Nous sommes chez Irène et Pierre à Kolbsheim. Une jolie maison et une vaste chambre très claire au premier étage. Il fait encore grand soleil. Je vais essayer de publier une photo de la maison. Plus tard.
C'est très calme. On est à la campagne. Nous avons vu un petit écureuil roux gambader sur la pelouse ce matin.
Je viens d'envoyer mon "summary" à Maria pour mon intervention sur le thème "Science and literature" à Gulbenkian en octobre.
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jeudi 10 septembre 2015
mercredi 9 septembre 2015
Automne
Il fait magnifique aujourd'hui. J'attends tranquillement qu'Isabel et Charlotte se réveillent. Nous devons aller à Strasbourg et je n'aimerais pas partir trop tard. A travers les parties transparentes du toit de la péniche d'Eric, je vois le ciel bleu, le feuillage des arbres sur la rive, des couleurs qui annoncent l'automne. Sur la photo, l'intérieur de la péniche d'Eric.
Nous sommes allés au passage des Marais hier après-midi. C'était un peu désolant. Presque tous les habitants de la cour ont changé. Les vélos se couvrent de poussière. Le laurier du Portugal au milieu de la cour lâche ses fruits, de petites baies noires, que personne ne balaye. Bref, un lieu un peu glauque qui ne ressemble plus du tout à celui que nous avons habité pendant 14 ans.
mardi 8 septembre 2015
Sur la Marne
Nous avons donc débarqué chez Eric pour embarquer sur sa péniche Mykonos amarrée à Joinville Saint Maurice depuis plus de 30 ans. C'est toujours un plaisir de voir Eric et Christine. Muriel était avec nous. Isabel a passé sa journée à Villepinte où elle a vu Alexandra et Marianne. Pendant ce temps-là je suis allé faire du shopping avec Charlotte. (Décidément c'est moi qui m'y colle plutôt qu'Isabel ! Mais ce qui m'ennuie surtout c'est que dans ces magasins de fringues pour adolescentes, il n'y a généralement pas de sièges où s'asseoir ce qui m'oblige à faire le pied de grue pendant que Mademoiselle fouille les bacs ou fait défiler les cintres.)
Nous partons pour Strasbourg mercredi.
Nous partons pour Strasbourg mercredi.
lundi 7 septembre 2015
Casse
J'avais garé ma voiture à un endroit tout-à-fait autorisé. En fait, c'est Isabel qui l'avait garée là, tout près de chez Fabien. Ce matin, en allant payer le stationnement, je trouve le rétroviseur droit complètement cassé. Ce sont des accessoires qui coûtent très cher. Voilà ce que c'est que d'avoir une voiture à Paris. Ce soir nous dormons chez Eric. Je m'en réjouis.
Cette nuit j'ai rêvé la conférence dont je dois envoyer le texte avant le 10 septembre à Lisbonne. Je n'ai fait que la rêver. Elle était en anglais, évidemment. Je l'ai encore en tête mais je ne suis pas sûr que je la garderai telle quelle.
Cette nuit j'ai rêvé la conférence dont je dois envoyer le texte avant le 10 septembre à Lisbonne. Je n'ai fait que la rêver. Elle était en anglais, évidemment. Je l'ai encore en tête mais je ne suis pas sûr que je la garderai telle quelle.
dimanche 6 septembre 2015
Le plaisir...
... de retrouver Paris sous un brillant soleil, ce matin du 6 septembre 2015. Hier soir nous sommes allés à la fête devant célébrer l'anniversaire de Laurence et Jeanne, celle-ci étant une ancienne amie de Charlotte. Ils viennent d'acheter une maison, oui... une maison dans le 18e, une maison située dans une cour intérieure, avec plusieurs chambres, deux salles de bains, une cuisine magnifique et une terrasse, très grande la terrasse. Bref, ils sont de mieux en mieux logés. Tant mieux.
Comme toujours quand je suis chez Fabien, je lui demande s'il y a du nouveau sur le front des bandes dessinées. C'est comme ça que j'ai fait connaissance d'une BD que je ne connaissais pas et qui, d'ailleurs est assez ancienne : Africa Dreams de Maryse et Jean-François Charles avec Frédéric Bihel comme dessinateur (Casterman). C'est l'histoire de la colonisation du Congo belge par Léopold II où l'on retrouve Stanley, Léopold, le "roi des bêtes" et Morel, ce journaliste héroïque qui est à l'origine du déclenchement des scandales de cette colonisation terrifiante. Les créateurs de cette BD ont su rendre de façon très élégante l'atmosphère d'oppression qui étreignait le Congo à l'époque.
