Vol sans histoire de Luxembourg à Lisbonne. Avant d'embarquer, Charlotte et moi avons eu une petite discussion intéressante sur la métempsychose ou la transmigration des âmes. Charlotte avait le sentiment d'avoir vécu une vie avant celle-ci. Elle donnait des détails intéressants évoquant le Mississippi. Je trouve cette théorie assez séduisante. Il existe de nombreux témoignages de personnes reconnaissant des lieux où elles n'avaient jamais été, parlant une langue qu'elles n'avait jamais apprise. Cela nous a mené au phénomène de "déjà vu" dont Charlotte disait qu'elle en faisait très souvent l'expérience. Il faudra que je lui fasse lire les passages où Freud en parle. Dans la voiture avec Jeannot, nous avons aussi beaucoup parlé des phénomènes de NDE (near death experience). Là également, les témoignages sont nombreux et très convaincants : des gens ont vu leur propre corps en train d'être opéré par des équipes de chirurgiens qu'ils identifient ensuite sans qu'ils aient pu les avoir connus auparavant, des gens assistent à leur propre mort en mentionnant des événements particuliers qui se seraient produits, etc.
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dimanche 31 janvier 2016
samedi 30 janvier 2016
Retour
Je rentre à Lisbonne ce soir. Charlotte, qui a maintenant quinze jours de vacances, va s'envoler avec moi. Nous sommes allés dîner tous les deux chez Jim où j'ai retrouvé Frédérique, l'une des architectes de l'équipe qui travaille sur cette nouvelle école à Esch. Nous avons pu parler du projet et du texte de présentation dont Jim m'a chargé. Tous les deux ont bien apprécié l'ébauche que j'avais écrite. Bon, ce serait formidable s'ils pouvaient gagner le concours. On sera fixé dans quinze jours.
J'apprends la mort de Jacques Rivette. La série noire continue. Il n'y a d'ailleurs aucune raison qu'elle s'arrête. Simplement ce sont des personnes qui ont connu leur acmé à un moment où cela pouvait me toucher. D'où cette impression que tout le monde a décidé de mourir en janvier 2016.
Je termine actuellement le polar que Charlotte avait acheté en m'attendant à la gare : Le Retour de Robert Goddard dont j'ai déjà lu Le secret d'Edwin Strafford, que j'avais bien apprécié. L'histoire est assez compliquée et je doute que Charlotte aille jusqu'au bout. Par contre, je crois qu'elle a presque fini La philosophie expliquée à ma fille, de Roger Pol Droit. Ce livre lui a beaucoup plu puisque, maintenant, elle a envie de prendre un sujet de philosophie pour son deuxième travail personnel. Elle suit les traces de sa nièce ! Bravo.
vendredi 29 janvier 2016
Cirque
Nous sommes allés à une représentation du cirque du lycée hier soir, Charlotte et moi et j'ai trouvé les performances de certains élèves excellentes. Le spectacle était d'ailleurs bien monté avec des intermèdes clownesques qui nous ont fait rire. C'est ce que l'on veut quand on va au cirque, n'est-ce pas ? Dans l'après-midi nous sommes allés prendre le thé chez Julia dont la maison a beaucoup plu à Charlotte. On y rencontre la même atmosphère que dans l'appartement d'Irène. Calme et sérénité. C'est très agréable.
J'ai pas mal travaillé sur cette page que me demande Jim pour présenter leur projet d'école primaire au jury du concours qui doit siéger dans trois semaines environ. C'est un bon exercice d'écriture. Mais il ne faut pas se tromper et induire une réaction de rejet. Et il faut que ça colle bien avec l'architecture proposée.
