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dimanche 31 mai 2026

Poids

Je me suis mis sur la balance ce matin : 69,5 kg. En principe je pèse 75 kg. J'ai donc maigri un peu surtout en raison de mon absence de prise de nourriture à l'hôpital. Je ne m'inquiète pas. J'ai toujours un ventre un peu gonflé mais ça va mieux depuis hier. 

Le jour du mariage de ma fille Charlotte approche et j'espère que je serai plus en forme que maintenant.  

samedi 30 mai 2026

Tanizaki

 Junichiro Tanizaki, L'éloge de l'ombre, Verdier, 2011. Mais cet essai a été écrit au Japon en 1933. J'en commence la lecture avec délice. Dans la préface de l'ouvrage, on nous décrit quelques traits de cet écrivain hors-norme qui a suscité des controverses littéraires importantes au Japon. 

J'ai lu le livre cet après-midi. Un style dépouillé et direct. Une vision intéressante du monde japonais d'avant où l'ombre était nécessaire pour satisfaire des besoins esthétiques et pour mettre de la profondeur dans nos maisons, jardins et ruelles. Opposé à cette passion de la mise en lumière de tout que cultive l'Occident, l'auteur nous rappelle les bienfaits de l'ombre. Un petit essai magnifique qui nous en apprend beaucoup sur la civilisation japonaise toute en retenue et discrétion.

J'apprends le décès d'Edgar Morin à l'âge de 104 ans. Je l'ai croisé deux ou trois fois au cours de ma carrière. C'était un homme bienveillant et chaleureux. Je n'étais pas fan de son grand œuvre, La Méthode, en plusieurs volumes, qui touchait très directement à mes intérêts professionnels. Mais je lui reconnaissais une grande érudition doublée d'un questionnement constant sur les problèmes qu'il abordait.

vendredi 29 mai 2026

Infirmier/ère

C’est ma deuxième journée hors de l’hôpital. J’espérais qu’une fois chez moi je retrouverais très vite mon état normal. Et bien, non ! Cette colonoscopie m’a ébranlé et j’en ressens encore les effets. Mon ventre est gonflé et ne me laisse pas tranquille. Bon ! Soyons patients. En attendant, je voudrais dire quelques mots sur mon séjour à São José. Nous étions dans une chambre à six lits. Il y a un infirmier ou une infirmière en charge des malades de cette chambre. Il ou elle reste dans la chambre et doit prendre soin de ses occupants : prises de sang, vérification de la tension, ravitaillement en eau, mesure du sucre dans le sang, etc. J’avais les deux bras couverts de ces petits pansements que l’on place sur les endroits où l’aiguille de l’infirmière a piqué. J’avais aussi deux cathéters sur le bras droit pour m’injecter les produits appropriés. Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est la diffèrence d’atmosphères dans la chambre selon la personne qui l’a en charge. J’ai notamment pu bénéficier d’un infirmier dont la seule présence engendrait une sorte de calme serein assez étonnant. Cela m’a permis de passer une excellente nuit. Dès qu’un malade faisait un peu trop de bruit il allait lui chuchoter quelques mots à l’oreille et tout redevenait à: calme et silencieux. Cet infirmier avait aussi une connaissance parfaite de l’anglais. Ce qui facilitait nos échanges. Je lui suis très reconnaissant. Le dernier infirmier que j’ai eu était une immense perche au crâne complètement rasé et qui passait son temps à faire le coq en passant et repassant entre les lits. 

