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mercredi 17 août 2022

Varia

 J'ai passé cet après-midi avec Hormuz. Nous avons fait quelques courses ensemble. En réalité, je voulais m'acheter un pantalon pour remplacer celui que je porte et qui a un trou mal placé. Mais malheureusement je n'ai rien trouvé qui puisse me convenir. Je recommencerai ma quête demain en espérant trouver quelque chose qui m'aille et qui me plaise. 

Sur le front de la santé, ce n'est pas encore très brillant. Je me suis levé presque tous les trois quarts d'heure ce qui fait que j'étais déjà très fatigué quand j'ai commencé ma gymnastique. J'ai tenu bon et ai fait tous les mouvements que Patricia me demandait de faire.

Hier j'ai lu Le dernier loup de Laszlo Krasznahorkai, un auteur hongrois dont j'ai lu, il y a quelque temps le livre étrange dont le titre était Guerre et guerre et que j'ai évoqué le 8 janvier 2014.  Le dernier loup est une petit livre de 75 pages qui ne comprend qu'une seule phrase, ce qui implique une sorte d'obligation à le lire d'un trait, ce que j'ai fait, sans être absolument convaincu de l'intérêt d'une telle performance littéraire.

mardi 16 août 2022

Hormuz

Notre ami, Hormuz, est arrivé hier soir pour passer quelques jours à Lisbonne. Ce matin, il s'est mis au travail et a réparé la serrure de la porte de la chambre de Charlotte.  Cet après-midi, il est allé acheter une énorme pastèque dont il m'a chanté les bienfaits en particulier pour réparer les fragilités de ma vessie.  Sur internet, j'ai pu vérifier qu'en effet, la pastèque est un fruit particulièrement bon pour la santé de notre tuyauterie sanguine.

lundi 15 août 2022

Primo Levi

Il y avait beaucoup de monde, hier soir, sur notre terrasse sud. Nous fêtions l'anniversaire d'Elsa, la sœur d'Isabel. J'ai vu Jérôme également qui venait de sortir de son jeûne de sept jours, légèrement amaigri mais manifestement heureux et fier de ce qui lui paraissait encore il y a peu comme un exploit extrêmement difficile à réaliser. Pedro et Lucia étaient là également. Nous avons toujours beaucoup de plaisir à les voir. Ils ont passé leurs vacances à la montagne, pas loin des immenses incendies de forêt qui ont ravagé le Portugal. J'ai abandonné la lecture de Pardura, enfin, pas complètement abandonné, simplement interrompu, pour lire un livre de Primo Levi, La clé à molette, Lafont, 2021, ce que j'ai fait hier et aujourd'hui. Le livre est presqu'entièrement consacré aux histoires qui ont marqué la carrière de Faussone,  dans l'exercice de son métier à savoir monteur. Ce sont des histoires professionnelles où l'on voit Faussone aux prises avec les difficultés souvent imprévues du métier.

samedi 13 août 2022

Rembrandt

 Il faudrait connaître mieux et dans les détails l'œuvre de Rembrandt pour véritablement apprécier ces longs passages où Padura nous décrit la vie des peintres à Amsterdam au XVIIe siècle. Je poursuis néanmoins ma lecture d'Hérétiques, en regrettant de ne pas voir une culture picturale suffisante pour bien comprendre toutes les nuances du livre. 

vendredi 12 août 2022

Visites

Hier soir, Isabel est allé chercher Andréas à l'aéroport. Il sera avec nous jusqu'au 25 août, si je me souviens bien. Et lundi, nous aurons Hormuz qui restera environ une semaine. C'est comme ça l'été. Les amis viennent chez nous pour nous voir et passer quelques jours sur les plages portugaises, au soleil. Joana, l'amie de Charlotte originaire d'Angola, est également très souvent chez nous, ce qui est agréable.  

Hier après-midi je suis allé avec Isabel, chez notre médecin de famille qui m'a trouvé l'air fatigué. Ma tension est vraiment très basse et elle m'a prescrit des pilules pour augmenter mon taux de fer dans le sang. Elle m'a également prescrit un certain nombre d'examens pour voir si tout —cerveau compris— était OK.

Cette nuit, il a de nouveau fallu que je me réveille toutes les heures pour aller pisser. Quelle poisse !

jeudi 11 août 2022

Padura

 Cette nuit, je me suis réveillé vers 1h30 du matin et quand je me suis levé, tout tournait autour de moi, à tel point que j'ai failli tomber. En fait je n'arrivais plus à marcher droit comme si j'avais pris une énorme cuite, ce qui n'était pas le cas. Et, encore maintenant, j'ai une impression de vertige latent alors que, lorsque, cette après-midi, le docteur m'a fait faire quelques tests, tout était correct. Il faut que je prenne du fer, semble-t-il. 