La fenêtre m'offre la vision d'un ciel d'argent, avec un gros bourrelet de gris en train de rouler derrière les collines. La lumière est très belle. Peut-être aurons-nous droit à une belle journée ensoleillée. Je le souhaite vivement.
jeudi 28 janvier 2016
Ecole
Hier je suis allé voir le projet architectural de l'école primaire qu'une équipe du cabinet de Jim avait mis au point pour un concours qui devra se clore dans trois semaines. Je les avais rencontrés il y a environ un mois. Une équipe très cosmopolite à qui j'avais fait part de mes idées sur l'école et à qui j'avais conseillé d'aller voir le film Demain, ce qu'ils ont fait, avec Jim lui-même d'ailleurs. J'ai été très séduit par le projet qu'ils ont dessiné. Avec des parties à la fois séparées mais très communicantes entre les 2 à 4 ans, les 4 à 6 ans et les 6 à 12 ans qui auront leur classe à l'étage. Le projet est esthétiquement très réussi et je crois que, fonctionnellement, il devrait permettre de créer une ambiance où apprendre pourrait devenir un bonheur. J'ai promis à Jim d'écrire un texte de présentation susceptible d'induire chez les membres du jury une vision positive et cohérente du projet. Celui-ci risque, en effet, au nom de son aspect innovateur, de heurter des esprits formatés par des écoles-casernes. En tout cas, j'ai accepté la proposition de Jim. Comme il me le disait, il s'agit de faire percevoir, en guidant cette perception avec des mots, le fil rouge qui donne au projet à la fois sa cohérence et sa dimension innovatrice. Un travail d'écriture qui exigera une grande délicatesse. En suis-je capable ?
Je viens de lire un excellent article publié par The Guardian : "Is free speech in British universities under threat ?" by Andrew Anthony. On peut le trouver à cette adresse :
http://www.theguardian.com/world/2016/jan/24/safe-spaces-universities-no-platform-free-speech-rhodes
Je viens de lire un excellent article publié par The Guardian : "Is free speech in British universities under threat ?" by Andrew Anthony. On peut le trouver à cette adresse :
http://www.theguardian.com/world/2016/jan/24/safe-spaces-universities-no-platform-free-speech-rhodes
mercredi 27 janvier 2016
Mieux
J'ai passé la journée d'hier au calme. J'avais rendez-vous avec une équipe pour aborder la question de cette opposition entre "littéraire" et "scientifique" et cela s'est bien passé. Je suis remonté assez vite dans ma chambre pour me reposer. Et aujourd'hui cela va beaucoup mieux. J'ai pris du Rhinofebryl mais je ne suis pas certain que ce soit ce médicament qui ait amélioré mon état. Peut-être, mais j'ai aussi bu beaucoup d'eau, du matin au soir. Et j'ai l'impression que c'est plutôt cette eau qui me fait me sentir mieux aujourd'hui. Je ne tousse plus. Et mes mouchoirs restent secs. J'ai rarement connu une rémission aussi rapide de symptômes grippaux.
J'ai regardé un petit film documentaire —je pense qu'il s'agissait du film de Christian Manil et Laurent Lichtenstein, On a retrouvé la mémoire de l'eau, qui a été diffusé par France 5 en 2014 — sur Luc Montagnier et la manière dont il a repris à son compte les recherches de Jacques Benveniste sur la mémoire de l'eau. Ce film a été très critiqué, évidemment et je ne prendrai pas parti mais la diffusion de cette expérience et les commentaires qu'elle a suscités en disent long sur la communauté scientifique elle-même. Peut-on effectivement répondre à Luc Montagnier en le tournant en dérision ou en le traitant de naïf ? Peut-on ignorer totalement ses hypothèses aussi bizarres soient-elles ?
J'ai regardé un petit film documentaire —je pense qu'il s'agissait du film de Christian Manil et Laurent Lichtenstein, On a retrouvé la mémoire de l'eau, qui a été diffusé par France 5 en 2014 — sur Luc Montagnier et la manière dont il a repris à son compte les recherches de Jacques Benveniste sur la mémoire de l'eau. Ce film a été très critiqué, évidemment et je ne prendrai pas parti mais la diffusion de cette expérience et les commentaires qu'elle a suscités en disent long sur la communauté scientifique elle-même. Peut-on effectivement répondre à Luc Montagnier en le tournant en dérision ou en le traitant de naïf ? Peut-on ignorer totalement ses hypothèses aussi bizarres soient-elles ?
mardi 26 janvier 2016
Décidément...
