un jeûne mais bon, ça ira quand même.

jeudi 17 novembre 2022

Vian

Hier, j'ai continué ma lecture de Sebald en français. C'est vraiment un livre merveilleux. J'ai noté un passage sur le temps que j'évoquerai tout-à-l'heure, après mon rendez-vous médical à 17h où les machines examineront mon cou. Le soir, j'ai vu une émission sur Boris Vian / Vernon Sullivan, et le roman qui fit scandale en 1947 : J'irai cracher sur vos tombes, avec des commentaires très intéressants d'Hervé Le Teillier dont j'ai longtemps apprécié les billets dans Le Monde. 

Aujourd'hui à midi j'ai cuisiné des asperges avec la célèbre mayonnaise de Baudouin que j'ai failli rater d'ailleurs, mais que j'ai pu rattraper avec le mixer. 

mardi 15 novembre 2022

Céramiste

Ce midi, nous sommes allés à Trafaria rejoindre Izilda avec qui nous avons déjeuné tout en lui présentant nos nouveaux amis iraniens, Alimo et Mo, ce dernier étant un céramiste photographe qui nous a offert un très beau livre sur les portes à Téhéran et le travail du métal qu'elles nous permettent d'admirer. Un déjeuner très joyeux sous une pluie battante. Nous étions sur la terrasse, bien abrités sous l'auvent. Nous avons tous mangé le "polvo a lagareiro" sauf Izilda qui ne mange plus de poulpe depuis qu'elle sait que ce sont des bêtes pleines d'intelligence. Mo est céramiste, et s'est intéressé au travail d'Izilda en poterie. Nous les avons fait se rencontrer au nom de leurs intérêts communs.

lundi 14 novembre 2022

Iraniens

 Nous avons reçu hier soir à dîner un couple d'Iraniens qui compte s'installer ici à Lisbonne à partir du mois d'avril. Ce sont des amis de Karim, l'un de nos amis au Maroc qui, par l'intermédiaire d'Ali, nous a offert un livre magnifique sur le parc national de Khenifiss, au sud du Maroc. En tout cas nous avons passé une soirée très agréable et nous nous réjouissons d'avance de les revoir très bientôt. 

Je me suis mis à relire Austerlitz de Sebald, livre magnifique que j'ai lu dans sa version anglaise sur mon Kindle, il y a longtemps, en mai 2015. Richard m'a laissé la version française du roman et j'ai recommencé à le lire dans cette traduction de l'allemand. C'est vraiment un très beau livre, comme je le disais déjà après l'avoir lu en anglais.

dimanche 13 novembre 2022

Beatles

Je viens de lire le livre que Richard a offert à Isabel, Et si les Beatles n'étaient pas nés, de Perre Bayard (Minuit, 2022) un auteur que je pratique depuis longtemps et qui, chaque fois, me séduit, non seulement par son écriture limpide et si simplement argumentée mais surtout pas les idées qu'il promeut dans ses livres. Cette fois, il titille la fibre de l'uchronie, se posant la question de la manière dont certains auteurs en éclipsent d'autres qui auraient pu atteindre une célébrité analogue à celle dont ils ont bénéficié... injustement ? non ! pas forcément. Il ouvre ainsi devant nous la porte qui nous mène à de multiples univers parallèles. Marx plongeant Proudhon dans l'ombre des oubliés, Proust noyant Anatole France dans une obscurité qu'il veut ne pas être définitive, Ben Jonson refoulé par Shakespeare, les Beatles pourfendeurs involontaires des Kinks, etc. Ce livre est magnifique parce qu'il nous montre les biais qui nous font voir les choses d'une certaine façon et nous font négliger d'autres façons de voir.

Avant de me plonger dans les univers parallèles de Bayard, j'ai fait une petite exploration médicale sur internet pour voir dans quelle mesure l'étourdissement que j'ai vécu hier après midi sur mon chemin vers la boulangerie Soares pouvait être lié à ma tension qui, semble-t-il, est anormalement basse. J'ai pu constater que, contrairement à ce qui m'était souvent dit, une tension très basse, à partir de 75 ans, n'est pas du tout bénéfique. Bien au contraire. Les statistiques montrent que la mortalité des vieux à basse tension est bien plus fréquante que celle des vieux dont la tension est plutôt élevée (pas trop, bien sûr). Donc il faut que je tienne ça en compte si je veux survivre encore suffisamment longtemps. Boire de l'eau, manger salé (j'ai aussitôt été me couper un morceau de Padano), supprimer l'alcool, etc. 

samedi 12 novembre 2022

Lalande

Ce matin j'ai reçu une annonce des archives HAL. Le mémoire de Master d'Antoine Lalande est consultable en ligne et j'ai commencé à le parcourir. Le thème du mémoire est "la vulgarisation des sciences sociales" dont j'ai postulé, il y a environ 50 ans, l'impossibilité théorique. Je me promets de lire ce mémoire en entier car il est très intéressant d'après les quelques pages que j'ai pu parcourir rapidement. Je me réjouis à l'avance de cette lecture. Le mémoire a été dirigé par Joëlle.  

vendredi 11 novembre 2022

Gautier

Tous les jours, sur Arte, juste avant "28 minutes", nous avons droit à la publicité des meubles Gautier avec son patron (sans doute) qui fait le tour d'une table ronde et qui esquisse un ou deux pas de danse pour vanter ses compétences avec un air constipé en diable. Cette pub est absolument insupportable. Le mec essaie d'être gracieux avec avec la gueule qu'il a, c'est évidemment impossible. Bref, pour moi qui adore Arte, c'est un moment difficile à supporter. Souvent je ferme les yeux.

jeudi 10 novembre 2022

Typhon

J'ai lu hier le petit livre de Joseph Conrad (un auteur que j'apprécie énomément) intitulé Typhon, qui rapporte l'expérience d'un bateau au cœur de la tourmente. C'est une lecture qui vous secoue comme si vous partagiez l'épreuve avec l'équipage. Magnifique. 

J'ai commencé aujourd'hui un livre que j'hérite de Richard : Treize façons de voir de Colum Mc Cann (10/18, Belfond, 2016), dont j'ai déjà lu le roman Zoli dont j'appréciais déjà, en juillet 2020, l'écriture pleine d'humour et de trouvailles stylistiques intéressantes.

mardi 8 novembre 2022

Pluie

C'est sous une pluie battante que j'ai refait aujourd'hui une peu plus de trois km pour aller chercher du pain et des côtelettes d'agneau que j'ai préparées avec du thym comme je le fais d'habitude. La pluie m'a surtout mouillé les jambes et j'ai dû changer de pantalon à mon retour. Mais j'ai trouvé dans l'armoire un ciré noir assez efficace pour la tête —grâce à une bonne capuche— et le reste du corps. L'eau coulait le long des pans —malheureusement un tout petit peu trop courts— de mon ciré me faisant devenir une homme-cascade ambulant. Je suis quand même assez content d'être sorti malgré la pluie. 

lundi 7 novembre 2022

Verdure

3,5 km + 10 étages : voilà mes exercices d'aujourd'hui. Au retour, j'ai pris une photo des grands arbres impressionnants du petit parc des "martyres de la patrie". 