jeudi 28 mai 2026

—scopies

Je suis revenu à la maison hier soir après un séjour de trois jours et demi à l'hôpital Sao Jose, qui est à deux pas de chez nous. Nous y sommes allés dimanche matin vers 11h aux urgences parce que j'avais remarqué une anomalie dans mon élimination quotidienne, anomalie qui devait avoir été causée par une hémorragie soit dans l'estomac, soit dans les intestins. Très vite, le service des urgences de l'hôpital me garde afin d'établir un diagnostic. On m'installe pour la nuit dans un fauteuil à côté d'autres fauteuils occupés par des vieux comme moi. On les sent méditatifs. Ils viennent tous parce que leur corps se révèle à eux dans sa fragilité essentielle, à laquelle on ne pense pas quand il n'y a pas lieu d'y penser. Finalement, on me fait sortit du fauteuil pour me catapulter dans un lit à l'intérieur d'une chambre à six. Mon lit se trouve juste sous la soufflerie de l'air conditionné. J'ai froid. Je demande une couverture. On m'apporte un drap supplémentaire. Sous mes deux draps, je grelotte. Je passe une nuit difficile avec de nombreux réveils. Avant de dormir on me fait une transfusion de plaquettes, en soupçonnant le Clopidogrel d'être à l'origine de mon hypothétique hémorragie. Le lendemain, dans l'après-midi, c'est l'endoscopie. J'avale la caméra qui, au bout d'un long tube, va inspecter les parois de mon estomac. Pas très agréable. Je vois l'écran et je peux inspecter moi-même cette partie invisible de moi-même qui, sans doute, est très semblable à la partie invisible de n'importe qui d'autre. Nos invisibilités intimes se ressemblent. Est-ce la raison pour laquelle nous tenons tant à nous rendre visible ailleurs, pour les autres ? En tout cas, l'endoscopie ne révèle aucune hémorragie dans l'estomac. Conclusion : il faut faire une colonoscopie. Je croyais savoir ce que c'était pour en avoir fait deux auparavant. Il y a cette période de préparation avant l'acte. Deux litres d'un liquide qui est censé vous vider complètement. Ça marche drôlement bien mais ça me réveille à de nombreuses reprises. Bien que pour ma deuxième nuit il m'avait trouvé une couverture, je n'ai pu guère en profiter à cause de la multiplicité de mes réveils. J'ai parfois besoin d'aide. Elle m'a été accordée deux fois. Un jeune Portugais (ou Brésilien plus vraisemblablement) parlant bien l'anglais et joyeux comme si c'était la fête. C'est jovial ! Ça compense l'humiliation que me causent mes ennuis. L'infirmière en charge de ma chambre, très jolie et sympa, n'est pas très efficace. En fait, elle dort dans le fauteuil dont elle dispose près de la fenêtre qui s'illumine de lueurs bleues de temps en temps, quand les véhicules d'urgences apportent d'autres invisibilités des corps à soigner en urgence. La colonoscopie s'annonce dès le matin mais elle n'aura lieu que le lendemain en fin d'après-midi. J'ai déjà lu deux livres : La bonne mère (l'Iconoclaste, 2025) de Mathilda di Matteo, et  La collision (NRF, 2025) de Paul Gasnier. Le premier livre me parle de Marseille en effet, de la vie des Marseillais, des différences entre Marseille et Paris, entre les Marseillais et les Parisiens. C'est une écriture attachante et pleine de vivacité marseillaise. Le deuxième livre est plus triste. Il y a d'abord cet accident : une moto roulant à vive allure cabrée sur sa roue arrière dans la rue Romarin au cœur de la Croix Rousse à Lyon, heurte une cycliste avec violence. Cette femme, qui tient dans cette même rue, une petite échoppe centrée sur l'Inde et le yoga, mourra peu après de ses blessures à la tête. C'est son fils qui écrit sur son désir de rencontrer le jeune meurtrier, Saïd, ou en tout cas sur son désir de comprendre l'incompréhensible. J'ai encore beaucoup de choses à raconter sur l'hôpital mais ça attendra un peu.

vendredi 22 mai 2026

Alexakis

Vassilis de son prénom et auteur du livre dont j'ai entamé la lecture aujourd'hui et qui relate une enquête sur les moines de la Sainte Montagne où se trouve le couvent du mont Athos. Il s'agit bien d'une enquête et c'est, à mon avis, dans le processus de cette enquête que réside l'intérêt du roman et non dans la manière dont sont décrites les coutumes des moines qui sont là pour prier et pleurer. J'ai beaucoup de plaisir à lire ce texte qui me replonge dans les philosophies de l'Antiquité grecque avec tous ces noms qui me sont familiers : Thalès, Pythagore, Xénophane, Platon, Aristote, Zénon d'Élie, etc... 

jeudi 21 mai 2026

Chopin

Ce sera le compositeur dont nous entendrons l'un des concertos pour piano, ce soir. Je m'en réjouis. 

Hier, j'ai envoyé ma "déclaration de revenus" sans être bien sûr d'avoir réussi à remplir le formulaire correctement. Je n'ai pas beaucoup de patience avec ces obligations bureaucratiques. N'y aurait-il pas moyen de simplifier un peu ces démarches ?

