Hier, nous sommes allés déjeuner au bord de la mer, dans le restaurant Santa Maria à Guincho, avec Karim, Amina, Alimo et Avisa : des huîtres pour commencer puis, pour Isabel et moi, une sole grillée absolument délicieuse. Je ne me sentais pas très bien mais les choses se sont arrangées dans l'après-midi. Isabel a voulu remettre ça aujourd'hui avec le restaurant iranien de Lisbonne mais j'ai prévenu que je n'irais pas. J'ai du mal à supporter des discussions qui n'ont d'autre but que faire du lien. Je sais que je ne devrais pas et que le lien est important. Mais voilà, en vieillissant, on est sans doute un peu moins tolérant envers la surface des gens et des choses.
Cette nuit, j'ai beaucoup repensé aux dialogues que j'écris avec Jeannot. Mon texte se termine avec l'idée de lancer une pétition sur le problème de l'éducation telle qu'elle existe actuellement, partout dans le monde. Dans mon esprit, il s'agirait d'une pétition internationale, traduite en plusieurs langues qui reprendrait les grands principes du Lycée Ermesinde après un diagnostic sévère de l'école actuelle. Il faudrait environ 5 millions de signataires pour faire bouger les choses mais le mécontentement sur l'école est tellement large que je crois que l'on pourrait y arriver. Bien sûr, il faudra travailler sérieusement sur le texte d'une telle pétition. L'essentiel est de convaincre les gens qu'il est possible de changer de monde en s'attaquant à la manière dont, aujourd'hui, on forme les jeunes à la vie de demain.
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