Isabel a jardiné sur nos deux terrasses pendant toute la matinée. L'idée est de construire une grotte de verdure, avec des fleurs et des fruits, sur notre terrasse sud, ne fut-ce que pour y garder une certaine fraîcheur les jours de grand soleil. Donc, il nous faut des plantes grimpantes le long de la structure qu'Isabel a installée. Ça commence à avoir de la gueule. 

dimanche 6 novembre 2022

Rudolf

Nous avons vu Antony Rudolf, le grand ami de Zbyszek, aujourdhui. Nous sommes allés au cimetière nous recueillir sur la tombe de notre ami commun. Tony est un homme charmant. Il fut le modèle préféré de Paula Rego, la grande peintre portugaise qui est morte cette année. Et puis, Richard est parti, chercher ses affaires au couvent transformé en hôtel de luxe géré par l'une de ses amies de Santorin.

Le soir, nous avons revu Le pianiste de Polanski, film magnifique.

samedi 5 novembre 2022

Bougainviliier

J'ai lu hier un polar fabriqué à partir de l'histoire sanguinaire de Francis Heaulme, ce tueur en série qui a fait couler beaucoup d'encre médiatique. Titre : L'ombre de l'autre, auteur : Fabio M. Mitchelli. Un récit qui tient la route et vous tient en haleine, assez bien. Sans style malheureusement. Une écriture sans ancun relief. 


Hier nous sommes allés manger des soles au bord de la mer avec Richard et, au retour, nous avons acheté un pied de bougainvillier rouge qu'Isabel a transplanté aujourd'hui sur un coin de notre terrasse avec Richard. Ce soir, nous avons dîné avec Lindsay, de retour à Lisbonne jusqu'à mardi prochain. Richard avait fait un délicieux crumble pour le dessert. Merveilleux amis !

jeudi 3 novembre 2022

Engrenages

Nous accueillons aujourd'hui Richard, notre ami arménien qui passera quelques jours avec nous. Il est en forme, comme d'habitude. Hier, j'ai regardé la série Engrenages. Une histoire policière assez compliquée mais qui retient votre attention malgré vous. 

mercredi 2 novembre 2022

Kourkov

J'ai terminé hier ma lecture de Kourkov, L'oreille de Kiev (Liana Levi, 2022), un roman qui se passe en l'année 1919 et qui montre le chaos qui règne dans la ville à la site de la révolution de 1917.  C'est un roman qui nous fait vivre à Kiev, à une époque très agitée, à travers les activités d'un héros qui n'en est pas vraiment un. Au début du roman, il perd son oreille droite, coupée nette par un cosaque qui vient de fendre le crâne de son père. Il va mettre son oreille dans une boîte à bonbons qui le suivra partout, dans ses pérégrinations à travers la ville. Je ne trouve pas ce roman très réussi. Kourkov est l'auteur du Pingouin, livre que j'avais bien aimé, et des Abeilles grises, que j'ai trouvé bien également. Mais là, ce n'est pas la même chose. À part l'oreille, aucun fil ne relie les événements qui nous sont racontés, ce qui crée une sorte de désordre fictif qui devient finalement ennuyeux.

mardi 1 novembre 2022

Da Empoli

Dans l'avion, hier, j'ai dévoré le roman de Giuliano Da Empoli, Le Mage du Kremlin (NRF, 2022), un livre d'une écriture magnifique et qui contient une réflexion très intéressante sur le pouvoir, celui de Poutine en particulier mais le propos de l'auteur dépasse, grâce à la fiction, les éléments conjoncturels liés à ce qui s'est passé en Russie après l'épisode éphémère du chaos eltsinien. Le personnage créé par Da Empoli, Vadim Baranov, sur le modèle du bien réel Vladislav Yuryevich Surkov surnommé le "Raspoutine de Poutine", dont la complexité psychologique est fascinante, est très convaincant. Bref c'est un livre à lire et à relire tant il contient de réflexions profondes sur les Russes bien sûr, mais aussi sur l'exercice du pouvoir. La scène de la rencontre entre Angela Merkel et Poutine qui, connaissant la phobie de Merkel pour les chiens, se fait accompagner de son labrador, est d'une cruauté absolue : "La chancelière pétrifiée sur sa chaise tandis que Koni s'avance, joueuse, à la recherche de câlins. La chancelière au bord de la crise de nerfs quand Koni enfile le museau dans son giron pour renifler l'odeur de sa nouvelle amie. Le Tsar, à ses côtés, sourit, relax, jambes écartées : "Vous êtes sûre que le chien ne vous dérange pas, madame Merkel ? Je pourrais le mettre dehors, mais il est tellement gentil, vous savez. Je m'en sépare difficilement." Le labrador.Voilà le moment où le Tsar a décidé d'ôter ses gants et de commencer à jouer la partie comme il l'avait apprise dans les cours de Leningrad, où tu n'avais pas le temps d'effleurer le ballon que déjà quelqu'un t'avait donné un coup de genou dans les couilles. (...) La politique de très haut niveau, c'est un peu la même chose." (p.204)

Nous avons quité Marseille, Charlotte et Constantin, hier, après un petit séjour très agréable. Nous avons eu le temps d'apprécier l'humour et la grande gentillesse de Constantin. 

lundi 31 octobre 2022

Départ

 Voilà ! Notre séjour à Marseille touche à sa fin. Nous rentrons au Portugal. Je me réjouis de retrouver mon lit très confortable. Ce matin nous avons pu rencontrer Julie (une amie de Charlotte qui était à l'école primaire avec Charlotte) son frère et sa mère italienne, Franca, très vive et pleine d'énergie. Nous avons déjeuné avec des falafel à la Plaine, tout près de chez Charlotte et Constantin.

Nous avons été très soulagés par la victoire (de justesse) de Lula au Brésil. Mais l'histoire n'est pas finie et l'on peut craindre des réactions très énergiques de la part des bolsonaristes. 


Hier nous sommes allés voir le Panier à Marseille. Un joli dédale de ruelles que l'on pourrait croire sorties de Lisbonne. Sur le vieux posrt j'ai fait la photo de cette bicyclette, retirée de la mer. On trouve de tout dans les eaux d'un port. 

dimanche 30 octobre 2022

Isabel

Hier, c'était l'anniversaire d'Isabel et nous sommes allés dans un restaurant chic au bord de la mer pour fêter l'événement. Il y avait Gabriella, la cousine d'Isabel avec sa fille et son petit fils qui a été adorable pendant tout le repas, Constantin et Charlotte également. Après, nous nous sommes promenés en ville.

Aujourd'hui nous irons au Mucem, le magnifique musée des civilisations européennes de Marseille. 

Nous y sommes allés et avons été voir une exposition consacrée aux créativités collectives avec beaucoup d'informations sur le surréalisme, les "cadavres exquis", le chien andalou de Bunuel, et bien d'autres aspects de cette époque très féconde sur le plan de la littérature et des arts.

samedi 29 octobre 2022

Désarroi

Hier, nous sommes allés déjeuner chez Charles et Françoise dans le 8e arrondissement de Marseille, au 5, boulevard Beau Rivage. L'endroit avait bien changé depuis la dernière fois où j'étais allé les voir, il y a au moins trente ans. Charles avait préparé un délicieux poulet. Nous avons admiré le foisonnement de vie animale dans leur jardin ainsi que dans la maison où une grande volière a été installée avec des oiseaux de nombreuses espèces se partageant très pacifiquement l'espace. Nous avons eu la chance de voir Vianey, leur fils génial qui s'occupe de la future ligne de métro 18 de Paris. Il a une belle barbe blanche.