Cet après-midi, j'ai de nouveau une réunion du groupe de lecteurs de l'Institut. Il faut que je revoie les livres que j'ai lus pour pouvoir en parler. 


lundi 18 mai 2026

Cairn

J'ai reçu récemment un exemplaire de la revue Zilsel qui publie un entretien au cours duquel je retrace à grands traits ma carrière professionnelle. Pour ceux, parmi les lecteurs de ce blog, que ça pourrait intéresser, voici l'adresse où vous pouvez trouver  (pour 3 euros) cet entretien sur Cairn :

https://shs.cairn.info/revue-zilsel-2026-1-page-252?lang=fr&tab=sujets-proches

Avant hier j'avais fait un rêve très agréable avec une femme indienne qui me serrait dans ses bras. Elle avait une peau foncée et venait sans doute d'un pays d'Amérique du Sud ou bien d'Inde, carrément. C'est un rêve qui m'a mis de bonne humeur pour toute la journée.

Aujourd'hui, je vais remplir ma déclaration d'impôts. C'est l'une de mes pires corvées annuelles. Sans doute que je fais ça trop rapidement sans tenir compte de toutes les options qui me permettraient de payer un peu moins d'impôts. 

dimanche 17 mai 2026

Guacamole

Ce matin, je me suis levé à 6h30 et plus tard, dans la matinée, j'ai préparé un guacamole avec peut-être un peu trop de coriandre. Il est très bon quand même.

 

samedi 16 mai 2026

Lordon

C'est l'anniversaire de Célia aujourd'hui. Nous avons eu un coup de téléphone à trois (avec Fabien) puis à quatre (avec Joaquim).  Discussion agréable. 

Cet après-midi j'ai écouté un face à face très intéressant entre Jean-Luc Mélenchon et Frédéric Lordon sur les grandes évolutions du capitalisme telles qu'on peut les concevoir actuellement. Ce face à face était passionnant. Mélenchon connaît bien les théories marxistes qui ont été à l'origine de tant de révolutions. Mais j'ai compris ce qu'il veut dire quand il parle de révolution citoyenne et qu'il revendique sa stratégie consistant à faire du peuple —un peuple de plus en plus urbain— dans son ensemble l'instrument de cette révolution. Il tient compte du nouveau contexte dans lequel vivent les sociétés d'aujourd'hui et de l'importance des réseaux. 

jeudi 14 mai 2026

Murakami

J'ai commencé ce petit livre de Haruki Murakami, Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil (10/18, Belfond, 2002) dont Emmanuelle nous a parlé dans le groupe de lecteurs de la Livreria Inquieta. Une histoire d'amour très émouvante selon ce que nous en avait dit Emmanuelle. Et, je confirme. Le premier livre que j'ai lu de Murakami était Kafka on the Shore que j'avais bien apprécié, quand je l'ai lu, il y a bien longtemps. Jean-Luc m'a vivement recommandé, du même auteur, 1Q84, les trois tomes. Je l'inscris dans mon programme de lecture. 

mercredi 13 mai 2026

Duncan

J'ai reçu quelques nouvelles de Duncan. Il semblerait que l'opération se soit bien passée et que, pour le moment, tout va bien, si ce n'est la fatigue que tout patient doit ressentir après une si longue et grave opération chirurgicale.  J'espère qu'il se remettra bien vite et que ma sœur retrouvera son mari en meilleur état dès qu'il pourra sortir de l'hôpital. 

J'ai quitté Luxembourg ce matin. Nadine, la femme de Jeannot, m'a amené en voiture à l'aéroport et mon voyage s'est bien passé. J'ai pu lire une partie de la revue Zilsel (que j'ai enfin reçue quand j'étais chez Fabien) et notamment les articles passionnants de Jérôme Lamy. Cela me replonge dans les débats auxquels je participais activement dans les années 80/90. C'est parfois agréable de revivre un peu, sur un mode allégé pourrait-on dire, ce qui sur le moment, pouvait avoir des accents dramatiques. J'ai reçu une belle photo prise dans la cabane pendant notre repas avec Helge Antoni. Helge est en face de moi et nous trinquons ensemble dans la joie de cette rencontre étonnante.