Comme toujours quand je suis chez Fabien, je lui demande s'il y a du nouveau sur le front des bandes dessinées. C'est comme ça que j'ai fait connaissance d'une BD que je ne connaissais pas et qui, d'ailleurs est assez ancienne : Africa Dreams de Maryse et Jean-François Charles avec Frédéric Bihel comme dessinateur (Casterman). C'est l'histoire de la colonisation du Congo belge par Léopold II où l'on retrouve Stanley, Léopold, le "roi des bêtes" et Morel, ce journaliste héroïque qui est à l'origine du déclenchement des scandales de cette colonisation terrifiante. Les créateurs de cette BD ont su rendre de façon très élégante l'atmosphère d'oppression qui étreignait le Congo à l'époque.
samedi 5 septembre 2015
Liège
Nous allons la quitter, Liège la grise sous un ciel gris. Même si les terrils sont devenus verts avec une végétation dense, la couleur dominante de celle ville traversée par une grise Meuse, c'est le gris. Peut-être en raison de la pierre de taille dont sont faites beaucoup de maisons ou des toits où l'ardoise domine.
Hier soir nous avons dîné tous ensemble dans un restaurant italien. Charlotte avait une "tchatche" pas possible. Nous partons aujourd'hui pour Paris.
J'ai fini Millénium 4. Pas mal !
Hier soir nous avons dîné tous ensemble dans un restaurant italien. Charlotte avait une "tchatche" pas possible. Nous partons aujourd'hui pour Paris.
J'ai fini Millénium 4. Pas mal !
vendredi 4 septembre 2015
Bruxelles
Nous sommes allés à Bruxelles hier et nous voilà déjà de retour à Liège. A Bruxelles nous avons mangé des moules et des frites. Nous avons revu la magnifique Grand Place de Bruxelles. Pau ailleurs je suis en train de terminer Millénium 4. Ce qui ne me tue pas par David Lagercrantz qui prend le relai de l'écriture de Stieg Larsson, auteur des trois premiers volumes. On y retrouve Blomkvist, le journaliste de Millénium et, bien entendu, Lisbeth Salander, toujours aussi surprenante.
jeudi 3 septembre 2015
Dheepan
Hier, Isabel et moi avons vu Dheepan, le film de Jacques Audiard qui a obtenu la Palme d'or à Cannes cette année. Le film donne une image assez terrifiante de la vie dans les cités en France. Les dernières images qui nous montrent le personnage de Dheepan, en Angleterre, chauffeur de taxi, père d'un joli bébé et d'une grande tendresse avec son "épouse" font vibrer un contraste entre la France et l'Angleterre qui me semble quelque peu exagéré. Peut-on vraiment croire qu'il y a moins de violence en GB ? Peut-être.
Juste auparavant, nous avons visité l'exposition Plus jamais ça... qui porte sur l'accès d'Hitler au pouvoir, la guerre, les camps. Il s'agit d'une exposition inhabituelle dans la mesure où l'on est invité à suivre un parcours sonorisé avec des images et des situations dont le contexte est recréé pour nous donner une idée des sensations qui ont pu être celles qu'ont vécues les victimes : un bureau où auraient pu se dérouler les interrogatoires avec une machine à écrire, une lampe et des armoires métalliques à dossiers tout autour, un wagon de train de marchandise dans lequel on est invité à entrer et qui nous permet de voir défiler le paysage par de petites lucarnes étroites... Le commentaire en voix off est sobre mais précis. On est accueilli par Pierre Arditi et c'est lui qui nous rappelle à notre devoir de mémoire à la fin. Une heure de méditation recueillie où l'émotion accompagne avec beaucoup de justesse l'évocation de ce passé terrifiant.
Juste auparavant, nous avons visité l'exposition Plus jamais ça... qui porte sur l'accès d'Hitler au pouvoir, la guerre, les camps. Il s'agit d'une exposition inhabituelle dans la mesure où l'on est invité à suivre un parcours sonorisé avec des images et des situations dont le contexte est recréé pour nous donner une idée des sensations qui ont pu être celles qu'ont vécues les victimes : un bureau où auraient pu se dérouler les interrogatoires avec une machine à écrire, une lampe et des armoires métalliques à dossiers tout autour, un wagon de train de marchandise dans lequel on est invité à entrer et qui nous permet de voir défiler le paysage par de petites lucarnes étroites... Le commentaire en voix off est sobre mais précis. On est accueilli par Pierre Arditi et c'est lui qui nous rappelle à notre devoir de mémoire à la fin. Une heure de méditation recueillie où l'émotion accompagne avec beaucoup de justesse l'évocation de ce passé terrifiant.
mercredi 2 septembre 2015
Stinval

Tel est le nom du hameau où, enfants, nous passions nos vacances. Nous sommes allés y jeter un coup d'oeil. La maison qui nous accueillait appartenait à notre tante Zouzou, la soeur de notre grand mère maternelle. Assise à la fenêtre de son salon, elle nous attendait. La grosse Dodge de mon père, remplie d'enfants, passait le portail d'entrée et contournait la maison pour aller s'immobiliser près de l'étang. Nous bondissions hors de la voiture où nous venions de passer environ sept heures, pour embrasser notre vieille tante, toujours vêtue de noir, et nous égailler dans le jardin, remplissant d'effroi les poules qui picoraient tranquillement des grains de maïs.