Le soir, nous avions rendez-vous avec Francine et Étienne à la Friche de la Belle de Mai pour voir un spectacle de danse. Le spectacle était OK malgré une sorte de maniérisme un peu artificiel. J'ai eu beaucoup de plaisir à revoir Francine qui est en train de terminer un livre d'artiste censé faire une sorte de bilan de sa carrière. Elle m'a montré l'ébauche de ce livre où s'exprime tout son désarroi devant sa propre œuvre assez surprenante.

jeudi 27 octobre 2022

Nice

Hier nous sommes allés à Nice en Flexbus pour rendre visite à Jean-Marc et Roselyne qui nous ont reçus merveilleusement bien.  Visite trop courte malheureusement puisque nous sommes rentrés à Marseille aujourd'hui. Nous étions à Marseille à 19 heures et après avoir mangé avec Constantin, nous sommes allés à Art-cade, l'endroit où Charlotte travaille, pour un événement musical assez intéressant. Il faut dire que le lieu où travaille Charlotte est partriculièrement charmant avec une cour arborée au centre d'une galerie qui fait le tour de la cour. 

mardi 25 octobre 2022

Calanques

Ce matin nous avons pris un bateau pour aller visiter les Calanques à l'est de Marseille. Magnifique balade avec un bateau qui tanguait pas mal mais qui nous a permis d'admirer ces formations géologiques en forme de criques bien abritées. De retour au vieux port, nous avons déjeuné dans une brasserie alsacienne, la Brasserie des Templiers... pas terrible. Ensuite nous sommes allés voir une exposition des œuvres de Vieira da Silva, une peintre portugaise très intéressante. Le tableau dont je publie la photo s'appelle "le Désastre" et date de 1942. 
Après cette visite de l'exposition nous sommes allé manger un gateau dans une pâtisserie remarquable. J'ai également pris un nectar de myrtilles dé-li-cieux.
 

lundi 24 octobre 2022

Longchamp


Première journée, hier, à Marseille et un peu moins de 5km de marche avec des pentes, parfois assez raides, à monter ou descendre. Nous sommes allés au Palais de Longchamp après avoir déjeuné à la Friche de la Belle de Mai, dans un immense café où Charlotte travaille de temps en temps pour arrondir ses fins de mois payé 600 euros, un déjeuner excellent avec une pinte de blanche, très rafraîchissante. Nous avons vu une exposition en train de s'installer avec plusieurs séries de bacs d'eau dans lesquels il y avait différents types de scories. L'artiste nous a expliqué tout ça avec beaucoup de gentillesse. Au palais de Longchamp, nous avons vu le musée d'Histoire naturelle avec de très beaux animaus "naturalisés" (j'adore ce terme qui désigne aussi le changement de nationalité ce qui fait que j'ai été moi aussi "naturalisé" français en 1982). Sur la photo on voit Constantin à droite devant la fontaine de Longchamp.

dimanche 23 octobre 2022

Handicap

Nous sommes chez Charlotte et Constantin. L'appartement est spacieux mais tout le mobilier a été conçu pour des gens en fauteuil roulant. Donc, tout est bas. Pour me raser devant le miroir, il faudrait que je me mette à genoux. Heureusement, comme je me rase dans la douche et que j'ai appris à me raser sans miroir, ça va !

samedi 22 octobre 2022

Marseille

Je viens de refaire ma valise pour eller à Marseille avec Isabel où nous retrouverons Charlotte et son ami Constantin. Nous essaierons également d'aller à Nice pour rendre visite à Jean-Marc. 

Gaston sent que je vais partir. Il me suit partout et se couche à mes côtés quand je travaille sur mon ordinateur ou quand je vais dormir. J'espère qu'il se portera bien pendant mon absence.

vendredi 21 octobre 2022

Premier salon

C'est ce soir qu'Isabel va lancer ses "salons du contrefort". 15 personnes se sont inscrites pour venir écouter une jeune femme qui a travaillé sur les écritures lumineuses de la ville. Toutes ces personnes vont manger et boire tout en s'instruisant. Moi-même je suis programmé pour le 21 décembre avec un de mes thèmes favoris sur le rapport entre les sciences de l'homme et les sciences de la nature. Mon speech sera en français bien sûr et il faut se dire qu'il y aura certainement moins de monde pour m'écouter !

jeudi 20 octobre 2022

Ethnographies

Ethnographies des Mondes à venir, par Philippe Descola et Alessandro Pignocchi (Seuil, 2022) est le livre qui m'a fait passer le voyage de Luxembourg à Lisbonne sans que je lève le nez pour voir des paysages ou lire une carte des choses à grignoter dans l'avion. C'est un livre passionnant dont la dimension politique est indéniable. Comment les anthropologues, qui ont étudié des mondes multiples, qui ont vu des humains s'arranger pour vivre en harmonie avec des non-humains, qui ont vécu dans des sociétés pour lesquelles la nature n'existe pas parce qu'elle fait partie du monde qu'elles ont construit, comment les anthropoloques, disais-je, nous indiquent des voies politiques pour changer nos manières d'être et de vivre. Bref un livre magnifique que je recommande à tous mes lecteurs.

Terminus

Cette nuit, j'ai fait un rêve un peu angoissant. J'étais en phase finale de mon cancer et je n'avais plus que quelques heures, voire quelques minutes à vivre. Je me suis mis en marche pour faire le tour du quartier et j'étais persuadé que la marche me permettrait de rallonger mon temps de rémission. Je voulais également donner des coups de téléphone à mes amis pour leur faire mes derniers adieux. 

Je prends 'avion dans deux heures pour retourner à Lisbonne.

mercredi 19 octobre 2022

Bonheur

Aujourd'hui, j'ai vu le film documentaire Le business du bonheur qui parle de psychologie positive et d'épanouissement personnel. Le film est intéressant même si beaucoup des exemples qu'il donne me semblent refléter une image du bonheur assez triste finalement. Le bonheur y apparaît comme une affaire très personnelle qui présuppose une grande autonomie individuelle. Même quand les images nous montrent des salles entières où la foule, menée par une sorte de gourou, me semble complètement sous influence. En fait, chaque individu de cette foule est sous influence mais il ne semble pas y avor d'échanges entre les gens ainsi réunis. Or, qu'est-ce que le bonheur si ce n'est, d'abord celui que l'on donne à quelqu'un.

mardi 18 octobre 2022

Automne

J'ai retrouvé ma chambre à l'hôtel Sigefroid de l'internat de Mersch. Avec un certain plaisir, celui de se retrouver dans un environnement familier. C'est l'automne ici avec une explosion de rouges, de bruns, de roux et de jaunes dans la forêt toute proche. L'automne est vraiment ma saison favorite. Il y a des vesses de loup dans l'espace jardin du lycée. Mais l'automne est aussi la saison des odeurs, les feuilles qui couvrent une terre humide et qui exhalent les processus de régénération des sols. Ce sont des odeurs prégnantes qui envahissent vos poumons et vous dévorent doucement. 

lundi 17 octobre 2022

Goya

Quatre trains différents pour aller de Strabourg à Luxembourg, parce que le train qui était prévu sur mon billet était affecté par la grève et que donc il ne partait pas de Strasbourg. Un voyage assez fatiguant, finalement, au cours duquel je n'osais pas ouvrir un livre de peur de ne pas avoir le temps de m'y plonger complètement. Mais je suis arrivé finalement. Et j'ai pu assister à la fête qui célébrait le départ à la retraite de Guy et Mehmed, deux membres de la direction du Lycée Ermesinde. Beaucoup de discours auxquels je n'ai pratiquement rien compris parce qu'ils étaient en luxembourgeois et que c'est une langue que je ne parle pas. 