mardi 12 mai 2026

Antoni

 Helge Antoni, un grand pianiste, venu dîner hier soir dans la cabane de Jeannot. Une discussion très animée et une vraie rencontre avec cet artiste très ouvert qui habite à Malaga et qui m’a singulièrement impressionné par son intelligence et sa disponibilité. Le repas, confectionné par Fred était remarquable et notre invité lui a fait honneur comme il se doit. Helge nous a donné l’idée de faire valoir la pétition que l’on voulait soumettre à l’attention des populations européennes à travers l’organisation d’un colloque sous l’égide de l’Académie européenne des arts, des sciences et des lettres présidée par Jean-Patrick Connerade que l’on pourrait réunir au Lycée Ermesinde.

dimanche 10 mai 2026

Marathons

 Je m’apprête à partir pour Luxembourg avec un train qui part à 13h49 avec une étape d’une demi-heure à Metz. Josiane va tenter de m’amener en voiture. Il y aura des problèmes de circulation parce que c’est le jour des marathons à Strasbourg et ils n’ont pas publié les parcours dans le journal ni sur internet. On part à l’aventure ! Je voudrais encore passer chez Françoise avant de prendre le train.

samedi 9 mai 2026

Retour vers le passé

 J’ai d’abord vu Éric Heilmann pour le déjeuner au restaurant Chère Amie, installé dans ce qui, de mon temps, était la poste centrale. J’ai pris une entrée, sans plus. Je n’étais pas très en forme parce que je venais d’avoir des problèmes de grippes. Ensuite Irène m’a rejoint et nous sommes allés ensemble chez Danielle Schlumberger qui vit à Mundolsheim. J’ai été très heureux de la revoir en assez bonne forme malgré une hémiplégie partielle du côté droit. Mais elle marche presque normalement. Et elle a toute sa tête. Ensuite, nous avons parlé de Paul Guérin. Nous lui avons téléphoné et il nous a rejoints ce qui m’a encore fait très très plaisir. Bref cet après midi fut une sorte de retour au début des années 60 avec quelques amis de l’époque et les souvenirs qui se poussent les unes les autres à la porte de ma conscience. Ils sont tous là, en fait. En plus Irène, qui était ma compagne à ce moment-là, contribuait beaucoup à cette petite expédition un peu rapide vers mon passé.


vendredi 8 mai 2026

Banksy

Ce matin, Josiane m’a emmené voir une exposition consacrée à l’œuvre de Banksy. Le street art très célèbre qui bouscule nos idées avec des images très parlantes.  Le tableau ci-contre a une histoire. Il a fait l’objet d’une vente aux enchères. Celles-sont montées jusqu’à un million de dollars. Et quand la vente a été conclue le tableau s’est autodétruire grâce à un mécanisme préparé à l’avance. Nous vivons dans un monde éphémère et cette anecdote est sensée nous le rappeler de manière assez spectaculaire.




Mm


 Le temps est magnifique à Strasbourg. Je suis chez Marianne qui nous a offert un délicieux déjeuner avec des asperges al dente au menu et une tarte à la rhubarbe confectionnée par Françoise comme dessert. Josiane était avec nous mais elle a dû partir assez rapidement. Patrick était attendu également mais il n’est pas venu. Il paraît qu’il veut me parler. Il en avait l’occasion. Il ne l’a pas saisie. Ce sera pour la prochaine fois si je continue à faire ce petit tour traditionnel qui me mène de Paris àStrasbourg puis de Strasbourg à Luxembourg d’où je m’envole à nouveau vers Lisbonne.

jeudi 7 mai 2026

Du train…

Je suis dans le train vers Strasbourg. Je viens de recevoir un appel de mon ami Marc que j’aurais bien aimé revoir à Paris. Il  me dit qu’il est dans une clinique. Il s’est brisé la cheville gauche il y a quelque temps. Il a toujours très mal aux doigts ce qui fait que tout dispositif exigeant que l’on presse des boutons pour qu’il fonctionne, lui est pratiquement inaccessible. Il va peut-être me rappeler plus tard.