J'ai commencé ce long roman de Padura, Hérétiques (Editions Métailié, 2014). Je vais certainement en avoir pour quelques jours car c'est une livre de 700 pages. Padura est l'auteur de L'homme qui aimait les chiens, où il est question de l'assassinat de Trotsky au Mexique.

mercredi 10 août 2022

Piètre roman

Malgré quelques éclairs anthropologiques sur la culture des Inuits du Groenland, le roman de Mo Malo est un piètre roman avec une intrigue très alambiquée qui ne tient pas la route. Bref, je suis déçu par ce livre, même si j'ai été intéressé par les aperçus qu'il nous donne de la vie des jeunes dans les villes et les villages de ce pays. 

mardi 9 août 2022

Groenland

 Hier, 5 km, aujourd!hui, 3,8. Nous sommes allés aux "Finanças" pour régler nos problèmes d'impôts. C'est vraiment très compliqué et c'est Isabel qui fait toutes les négociations. Nous sommes revenus à pied.

Je lis un petit polar actuellement : Nuuk de Mo Lalo. Cela se passe au Groenland et c'est la seule raison qui me l'a fait acheter. J'aime bien ces histoires de grands froids surtout quand il fait si chaud. 

lundi 8 août 2022

Abeilles


Hier, j'ai lu le nouveau roman de Andreï Kourkov, l'auteur du Pingouin, que j'ai lu en décembre 2016 et dont j'ai un peu parlé dans mon blog à l'époque. Ce nouveau roman est intitulé Les abeilles grises. La première partie du livre se déroule dans un petit village du Donbass, dans la "zone grise" entre les séparatistes à l'Est et les Ukrainiens. Il n'y a plus que deux habitants dans ce village, Sergueïtch, qui habite rue Lénine et Pachka, qui habite rue Chevtchenko. Ce sont deux amis-ennemis qui se rendent volontiers visite et prennent soin l'un de l'autre. Sergueïtch est apiculteur. Il entreprend, avec ses abeilles un voyage qui l'amène en Crimée où, à la suite d'un contrôle russe de sa troisième ruche —il a emmené ses six ruches avec lui— il découvre que les abeilles de la ruche contrôlée sont grises. J'ai retrouvé chez cet auteur une écriture très attachée aux détails de la vie quotidienne de son héros, à ses sentiments, ses rêves, ses rencontres, son immense aptitude à l'amitié et en même temps son fatalisme devant les obstacles et les difficultés. Je dirais volontiers que c'est un beau livre.

À midi, hier, je suis allé manger un bol d'açaï dans un lieu qui vient d'ouvrir à deux pas, dans notre rue. Charlotte en était à son petit-déjeuner alors que moi j'ai mangé une spécialité brésilienne au poulet. 

Ensuite j'ai proposé à Jérôme, notre voisin corniste en vacances et en train d'entamer un jeûne de 8 jours, de faire une petite ballade dans le parc des Martyres de la Patrie. C'était son deuxième jour de jeûne. Nous sommes allés jusqu'au Continente au sommet de la colline où j'ai acheté un paquet de tagliatelles. Après quoi, nous avons fait une petite halte à la nouvelle pizzeria qui se trouve au centre du parc pour y boire chacun une petite bouteille d'agua das pedras avant de rentrer. Une balade très agréable qui visait à me réconcilier avec la marche et... ça a marché !

dimanche 7 août 2022

Indépendance


Le livre de Cercas m'a plu. C'est une histoire de chantage derrière laquelle se cache une description assez juste de la "classe" des riches, cette élite barcelonaise qui regroupe un petit nombre de familles qui vivent dans l'entre-soi et qui se croient au dessus des lois. L'un des personnages du livre, d'extraction sociale modeste, n'a qu'un rêve : faire partie de cette "classe", réussir à être l'égal de ceux qu'il a cotoyé dans une "grande école" de Barcelone. Il devient leur "ami" mais il se rend compte très vite qu'il n'est pas, et ne sera jamais considéré comme leur "égal". Il y aura toujours ce je-ne-sais-quoi qui l'exclut du groupe sans qu'il y ait le moindre geste de rejet de la part de ses amis. En fait, ce sentiment d'être exclu vient sans doute en partie de lui-même. C'est une auto-exclusion, directement liée à un reste de conscience morale, ce dont les membres de l'élite sont totalement dépourvus. C'est quand on atteint ce degré de cynisme absolu que la richesse procure à ceux qui la détiennent, c'est quand on est au dessus des lois —il ne s'agit pas seulement de "se sentir" au dessus des lois (ça c'est bon pour les vrais bandits), il s'agit de l'être comme si c'était parfaitement naturel, un don de nature— c'est à ce moment-là que l'on fait partie de cette "élite d'argent" corrompue jusqu'à l'os mais pratiquement invisible socialement et politiquement. Bien sûr, cette classe a des relations étroites avec le pouvoir mais alors que celui-ci doit assumer un certain "taux de visibilité", les riches se cachent le mieux possible.

Voici un passage qui s'applique de façon assez pertinente au monde politique français aujourd'hui : "Dire que la droite et la gauche n'existent pas, c'est comme dire que le nord et le sud n'existent pas : celui qui prétend ça, soit il est désorienté, soit il cherche à désorienter. Et dans le cas de la maire [celle sur laquelle s'exerce le chantage], il n'y a pas de doute possible : ce qu'elle cherche à faire, c'est désorienter. Jamais je n'ai vu un politicien capable à ce point de dire toujours ce que son auditoire attend de lui. Cette femme sait ce que les gens veulent avant qu'eux-mêmes le sachent." (pp 129-130).