Hier après-midi, avec Josiane, je suis allé au cinéma pour voir L'ombre de Goya, un film de Jean-Claude Carrière, magnifique, où on le voit retourner en Espagne sur les traces de ce peintre qu'il vénérait. Ce film est absolument remarquable et j'ai été passionné du début à la fin par la manière dont il mettait en relation l'œuvre et la vie de cet homme du XVIIIe siècle, extraordinairement moderne dans son travail. Il est mort sourd en 1828, et il nous laisse ces regards qui, bien que peints, n'en sont pas moins des regards qui nous voient, nous scrutent jusqu'au fond de l'âme. 

dimanche 16 octobre 2022

Diplo

Hier, à Strasbourg, j'ai pu voir Irène et ensuite Françoise qui m'a conduit chez Patrick qu'on a embarqué pour prendre une bière chez Marianne. Donc pette réunion familiale où la seule qui manquait, c'était Martine que je vais appeler sur Facetime aujourd'hui. Quand je suis venu en avion de Lisbonne à Paris j'ai lu pratiquement tous les articles du Monde diplomatique que j'avais acheté à Lisbonne. C'est un mensuel tout-à-fait passionnant avec des articles sérieux sur tous les sujets importants de l'actualité politiique. Aujourd'hui, je vais essayer de faire un petit coucou à Hendrik et Joacquim et ce soir, je retournerai chez Françoise qui habite tout près de la gare ce qui facilitera mon trajet pour la gare afin de prendre un train pour Luxembourg à 7h49.

vendredi 14 octobre 2022

Boudin

Lundi et mardi derniers, après avoir acheté une bonne portion de boudin noir chez notre boucher français à Lisbonne, j'ai eu droit à deux déjeuners aux menus identiques : boudin noir aux pommes. Jeudi, je suis invité à dîner par mon amie Claude à Paris avec, au menu du boudin noir aux pommes. C'est vrai que c'est quelque chose que j'aime bien manger, mais là, je me sens quitte du boudin pour au moins quelques semaines...

Il fait assez froid à Paris et je me demande comment ça va être à Strasbourg et ensuite Luxembourg. J'aurais dû emmener un gros pull. En outre, il pleuvote continuellement. Très désagréable comme météo. Vivement mon retour à Lisbonne. J'ai pourtant fait 10km à pied dans la journée d'hier. Pour revenir de chez Claude, j'ai été très tenté par l'idée d'un taxi mais finalement je suis rentré à métro. Pas formidable le métro parisien à 23h. Bref, j'étais fourbu mais cela ne m'a pas empêché d'avoir une insomnie de 4h à 6h du matin.

mercredi 12 octobre 2022

Rancière

J'ai vu mon chirurgien aujourd'hui et il propose de me reconstituer une partie de mon urètre avec un bout de ma joue. Cela ne se fera sans doute pas tout de suite mais c'est une opération assez compliquée. Du moment que je serai toujours capable de pisser comme il faut, cela me va. En attendant notre rendez-vous à l'Hôpital, j'ai lu le petit livre de Jacques Rancière, Penser l'émancipation (L'aube, 2022) que j'ai trouvé remarquable.Je me sens beaucoup plus proche de Rancière que de Latour. 

Hier soir, j'ai vu, sur Arte un documentaire sur Xi Jinping, sur ses projets et son ambition pour la Chine. Cela fait assez peur en fait, cette accumulation d'armes toutes plus destructrices l'une que l'autre, les routes de la soie, sa volonté d'être le roi du monde entier... on dirait un rêve d'enfant !

lundi 10 octobre 2022

Bruno

 J'avais un contrôle ce main à l'hôpital Santa Maria, mais ils n'ont rien pu voir le canal de mon urètre étant trop étroit pour y introduire une caméra. Ils proposent une nouvelle opération qui aurait pour but de me reconstituer un urêtre convenable en allant prendre dans ma bouche ce qu'il leur faut pour ce faire. Bon, cette perspective n'a absolument rien de réjouissant. je peux quand même m'estimer heureux d'être encore là quand j'appends la mort de mon collègue Bruno Latour, le fondateur d'une anthropologie des sciences à laquelle j'ai souscrit pendant de longues années au GERSULP. Nous n'avons jamais été amis. Il n'avait pas beaucoup de considération pour mon travail. J'ai longtemps été séduit par ces proposirions théoriques et ses engagements empiriques. Mais je me suis éloigné de sa pensée au cours des dernières années. 

vendredi 7 octobre 2022

Ragenhoffen

Ce village d'Alsace du Nord qui n'existe pas, a été créé dans le cadre de l'un de mes derniers rêves cette nuit. J'étais à vélo et je devais retourner à Strasbourg. Plusieurs routes s'offraient à moi. L'une, plus directe que l'autre, m'a amené jusqu'aux faubourgs de la ville mais je me suis ravisé et j'ai pris finalement la route qui passait par Ragenhoffen, ce qui constituait un détour assez grand. Mais je me vois filer dans des chemins de boue, voire dans la neige, avec ce vélo qui, littéralement, volait vers son but. 

Ces derniers jours, juste avant de m'endormir, je lis quelques dizaines de pages de l'Archipel du Goulag de Soljénitsyne. Je suis toujours frappé par ce mépris que les autorités soviétiques pouvaient avoir pour les hommes, ces zeks, qu'ils entassaient dans des barges à trois étages pour les transférer d'une prison à l'autre, l'étage supérieur, celui qui bénéficiait d'un peu d'air et surtout d'une certaine perspective sur le monde extérieur, le ciel en particulier, était réservé aux prisonniers de droit commun. 

mercredi 5 octobre 2022

Ukraine

Décidément, je ne suis pas très régulier dans l'écriture de ce blog. Il faut dire que je passe beaucoup de temps sur LCI, la chaîne où Samantha apparait de temps en temps, pour suivre les événements de la guerre en Ukraine.  J'écoute avec attention les experts qui sont sollicités à profusion sur cette chaîne. Chaque jour n'apporte pas forcément de nouvelles fraîches mais actuellement, les soldats ukrainiens sont à l'offensive et il semblerait qu'ils aient pas mal de succès quant à la récupération des territoires que Pourine a annexés de façon inconsidérée, peut-on dire. Comment tout cela va-t-il finir ? Et surtout, quand ?

lundi 3 octobre 2022

Blonde

J'ai vu hier soir le film Blonde sur Netflix. Il s'agit d'un film qui retrace le parcours de Marylin Monroe avec une actrice qui, décidément, ressemble beaucoup à cette grande actrice américaine. Le film exprime assez bien ce mode irrésistiblement émotionnel qui caractérise l'histoire de l'actrice. Elle vit intensément chaque instant sans, apparemment, faire le lien entre cet instant et le suivant. C'est un film très long, au moins deux heures. La seule scène que je n'ai pas aimée est celle de sa rencontre avec Kennedy. Où seul le sexe est évoqué. Si cela s'est passé vraiment comme dans le film, elle méritait mieux.

dimanche 2 octobre 2022

Martinet

Hier après-midi, j'ai relu de longs passages des Eléments de linguistique générale, d'André Martinet, petit ouvrage superbe de clarté et de précision. Je me suis concentré sur les passages où il parle de la "double articulaation" propre à toutes les langues humaines parce que j'en ferai l'objet d'une discussion à Luxembourg lors de mon prochain séjour au Lycée Ermesinde, du 17 au 20 octobre prochain.

samedi 1 octobre 2022

Genou

J'ai manifestement une douleur articulaire au genou gauche. Je pense que c'est lié à un médicament que je prends pour mieux dormir. Je vais cesser ce remède. En outre j'ai une poussée d'eczéma sur le peau de mon genou droit. Je marche tout-à-fait normalement et sans douleur mais bon, dès que je suis assis devant mon ordinateur mes douleurs reprennent. C'est léger mais suffisant pour que je m'inquiète un peu. 

jeudi 29 septembre 2022

Sophie

Le petit roman de Conrad est magnifique. Il faudrait que je me procure son roman Typhon, que je n'ai pas enore lu. J'ai appris qu'en réalité Conrad est né en Ukraine.  