Dominique nous a montrés la "maison Jurdant" à Soumagne qui appartenait à l'oncle Valentin, le frère de notre grand père paternel. Nous sommes également allés à Visé, revoir la maison que nous habitions entre 1948 et 1950, date de notre départ pour Strasbourg. Enfin, j'ai revu la maison où je suis né, au 615 de la rue de Herve au lieu-dit Bois-de-Breux à Grivegnée. Nous avons ainsi arpenté les lieux de nos jeunes années dans les environs de Liège. Nous avons pris quelques photos. J'en choisirai une ou deux pour illustrer mon propos du jour.
Le rêve de cette nuit me faisait participer à des réunions en vue de créer l'Institut de Physique de Luxembourg, projet piloté par Jeannot. J'insistais pour que tous les acteurs potentiels se réunissent et non un petit comité de décideurs locaux. Entre deux réunions, j'ai une brève aventure érotique avec Alexandra T. Nous échangeons nos culottes et je me retrouve avec une "culotte à festons" de couleur verte, assez incommode en vérité. Cela me renvoie aux visites de la journée d'hier et à mon passage à l'école maternelle de Thiers. Victime d'un "accident" de mes tripes à l'âge de trois ans, la femme qui s'occupait de nous m'avait prêté l'une de ses propres culottes pour rentrer à la maison. Cet épisode fait partie des récits mythiques de la famille.
mardi 1 septembre 2015
HDR
"—Oui ! oui ! je l'écrirai cette HDR." C'est ainsi que, dans le rêve de cette nuit, j'essaye de rassurer Daniel Jacoby et un autre collègue sur ma volonté de poursuivre la recherche. J'ai malheureusement oublié de quoi il était question. Sans doute, un pamphlet politique. Rêve assez confus finalement où se trouve réaffirmée ma volonté d'écrire.
Aujourd'hui, en Belgique, à Herstal, il pleut. Par la fenêtre, on voit les arbres du terril souffler quelques bouffées de brume. Les coqs, depuis six heures du matin, n'arrêtent pas de nous réveiller. On se croirait au fin fond d'une campagne normande.
J'ai acheté deux ou trois livres hier dans une librairie de Liège. En réalité, j'aurais voulu acheter la version papier et en français d'Austerlitz de Sebald. Mais ils ne l'avaient pas en stock. Je ne pourrai faire cet achat qu'à Paris.
Cet après-midi, mon frère Dominique nous fait faire un tour des lieux de notre enfance. On va visiter nos racines. Je prendrai sans doute quelques photos.
Je viens de lire un petit roman d'Amélie Nothomb, Le crime du comte Neville, chez Albin Michel. C'est le premier roman que je lis de cette auteure. Lecture facile et rapide. Quelques descriptions amusantes des familles nobles de Belgique : un château dans les Ardennes, une famille ruinée, une fille un peu folle et tout est bien qui finit bien. Tout cela m'est très familier sans pour autant que j'ai quoique ce soit à voir avec les situations décrites.
Aujourd'hui, en Belgique, à Herstal, il pleut. Par la fenêtre, on voit les arbres du terril souffler quelques bouffées de brume. Les coqs, depuis six heures du matin, n'arrêtent pas de nous réveiller. On se croirait au fin fond d'une campagne normande.
J'ai acheté deux ou trois livres hier dans une librairie de Liège. En réalité, j'aurais voulu acheter la version papier et en français d'Austerlitz de Sebald. Mais ils ne l'avaient pas en stock. Je ne pourrai faire cet achat qu'à Paris.
Cet après-midi, mon frère Dominique nous fait faire un tour des lieux de notre enfance. On va visiter nos racines. Je prendrai sans doute quelques photos.
Je viens de lire un petit roman d'Amélie Nothomb, Le crime du comte Neville, chez Albin Michel. C'est le premier roman que je lis de cette auteure. Lecture facile et rapide. Quelques descriptions amusantes des familles nobles de Belgique : un château dans les Ardennes, une famille ruinée, une fille un peu folle et tout est bien qui finit bien. Tout cela m'est très familier sans pour autant que j'ai quoique ce soit à voir avec les situations décrites.
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