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dimanche 10 avril 2016

Contrebasse

Le concert d'hier soir m'a fait découvrir les possibilités musicales et rythmiques extraordinaires de cet instrument souvent considéré comme ingrat : la contrebasse, sous les doigts de fête de Sarah Murcia, la fille de Claude. Ce concert avec Kamilya Jubran, une amie palestinienne de Sarah était magnifique, très émouvant, absolument convaincant. J'ai d'ailleurs commandé son disque Nhaoul sur Amazon et je me réjouis de le faire entendre à mes amis. Il faudrait vraiment qu'elles viennent toutes les deux donner un concert à Lisbonne.

A part cela, je suis arrivé ce soir à Luxembourg. Nous avons dû prendre un bus pour aller jusqu'à l'internat. J'étais vraiment très fatigué et très énervé par le fait que Charlotte avait oublié son ordinateur chez son amie Liliana. Monika va le lui renvoyer à Luxembourg mais quelle étourderie.

samedi 9 avril 2016

Retouche

Hier, au cours d'une journée de shopping éreintante avec Charlotte à Paris, j'ai enfin trouvé, dans un magasin de fripes du boulevard Saint Germain, un pantalon de velours noir que j'ai fait retoucher ce matin dans le quartier d'Oberkampf. C'était le dernier pantalon de velours noir de tout le magasin. Charlotte a trouvé les Jeans qu'elle voulait pour une somme modique. Cela lui donnait un style un peu différent de son style habituel surtout avec son nouveau sac à dos, un Fjallraven, venu tout droit de Suède et qu'on lui avait promis depuis Noël. Ainsi équipée, elle est prête à affronter son dernier trimestre au lycée Ermesinde.

La nuit dernière je l'ai passée sur la péniche d'Eric et Christine. J'ai très bien dormi. J'étais content de voir Eric qui, au retour de son voyage en Nouvelle Calédonie, avait dû passer par les soins intensifs. Il a failli mourir mais il reste très "zen" à ce propos, tout comme Christine d'ailleurs. Nous avons pu discuter longuement, avec de petits verres d'un excellent vin rouge pour arroser un boudin de Toulouse absolument délicieux. Christine m'a prêté Le météorologue d'Olivier Rolin dont j'ai aussitôt entamé la lecture, délaissant pour un moment l'excellent roman de Zia Haider Rahman, In the Light of What We Know, un écrivain bengali tout à fait passionnant que je terminerai plus tard. Le livre d'Olivier Rolin est tout petit et je n'en ferai sans doute qu'une bouchée dans le train qui nous amènera demain, moi et Charlotte, à Luxembourg.

Aujourd'hui à midi, j'ai été déjeuner chez Fabien et Fianna. Fabien très cordial et affectueux. Fianna, moins chaleureuse qu'auparavant.

Ce soir je vais à un concert donné par Sarah, la fille de Claude. Je m'en réjouis.

vendredi 8 avril 2016

Ailleurs

Se réveiller dans la chambre de la petite fille de Claude, avec un arlequin suspendu au bout de son fil, juste au bout du lit, sous le regard de deux poupées assises un peu plus loin, dans une chaise haute de bébé, au son des voitures qui passent sous la fenêtre et d'un train, qui, un peu plus loin sans doute, dans un fracas plus en longueur, est en train d'arriver en gare... la gare de l'Est, probablement... se réveiller au milieu des livres et dans l'odeur douceâtre de tabac très très ancien... je suis ailleurs, mais n'est-on pas toujours ailleurs au moment où l'on se réveille ?

jeudi 7 avril 2016

Empathie

Je viens de voir un petit film sur l'empathie. Il soutient que l'empathie peut être une maladie quand on en ressent trop pour les autres : "Mon bonheur n'est pas celui des autres." Tel était le leitmotiv du film. C'est juste, sans doute. Le film est presque choquant mais il pose des questions  intéressantes sur la manière dont l'empathie nous pousse bien souvent à nous mêler de choses qui ne nous regardent pas. Même si c'est de cela que Jean-Paul Sartre nous parlait quand il définissait l'intellectuel très précisément comme celui qui se mêle de choses qui ne le regardent pas. Je m'envole aujourd'hui avec Charlotte pour Paris.
On peut visionner ce petit film à cette adresse :
http://soocurious.com/fr/crise-dempathie-court-metrage/

mercredi 6 avril 2016

Wisconsin

Les résultats d'hier au Wisconsin sont encourageants : défaite assez cuisante de Trump chez les républicains et victoire intéressante de Sanders pour les démocrates. Prochaine étape : New York, le 19 avril prochain.

Et le temps est au beau à Lisbonne : ce matin le ciel était bleu, bleu, bleu comme un "ciel de Provence". Cette bribe de chanson de Marcel Amont me revient spontanément devant le ciel de Lisbonne. Mais depuis que j'ai commencé cette page, quelques traînées blanches sont apparues tout en haut du ciel, comme pour me rappeler qu'à l'intérieur du cadre de ma fenêtre, il s'agit d'un tableau.