Sophie, l'amie d'Isabel, vient de partir après un séjour d'une semaine avec nous. Elles ont fait du vélo très régulièrement. C'est une invitée agréable qui parle beaucoup. C'est parfois un peu fatiguant. Mais bon, il faut beaucoup de mots pour faire un monde. C'est idiot ce que je viens d'écrire. Je ferais mieux de raconter le rêve semi-érotique que j'ai fait cette nuit. 

mercredi 28 septembre 2022

Conrad

 J'ai rêvé de mon frère Jean-Pierre aujourd'hui. Nous devions partir. Et je devaid emmener beaucoup de choses, notamment des couvertures que j'ai mises dans un sac, mais je me disais que j'avais trop de sacs et que ce ne serait pas facile de me trimballer avec tous ces sacs encombrants. J'étais fébrile mais jean-Pierre était calme. Il m'aidait à empaqueter toutes ces affaires comme si c'était un déménagement. Le rêve a été interrompu par un réveil motivé par l'appel de ma vessie mais quen je me suis recouché, j'ai pu continuer le même rêve placé sous le signe d'une urgence de départ.

J'ai entamé aujourd'hui la lecture d'un livre de Joseph Conrad, Au bout du rouleau, qui est une histoire de fin de vie d'un vieux capitaine obligé de vendre son bateau pour donner des fonds à sa fille qui veut ouvrir une pension. L'écriture de Conrad est comme toujours éblouissante.


mardi 27 septembre 2022

Brautigan

J'avance doucement dans le livre remarquable d'Andreas mais j'ai parfois besoin de me divertir des questions sérieuses qu'il pose et, pour ce faire, j'ai lu aujourd'hui le livre de Richard Brautigan, Un privé à Babylone, livre plein de légèreté et d'humour qui m'a réjoui cet après-midi. 

Sur le plan santé, ça va mieux. Mes nuits recommencent à être correctes avec deux ou trois réveils seulement. 

lundi 26 septembre 2022

Walking

Je suis en train de lire The Science of Walking. Investigations into Locomotion in the Long Nineteenth Century (The University of Chicago Press, 2020) de mon ami Andreas Mayer. Il s'agit d'un livre d'une érudition remarquable qui nous fait entrer dans un monde d'observateurs souvent perspicaces de cet "objet récalcitrant" qu'est la démarche des humains.  

dimanche 25 septembre 2022

Penny

 

 J'ai eu une expérience de lecture intéressante. J'ai acheté récemment le livre de Louise Penny, La faille en toute chose (Babel, 2021), un livre de 600 pages que j'ai commencé à lire avant hier. Or, au fur et à mesure que j'avance dans cette lecture, je me dis que je connais cette histoire, je l'ai déjà lue. Je me reporte à mon blog et, en effet, en juin 2022, c'est-à-dire il n'y a pas si longtemps, j'ai effectivement publié un commentaire assez sévère de ce livre que je n'avais certainement pas terminé : je disais qu'il s'agissait d'une histoire "artificiellement compliquée". Cette fois, je l'ai lu jusqu'au bout et, finalement, cette histoire "compliquée" m'a tenu en haleine jusqu'au bout. Je compte en lire d'autres.

vendredi 23 septembre 2022

Tueur

Hier soir, j'étais seul à la maison et j'ai regardé la nouvelle série du jeudi d'Arte, Les paillons noirs, que j'ai bien appréciée. C'est l'histoire d'un tueur qui se raconte à un écrivain censé en faire un roman publiable. Le tueur en question se croit protégé par la prescription. En principe il ne peut plus être poursuivi pour les nombreux crimes qu'il a commis, par amour, pourrait-on dire, pour sa bien aimée Solange. Celle-ci est une allumeuse qui séduit des hommes et au moment où ceux-ci veulent passer à l'action, le tueur surgit par derrière pour les poignarder avec une paire de ciseaux. Il faut dire que le métier du tueur est coiffeur. Donc, les ciseaux , il connaît. L'écrivain qui receuille les confidences du tueur, est un peu trouble lui aussi. Il a fait de la prison pour des raisons qui le rapprochent du tueur. Il a en effet cassé la figure d'un mec un peu trop entreprenant avec une fille au cours d'une soirée. Il a écrit un roman en prison, un roman qui a connu un certain succès. La suite vendredi prochain, après avoir vu la deuxième partie de cette série très sanglante.

jeudi 22 septembre 2022

Vieillesse

Bon, je l'ai quand même fini, ce livre de Mathias Enard et les 150 dernières pages, où il reprend le cours du journal de cet anthropologue de la ruralité, David Mazon —qui décide, finalement, d'abandonner sa thèse, pour vivre de l'agriculture avec la femme qu'il a trouvée là-bas, entre les choux et les poireaux— m'ont permis de retrouver cette belle écriture flaubertienne du début. Merci à l'auteur. 

Ma santé s'améliore. Je me réveille moins pendant la nuit et je me sens plus alerte. En outre, avec les douches froides du matin et mon jeûne intermittent —je saute le repas du soir— j'ai l'impression de lutter plus efficacement contre les maux de la vieillesse. (C'est étrange d'utiliser ce mot "vieillesse" dans son application à mon cas... car, il est difficile de se sentir mentalement être entré dans la vieillesse. Bien sûr, le corps me rappelle sans cesse qu'un processus de dégradation physique s'est enclenché, il y a déjà quelques années, mais il n'est pas facile de le confronter avec cette idée de vieillesse, par ce simple mot. "Être vieux" ne pose pas trop de problèmes. Ça fait longtemps que je suis le "vieux" de mes enfants et jusqu'ici, je m'en suis accomodé aisément. C'est quand le vieux entre dans la vieillesse que les choses se compliquent !) 

mercredi 21 septembre 2022

Équinoxe

C'est la fin de l 'été, mais il fait toujours aussi chaud, d'une chaleur de plus en plus humide et lourde, assez désagréable. J'ai poursuivi ma lecture d'Enard mais ces longs passages décrivant le banquet avec les discours qui les accompagnaient, ont brisé l'enthousiasme que je ressentais quand j'ai lu les cent premières pages du livre. Je vais le finir, sans doute, mais ce sera pour honorer l'auteur de Boussole, plus que par intérêt pour la suite. 

lundi 19 septembre 2022

La reine morte

Arrivé au moment du "banquet des fossoyeurs" dans le roman d'Enard, je suis très déçu par ces discours que les fossoyeurs font les uns après les autres. L'écriture d'Enard change d'ailleurs pour les présenter. Cela veut être truculent, un peu dans le style de Rabelais, mais ça m'ennuie et je risque fort d'abandonner ma lecture à cet endroit-là. Je le regrette parce que les 250 premières pages étaient pleines de poésie et d'invention. 