Je viens de terminer le roman de Krasznahorkai, une petite merveille de poésie et de délicatesse toute japonaise. Merci, Joëlle ! 

mercredi 6 mai 2026

Krasznahorkai

 J’ai vu Joëlle ce matin. Elle est venue jusqu’à la rue d’Anjou et nous sommes allés prendre un café dans un petit restaurant du quartier. Elle m’a offert un petit livre que je suis en train de lire et que je trouve très beau. Il s’agit de quoi Au Nord par une montagne, au Sud par un lac, à l’Ouest par des chemins, à l’Est par un cours d’eau de Laszlo Krasznahorkai, un auteur hongrois dont j’ai lu, il y a longtemps, le roman Guerre et guerre, un roman aux longues phrases et dont, à l’époque, je n’ai pas vraiment compris le propos. Mais le petit roman de ce prix Nobel 2025 que m’offert Joëlle, est d’une grande finesse. Il nous parle de Kyoto et ses temples mystérieux, enfoncés dans la verdure, des architectes qui les ont conçus, des charpentiers qui en ont lissés les colonnes et les charpentes, bref, ça se passe au Japon, ça se passe lentement d’une lecture qui ressemble à ces mouvements de gravier blanc dont les râteaux ornent un rocher solitaire au milieu d’une cour intérieure…

lundi 4 mai 2026

Claude

 J’ai eu beaucoup de plaisir à revoir Claude pour un déjeuner aujourd’hui à midi. Elle m’a donné beaucoup de nouvelles de nos quelques amis communs, surtout sa fille Sarah qui, bientôt va venir donner un concert à Lisbonne. Je crois que c’est prévu pour le 21 mai, date qui, me semble-t-il, est déjà réservée par mon groupe de lecteurs à l’Institut François de Lisbonne. Mais je suppose que le concert de jazz de Sarah se fera en soirée ce qui me permettra de respecter mes engagements de lecteur.

L’annonce par Mélenchon de sa candidature à la présidentielle de 2027 secoue le landernau médiatique. Mélenchon a été sollicité par plusieurs chaînes. J’ai particulièrement apprécié son entretien avec le journaliste de Brut, une chaîne que je ne connaissais pas. Mélenchon a répondu aux questions du journaliste pendant deux heures. Il m’a semblé très convaincant. Je crois que le centre et la droite sociale démocrate feraient bien de s’activer s’ils ne veulent pas se retrouver dans les choux. 

dimanche 3 mai 2026

Pétition

Hier, nous sommes allés déjeuner au bord de la mer, dans le restaurant Santa Maria à Guincho, avec Karim, Amina, Alimo et Avisa : des huîtres pour commencer puis, pour Isabel et moi, une sole grillée absolument délicieuse. Je ne me sentais pas très bien mais les choses se sont arrangées dans l'après-midi. Isabel a voulu remettre ça aujourd'hui avec le restaurant iranien de Lisbonne mais j'ai prévenu que je n'irais pas. J'ai du mal à supporter des discussions qui n'ont d'autre but que faire du lien. Je sais que je ne devrais pas et que le lien est important. Mais voilà, en vieillissant, on est sans doute un peu moins tolérant envers la surface des gens et des choses. 

Cette nuit, j'ai beaucoup repensé aux dialogues que j'écris avec Jeannot. Mon texte se termine avec l'idée de lancer une pétition sur le problème de l'éducation telle qu'elle existe actuellement, partout dans le monde. Dans mon esprit, il s'agirait d'une pétition internationale, traduite en plusieurs langues qui reprendrait les grands principes du Lycée Ermesinde après un diagnostic sévère de l'école actuelle. Il faudrait environ 5 millions de signataires pour faire bouger les choses mais le mécontentement sur l'école est tellement large que je crois que l'on pourrait y arriver. Bien sûr, il faudra travailler sérieusement sur le texte d'une telle pétition. L'essentiel est de convaincre les gens qu'il est possible de changer de monde en s'attaquant à la manière dont, aujourd'hui, on forme les jeunes à la vie de demain. 

vendredi 1 mai 2026

Rostagnat

Petronille Rostagnat est l'autrice du polar que je viens de terminer : J'aurais aimé te tuer (Harper Collins Poche, 2022) qui nous offre une histoire assez bien écrite et compliquée à souhait. En fait j'ai passé un bon moment avec cette intrigue d'arnaque à l'assurance avec deux ou trois crimes bien ficelés, un squelette retrouvé dans la cave d'une grosse villa de riche, une fille violée par son prof de sport qui veut se venger, et une équipe de policiers de la PJ de Versailles assez sympathique, bref bien que l'histoire soit un peu trop alambiquée pour être vraisemblable, sa lecture en fut rapide et plaisante.