Hier, avant de m'endormir, j'ai relu quelques pages de L'Arrière-pays de Yves Bonnefoy et, à nouveau, je me suis senti interpellé par la syntaxe de ses phrases. Une syntaxe créative, qui invente de nouveaux tracés de langue, surprenants quant à la place qu'ils donnent aux mots. Et pourtant c'est un auteur que je connais mal. Il faudra que je raccommode cette méconnaissance. Voici une phrase, parmi bien d'autres, tirée de L'arrière-pays : "... c'est dans la durée qui se brise que se délivre parfois une saveur d'éternel." (p.55)

Panama Papers ? Le premier ministre islandais est tombé. Il en fallait bien un. L'opinion publique des centaines de pays impliqués va-t-elle se satisfaire de cette chute pour n'en plus parler ? Possible.

mardi 5 avril 2016

Zia Haider Rahman

C'est le nom de l'auteur du livre que Fred m'a recommandé. J'ai commencé à le lire mais je n'ai pas beaucoup de temps à moi pour l'instant.
Pierre-Yves et Pascal, coiffés de casquettes liégeoises sur la photo ci-contre, sont arrivés à Lisbonne et nous avons mangé un délicieux repas à la Cevicheria de Lisbonne. Un repas très joyeux. Sans doute parce que nous avons décidé de ne pas déménager tout de suite. De toute manière il aurait fallu donner un préavis de quatre mois pour déménager. Cela ne facilite pas les choses. Au cours de l'après-midi d'hier, nous sommes allés voir trois appartements possibles mais aucun ne nous plaisait suffisamment pour que l'on envisage d'y habiter, même provisoirement. Trop de bruit ou trop loin ou trop sombre ou trop petit ou trop, bref, trop trop... quoi !

lundi 4 avril 2016

Habiter/Vérité

Ce titre vient d'un rêve fait à la fin de cette nuit. Je devais choisir entre différents sandwiches. Dans l'une des cases du présentoir il y avait des sandwiches intitulés "HABITER - Vérité". Bizarre. Mais Jean-Marc me dit : "Prends plutôt celui-ci." Et il me présente un sandwich très mince avec de la salade qui dépassait des bords en impliquant que la salade, c'était beaucoup mieux pour moi, c'était plus sain. Est-ce qu'il faut préférer les salades à la vérité ? La question est posée.

Je me régale actuellement des "légendes d'automne" de Jim Harrisson. Le style est superbe et en plus, c'est tout-à-fait prenant. Mais Fred m'a indiqué un livre que je vais commander incessamment. Il ne m'a pas donné le nom de l'auteur, mais j'ai le titre. Je devrais pouvoir trouver.

dimanche 3 avril 2016

Ascenseurs

Il me fallait aller au 60e étage de l'immeuble. Un premier ascenseur me fait arriver au 17e étage où il y avait un Centre commercial. Mais je ne m'attarde pas et prends un autre ascenseur assez vertigineux qui m'amène au 40e étage. Ensuite, l'ascenseur se transforme en une spirale ascendante qui entoure l'immeuble et qui mène au sommet.

Ce n'est pas un rêve très intéressant. En lien sans doute avec notre projet de déménagement assez rapide. Mais nous n'avons pas encore trouvé d'appartement au 60e étage. Celui que nous avons en vue est un 5e étage comme celui que nous habitons encore pour l'instant. Charlotte n'a pas du tout aimé. A voir.

samedi 2 avril 2016

Lire = louer

Je reprends la lecture de Michel de Certeau en liaison avec l'intervention que je dois faire à Lisbonne sur le thème "Science et littérature : dialogues interdisciplinaires". L'écriture de Michel de Certeau est vraiment d'une qualité rare. A la fois précise, pleine d'idées, élégante et fluide. C'est un régal de le lire, d'être, comme il le dit lui-même, le "locataire" provisoire de son texte qu'il compare à un appartement loué par son propriétaire (l'auteur) à ceux qui passent, ces lecteurs-locataires-locuteurs qui "opèrent une mutation semblable dans l'appartement qu'ils meublent de leurs gestes et de leurs souvenirs..." Je suis d'autant plus sensible à cette métaphore qu'il est question pour nous, Isabel, Charlotte et moi de déménager prochainement. Isabel a trouvé un trois pièces (ce qui en fait quatre dans la terminologie locative portugaise qui ne compte pas la salle de séjour pour une pièce), pas loin de là où nous habitons pour le moment, avec garage et grande terrasse, plus petit certes —qu'allons-nous faire de tous ces livres ? de tous ces objets dont beaucoup sont parfaitement inutiles — mais ensoleillé et tranquille. Mon bureau donnerait sur la grande terrasse où il ferait bon cultiver du thym, de la sauge, de la menthe, du persil et de la ciboulette. Bref nous sommes tentés par ce nouveau logement qui nous permettra d'attendre le prochain.

vendredi 1 avril 2016

Finir

C'est ce qui est arrivé hier à l'entreprise d'Isabel : c'est fini. Il ne s'agit pas de Capri mais de Trocarte. Et c'est bien fini. Ce qui est formidable, c'est qu'Isabel en est très heureuse. Pour elle, il s'agit de tourner la page d'un scénario rempli d'adversités qu'on ne pouvait pas vraiment prévoir. Isabel sera plus souvent à la maison et je m'en réjouis.

J'ai reçu récemment le propriétaire de notre appartement qui, à plus ou moins brève échéance, va vouloir récupérer son bien. Notre nouvelle maison ne sera certainement pas prête pour un déménagement ce qui fait que nous devrons sans doute envisager un déménagement intermédiaire. Ce n'est pas très réjouissant.

Cette nuit, j'ai remué beaucoup de pensées autour de l'intervention que je dois faire en juin sur le thème "science et littérature". Mais cela n'a pas été inutile et je viens d'envoyer une proposition de titre aux organisateurs. Je me réjouis d'y travailler.