Isabel est suspendue à la télévision où l'on peut voir, en direct ou presque, les funérailles de la reine d'Angleterre. J'avoue ne pas bien comprendre cette passion pour Elisabeth II. On a l'impression de feuilleter un Paris Match ou un Jours de France d'il y a cinquante ans. Pour moi, cela n'a aucun intérêt. Comme je suis en minorité dans cette indifférence, je me demande si je suis normal. Il y a des gens qui ont attendu toute la nuit sur le trottoir pour voir passer le cortège funèbre. Comme je le disais à Isabel, moi, je n'aurais pas attendu une seule minute. Encore aurait-il fallu que je fus là. 

dimanche 18 septembre 2022

Enard 2

Je suis toujours plongé dans le roman d'Enard. Parfois je crois lire du Flaubert : une écriture qui va dans les coins les plus reculés, les plus ignorés de la réalité quotidienne et des comportements des hommes, des femmes et des animaux, un art de la description qui nous surprend et nous emporte, poétiquement, vers nos propres souvenirs, notre propre manière de faire un monde autour de nous. Des digressions qui nous déroutent pour mieux nous récupérer ensuite dans le fil des événements qu'il raconte superbement. J'avais déjà admiré cette écriture avec Boussole, dont je parle dans mon "post" du 4 octobre 2015 et qui avait obtenu le prix Goncourt cette année-là.

samedi 17 septembre 2022

Enard


Hier, après ma lecture du livre excellent de Sandel, j'ai lu très rapidement le petit livre de Luis Sepulveda, Journal d'un tueur sentimental (Métailié, 2021), un roman très court mais assez prenant pour que sa lecture ne dure guère plus que 2 heures. J'ai ensuite commencé le gros livre de Mathias Enard, Le Banquet annuel de la Confrérie des fossoyeurs (Babel, Actes Sud, 2020). Il s'agit du journal d'un anthropologue qui étudie la ruralité dans un coin perdu de la France. C'est très prenant et la réflexion qu'il nous offre sur le travail de l'anthropologue est vraiment intéressante. Je n'en suis qu'au début mais ses premiers contacts avec le "terrain" m'ont fait penser à mon propre désarroi quand je suis allé au British Honduras (actuellement Belize) en janvier 1970 dans le cadre d'une enquête de sociolinguistique avec Bob Le Page et Andrée Tabouret-Keller.





vendredi 16 septembre 2022

Sandel


J'ai terminé hier soir la lecture de La tyrannie du mérite, de Michael Sandel, un livre que devrait lire Emmanuel Macron et tous ses acolytes membres d'une soi-disant élite dont le mépris pour les classes laborieuses et les perdants du système n'a pas de limites. Redonner au travail, aussi bien manuel qu'intellectuel, toute sa dignité pour qu'effectivement les travailleurs soient reconnus comme étant bien plus utiles que toute cette mafia bureaucratique et administrative qui se nourrit des bullshit jobs, tel devrait être le programme d'un gouvernement digne de ce nom. En finir avec ce mythe de l'"égalité des chances" qui monopolise tous les moyens de l'Éducation nationale pour entretenir une remédiation universelle, voilà ce qui devrait nous préoccuper. Et parachever le tout avec une démocratie associée au tirage au sort partiel des députés, voilà le programme.

mercredi 14 septembre 2022

Gourous

 Hier soir sur Arte, deux émissions intéressantes : la première sur le célibat des prêtres dans l'Église catholique, la deuxième sur les abus sexuels des lamas bouddhistes. J'avoue que cette deuxième émission m'a choqué. L'exploitation économique et sexuelle du karma des disciples de ces gourous occidentaux, qui se font adouber par sa sainteté le Dalaï Lama, pourtant bien informé de ces pratiques scandaleuses, est odieuse.

mardi 13 septembre 2022

Argentine

 Nous avons reçu hier, pour l'apéritif, les parents de notre cher ami Marco, cet étudiant en philosophie venu d'Argentine, qui a occupé la chambre de Charlotte pendant un mois avant l'été. Deux personnes, père et mère, charmantes, qui ont bien apprécié notre vue de la terrasse sur le Tage, malgré le mauvais temps. Actuellement je poursuis ma lecture de Sandel et notamment le chapitre sur la manière dont la religion protestante (calvinisme) en particulier, a diffusé les soi-disant bienfaits d'une méritocratie ayant tendance à remplacer l'ancienne aristocratie avec tous les abus et les contradictions que cela implique. Livre magnifique.

Ce matin, il y avait une forte pluie. J'ouvre quand même la porte de la terrasse et voilà que la petite Tatou file dans la maison et va directement à l'assiette où j'avais disposé les rations de Gaston et Maïs. La pauvre elle était affamée si bien qu'elle a tout mangé.

dimanche 11 septembre 2022

Mérite

J'ai commencé à lire La Tyrannie du mérite, de Michael J. Sandel, livre qui m'a été chaudement recommandé par mon fils Fabien. Cela va m'aider à poursuivre l'écriture du livre que j'écris avec Jeannot. 

vendredi 9 septembre 2022

Ludd

Dans l'avion qui me ramenait à Lisbonne, j'ai continué à lire le beau roman d'Edward Abbey. On y trouve, en passant, des réflexions très justes, comme celle-ci : "... je ne prête aucun crédit au pouvoir de la majorité. Je suis contre toute forme de pouvoir, y compris quand il est bien exercé" (p. 203) ou bien "le but ultime de la technologie des transports étant l'anéantissement de l'espace..." (p 31), etc. L'auteur était certainement une sorte d'anarchiste, l'héritier moral de Ludd, vouant une haine trippale contre toutes ces machines qui transforment les milieux les plus beaux en dépotoirs humains.

jeudi 8 septembre 2022

Lucky You

Je suis à l'aéroport d'Orly et je viens d'échapper à un accident qui aurait pu être très grave. J'avais loué un scooter Cooltra pour aller à Denfert Rochereau. Tout allait bien, quand tout à coup sur le pont en face de l'assemblée nationale, je sens que le scooter échappe à mon contrôle et m'amène irrésistiblement vers une bordure à droite. Je coupe la route à une voiture dont le conducteur commence à me traiter de tous les noms. Je tombe. Le scooter tombe aussi. J'essaye de me relever mais je n'arrive pas à tenir debout. Des gens se précipitent pour m'aider. J'enlève mon casque et finis par me mettre debout. La roue arrière du scooter continue de tourner. Un gentil motard s'était arrêté. Il s'occupe de mon scooter pendant que des gens disent vouloir m'emmener à l'hôpital. Pas question, disais-je. Je vais prendre un taxi. Il y en a justement un qui vient de s'arrêter à ma hauteur. J'embarque et je lui demande de m'emmener à Denfert. "Mais bien volontiers", me dit-il. C'est une BMW parfaitement silencieuse. Une fois à Denfert, je paye avec ma carte et me dirige vers l'autobus qui doit me transporter jusqu'à Orly. Je localise un siège à l'arrière. Je m'assieds et commence à me calmer. Juste devant moi, il y a une passagère qui porte une veste au dos de laquelle il y a une sorte de badge où je peux lire : "LUCKY YOU". Aucun doute. J'ai eu de la chance. Beaucoup de chance. 

Retour

J'ai revu Richard hier à midi au "Raton Buveur", tout près des Grands Moulins, avec l'adorable Pascaline à qui j'ai réitéré l'invitation au prochain CEIP à Luxembourg. Mais elle paraît décidément très occupée chez Nathan. Comme toujours j'ai eu beaucoup de plaisir à être avec Richard. Le soir, j'ai dîné avec Eric, Christine et Fabien au Rubis, le restaurant que j'avais manqué la veille au profit du Bistro juste en face, rue du Marché Saint Honoré. Les deux restaurants sont très bons et le Saint Joseph que nous avons bu au Rubis était parfait ! Nous avons discuté longuement d'un peu tout, mais aussi de politique. Discussion très animée. Eric et Christine essaieront de venir à Lisbonne en février prochain. Ne pas oublier d'acheter le livre de Brauman.

Actuellement je lis mon second roman d'Edward Abbey, Le gang de la clé à molette, Gallmeister, 2013 pour la traduction. Ce livre m'avait été vivement conseillé par Eric H. et c'est effectivement passionnant.

Je me prépare à aller à l'aéroport d'Orly pour rentrer chez moi. Signalons quand même que j'ai marché hier sur 7 km, soit environ 11600 pas, ce que je devrais parcher tous les jours pour rester en forme !

mercredi 7 septembre 2022

Jacquoli

J'ai déjeuné hier avec Joëlle. Nous avions rendez-vous au Rubis, un restaurant pas loin de chez Fabien. J'y suis allé à pied —à propos : hier j'ai fait 8 km à pied dans Paris— mais je me suis trompé et je suis allé dans le restaurant d'en face, "Le Bistro", où nous nous sommes finalement retrouvés assez rapidement. Nous avons pris chacun deux entrées qui toutes les deux étaient délicieuses. Nous nous sommes promenés ensuite et avons rejoint la librairie Galignani. Le soir, je suis allé chez Hormuz qui m'a offert un délicieux dîner : pintade au four avec riz et ratatouille. J'ai beaucoup aimé la maison d'Hormuz, pleine de tableaux, de figurines, j'ai vu sa "forêt de femmes" (500 visages féminins qui vous regardent fixement — c'est très impressionnant—) dont il voudrait faire une exposition —une telle exposition aurait certainement une grande audience—. Je n'ai pas pris de photo de cette "forêt" mais, ayant fait la connaissance de Jacquoli, la chatte dont il nous a beaucoup parlé à Lisbonne, j'en publie le portrait !



mardi 6 septembre 2022

Sophie

Il s'agit de Sophie, la Girafe, un jouet que l'on donne aux enfants tout jeunes pour qu'ils puissent se faire les dents sur le cou de la girafe. Jadis, il y en avait dans toutes les pharmacies de France. Aujourd'hui, on ne le trouve plus qu'à la Pharmacie de l'Opéra. J'y suis allé et j'en ai achetée une. 

Hier soir, je suis allé manger chez Martine et Duncan. J'ai fait tout le trajet à pied. Comme je suis arrivé trop tôt j'ai pris un verre sur une terrasse juste à côté. Quelque temps après, j'ai vu Martine et Duncan aller faire leurs courses pour le dîner. Ils ont acheté trois bouchées à la reine chez Storer. 20 minutes au four, leur a dit la serveuse de Storer. Au bout de 20 minutes environ, ils n'étaient vraiment pas chaud. Martine les a remises au four en augmentant un peu la chaleur. 10 minutes après, ils étaient noirs. Nous avons bien ri. Martine a pris des photos qu'elle aurait dû m'envoyer pour que je puisse ainsi illustrer ce que je dis. Malheureusement elle ne l'a pas fait. Mais nous avons eu de bonnes discussions avant et après le dîner. 

Ce matin, après avoir été chercher la girafe, je suis allé chez Uniclo, juste à côté, où j'ai acheté trois petites choses. Et, cet après-midi, après mon déjeuner avec Joëlle, j'irai à Vitry pour dîner avec Hormuz.

lundi 5 septembre 2022

Amaryllis

Charlotte et moi sommes revenus de Cormicy dans la voiture de Samantha. Sasha a fait le voyage avec nous. Je me suis retrouvé avec Charlotte —et sa valise qui pesait un âne mort— dans le métro. Nous somme d'abord allé à la boutique Arom, qui, malheureusement était fermée. Nous avons pris un pot juste à côté et nous avons rencontré Séverine, qui travaillait dans cette boutique avec Charlotte. C'est elle qui m'avait donné le bulbe d'Amaryllis qui est en train de donner de grandes feuilles pour le moment mais qui doit fleurir cet automne, dixit Séverine ! Ensuite, j'ai quitté Charlotte et j'ai pris la ligne 8 pour aller chez mon fils de soixante ans.  Nous avons dîné avec une excellente salade fabriquée par Sasha. Ce matin j'ai donné quelques coups de téléphone sans grand succès. Demain je verrai Joëlle à midi et Hormuz le soir.

dimanche 4 septembre 2022

Danser

On me l'avait dit pendant la journée : "Ce soir, on va danser." Mais bien sûr, je m'étais dit que ce ne serait pas pour moi. À 80 ans, on a le droite de rester assis dans un fauteuil. C'était sans compter avec ma sœur Marianne qui, dès les premières notes d'un rock assez lent, s'est précipité pour me lancer sur la piste avec elle. Et après, ça a continué. Finalement, j'ai beaucoup dansé, notamment avec mes trois sœurs, avec Charlotte, avec Irène... La musique était excellente et je me suis senti rajeunir de 40 ans. Il y a eu beaucoup d'appareils tournés vers les couples dansants. Il semble que Fianna a envoyé toutes ces vidéos à tout le monde. Je verrai si je peux en publier une à la suite de ce message.

samedi 3 septembre 2022

Cormicy


Mon rendez-vous avec Charlotte à l'aéroport de Luxembourg s'est déroulé comme prévu. Jeannot était avec moi et, très gentiment, il nous a amenés à la Gare de Luxembourg où nous avons pu prendre notre train sans problème. Sans problème ? À vrai dire non. Il y avait la foule de tous ces Français qui vont travailler à Luxembourg et qui, le vendredi soir, rentrent chez eux. Ils étaient vraiment nombreux. Charlotte a enjoint à une toute jeune fille, assise sur un strapontin, de se lever pour que son vieux père puisse s'asseoir ! Après quelque résistance, la jeune fille a obtempéré et j'ai pu m'asseoir pendant tout le trajet jusqu'à Bettembourg. Après quoi il nous a fallu attraper le train pour Metz, et à Metz, alors que nous y sommes arrivés après l'heure de départ du TGV, la foule de ces Français un peu luxembourgeois, s'est mise à courir quitte à ce que des gens soient bousculés, pour monter dans le TGV qui, en fait, nous attendait tranquillement. À l'arrêt Champagne-Ardenne, Fabien nous attendait avec une Tesla louée pour nous conduire au Château où une vingtaine d'invités étaient en train de manger une paella très réussie. Bonne ambiance. Très heureux de retrouver Sasha, Ruben, Louis, Joacquim, Célia, Irène, Kurt, Fianna, Gallya, Michael, Sam, Amalia, etc. Mon voyage avec Charlotte a été très agréable. Elle est vraiment efficace et ne ménage pas ses efforts pour que je sois à l'aise.


mercredi 31 août 2022

Pluie

Ce matin, peu après m'être levé, j'ai eu la joie de voir une forte pluie tomber. Tout de suite, des odeurs de terre humide s'exhalent du sol. Nous sommes sortis sous cette pluie bienheureuse, le sourire aux lèvres : c'est l'eau ! l'eau ! celle qui doit faire pousser les plantes et nous hydrater comme il faut. C'était vraiment un plaisir que de voir cesser cette sècheresse de mort. Et ce soir, un peu de pluie s'est remise à tomber comme pour saluer cet effort du ciel à nous redonner un peu d'espoir.

mardi 30 août 2022

Formation

Depuis hier, je vais au lycée avec Jeannot. Je n'ai pas pu réintégrer ma chambre à l'hôtel Sigefroid de l'internat car celui-ci est fermé. Les élèves ne sont pas encore là et même les enseignants ne sont pas encore arrivés. Il n'y a que la direction. Et je les rejoins l'après-midi pour discuter de la formation qu'ils voudraient mettre en place à la fois pour les nouveaux enseignants et pour les anciens. La formation s'adresserait à l'ensemble de la communauté du Lycée Ermesinde.  

Nadine est revenue avec les enfants qui nous ont proposé un petit concert (saxo, piano et calebasse) hier soir. Après quoi, nous avons eu un spectacle de danse. Adeline nous a joué l'Ave Maria au piano de manière assez convaincante. En principe, je devrais voir Véronica aujourd'hui. Elle viendra chercher sa fille qui a dormi deux nuits chez Jeannot. Colyne est un gamin très éveillé. Il ressemble beaucoup à son père.

dimanche 28 août 2022

Écrire

Jeannot et moi sommes au travail toute la journée. Nous écrivons. Nous nous sommes installés dans la grande verrière du premier étage qui est un endroit très agréable. Nous entendons les oiseaux, les chèvres et les oies. La forêt est toute proche mais je n'y suis pas encore allé pour chercher des champignons. Ceux-ci doivent être rares après la sècheresse qu'a connue le Luxembourg. J'ai plutôt bien dormi cette nuit malgré quelques réveils toujours fatiguants. J'ai reçu un coup de téléphone de Marten Mees en réponse à mon email. Il est possible qu'il vienne nous voir à Lisbonne en novembre. 

samedi 27 août 2022

Pastèque

J'ai passé une nuit assez bonne. Ce matin, nous sommes allés faire quelques courses dans une grande épicerie italienne, très bien achalandée en produits du terroir. J'ai notamment choisi un quart de pastèque. C'est Hormuz qui doit rire de cet achat. Il avait vu ma grimace quand il a acheté une pastèque entière chez Senhor Virgilio.  Depuis, j'ai vu sur internet que les pastèques étaient en effet excellentes pour la santé. Nous avons acheté des pâtes aux champignons, des petits cœurs d'artichauts, quelques produits de la mer, des aubergines pour faire une ratatouille, etc...

vendredi 26 août 2022

Cocorico

Mes nuits sont toujours perturbées par des réveils fréquents. L'un de ces réveils m'a surpris à 5 heure du matin en train d'écouter le coq de Jeannot chanter à tue-tête. Ce n'est pas lui qui m'a réveillé mais j'ai apprécié la compagnie de ce cocorico si fier.  Aujourd'hui, Jeannot et moi avons commencé à écrire. Nous écrivons des lettres qui se rapportent à notre découverte de ce pays fabuleux qu'est l'Occident avec sa technologie si avancée, sa gestion si minutieuse des populations, ses obsessions administratives, etc. Jeannot avance beaucoup plus vite que moi. Mais nous nous amusons bien à inventer des noms, des personnages, des situations. 

jeudi 25 août 2022

Oies

 Il fait toujours très chaud à Luxembourg mais dans la grande maison de Jeannot, il fait bon. L'un des charmes de cette maison est la présence d'animaux dans le jardin : des chèvres, des oies, des poules, des canards... Les oies sont très bruyantes. Hier soir, j'ai fait une mayonnaise pour accompgner le morceau de saumon déjà cuit que nous avons mangé. Il y avait aussi des girolles et des blettes cuisinées par Jeannot. Nous avançons très lentement dans notre projet de livre. 

mercredi 24 août 2022

Surbooking

Hier, à l'aéroport, au moment de me délivrer mes cartes d'embarquement, on me dit que je n'avais pas de siège et que je devrai attendre que tous les passagers soient passés pour obtenir ce siège. "C'est la politique de la compagnie," me dit-on comme pour me rassurer. Il faut que je me fasse à l'idée qu'il est possible que je ne puisse pas partir. Je me rends à la porte d'embarquement et j'avise une des hôtesses qui géraient le flux de passagers. Je lui montre ma carte sans attribution de siège et aussitôt elle écrit à la main le numéro 10C qui me permettra de partir. Une fois dans l'avion, je m'aperçois que beaucoup de sièges ne sont pas occupés. Donc il n'y avait pas de "surbooking". Si je comprends bien la "politique" de la compagnie Easyjet, celle-ci consiste à faire croire aux gens qui n'ont pas acheté de siège au moment de la réservation, qu'ils risquent de se retrouver sans siège au départ de l'avion. C'est une manière détournée de persuader les gens d'acheter leur siège au moment de la réservation. Une arnaque tout simplement.

Arrivé à Luxembourg, Jeannot m'attendait, comme prévu, et je suis maintenant chez lui. J'occupe la chambre de Magali. J'ai passé une nuit relativement tranquille : je ne me suis réveillé que trois fois pour aller à la salle de bains qui n'est pas loin de ma chambre. En fait, j'ai assez bien dormi avec beaucoup de rêves comme d'habitude. Avant d'aller chez lui, nous avons fait une halte au Cactus (nom du supermarché local) pour acheter des citrons verts, des mytilles et quelques denrées alimentaires. 

lundi 22 août 2022

Ne pas oublier...

Je suis toujours légèrement angoissé à la veille d'un départ. Faire ma valise est une épreuve. Je crains toujours d'emmener trop de choses ou trop peu. Chemises, pantalon , pull, etc. Ne pas oublier mon rasoir. Ne pas oublier mes médicaments —je dois prendre une petite pilule d'antibiotiques tous les matins pendant trois mois—, mes chargeurs —pour l'ordinateur et pour l'iPhone—, deux paires de chaussettes, etc. Il faut penser à tout. Le passeport, 

samedi 20 août 2022

Koba

Koba, c'est le titre du roman que j'ai fini hier et qui était signé Robert Litell. Un roman intéressant qui se structure autour d'un dialogue entre "le vieux" Staline, Koba, et un enfant de 10 ans qui lui pose de multiples questions sur le rôle qu'il a joué dans le gouvernement de l'URSS. L'enfant ne sait pas que ce "vieux" qu'il interroge est en fait Staline lui-même, ce qui aboutit à cette situation bien particulière qui nous montre Staline en train de parler de Staline. Le roman est bien mené.

jeudi 18 août 2022

Pantalons


 Hormuz m'a accompagné en ville pour acheter un pantalon. Nous sommes allés tout droit à Bruxelas où nous avons trouvé non pas un mais deux pantalons pour un prix très modique. Nous y sommes allés à pied et au retour je me suis arrêté chez les Pakistanais qui m'ont recousu sur le champ les deux ourlets pour dix euros. Voilà. Mission accomplie. Auparavant, nous avons déjeuné avec Charlotte et ses amis dans un restaurant chinois. Nous avons commandé des sushis moyennement bons. Mais bon, cela nous a donné des forces pour la suite ! Au retour nous avons fait une halte dans le nouveau petit bar à baies açaï qui s'est installé récemment dans notre rue, à une trentaine de mètres de chez nous. Hormuz a photographié ce morceau de bois qui est la seule décoration aux murs de ce petit bar à jus  d'açaï. Un bisou pour le premier qui me dira ce que représente cette sculpture.