... c'était bien une nouvelle grippe qui me tombait dessus. J'éternuais, je toussais, je ne me sentais pas bien. Je suis resté un peu plus longtemps dans mon lit aujourd'hui, et cela semble aller un peu mieux. J'ai beaucoup bu pendant la nuit et je continue. Ne serait-ce pas le meilleur remède : l'eau en abondance ?
Le rêve que j'ai fait cette nuit est indescriptible. Il mettait en scène des objets, des trajectoires, des constructions qu'il m'est impossible de décrire. Je ne trouve pas les mots. D'ailleurs, dans le rêve lui-même, je ressens l'existence d'un mot pour désigner une construction très étrange, mais il m'échappe. Le rêve me disait : "Ce mot existe." Mais je ne réussissais pas à mettre la langue dessus. Encore une fois, bizarre.
Le rêve que j'ai fait cette nuit est indescriptible. Il mettait en scène des objets, des trajectoires, des constructions qu'il m'est impossible de décrire. Je ne trouve pas les mots. D'ailleurs, dans le rêve lui-même, je ressens l'existence d'un mot pour désigner une construction très étrange, mais il m'échappe. Le rêve me disait : "Ce mot existe." Mais je ne réussissais pas à mettre la langue dessus. Encore une fois, bizarre.
lundi 25 janvier 2016
Chinois
La visite d'une délégation chinoise au Lycée Ermesinde fait que, contrairement à ma solitude habituelle dans l'un des couloirs de l'internat, je me retrouve au milieu d'un monde que je croyais très lointain. Enfin, ce que je viens d'écrire est quelque peu exagéré. Je suis dans ma chambre et je n'ai pas encore eu de contacts avec les membres de cette délégation qui s'est ébrouée ce matin de manière assez tranquille. Je m'attendais à plus d'exclamations et de cris exotiques.
Dehors, on ne voit rien de mon balcon. Le Luxembourg a disparu. Il reste juste une rangée d'arbres pour marquer la frontière avec le néant.
Je suis très enrhumé et mal en point. J'ai dû attraper un virus quelque part. Bref, mon séjour s'annonce difficile si cela continue.
Hier après-midi, j'ai lu les dernières pages d'Envoyée spéciale de Jean Echenoz, livre que j'avais commencé dans le train qui m'amenait à Luxembourg. Je suis très déçu par cet ouvrage qui ne repose sur rien : la surface des êtres et des choses, des surfaces qui glissent les unes sur les autres sans qu'aucune rencontre ne puisse
Dehors, on ne voit rien de mon balcon. Le Luxembourg a disparu. Il reste juste une rangée d'arbres pour marquer la frontière avec le néant.
Je suis très enrhumé et mal en point. J'ai dû attraper un virus quelque part. Bref, mon séjour s'annonce difficile si cela continue.
Hier après-midi, j'ai lu les dernières pages d'Envoyée spéciale de Jean Echenoz, livre que j'avais commencé dans le train qui m'amenait à Luxembourg. Je suis très déçu par cet ouvrage qui ne repose sur rien : la surface des êtres et des choses, des surfaces qui glissent les unes sur les autres sans qu'aucune rencontre ne puisse
dimanche 24 janvier 2016
Rage
Il ne m'arrive quasiment jamais de rêver de quelque chose qui, dans mon rêve, me met en rage — je devrais dire "me met dans une rage folle" —. C'est pourtant ce qui m'est arrivé cette nuit. J'avais donné rendez-vous à Irène. Tout d'abord, elle arrive très en retard. Elle vient avec une amie qu'elle ne me présente pas. Ma rage est dirigée contre elle. Je l'agresse physiquement, portant la main à sa gorge. Ma tête me fait très mal. Un passant dit qu'il faut me conduire à l'hôpital. C'est sûrement un AVC. Pourquoi une telle rage ?
La rage est d'ailleurs une émotion étrange. On ne se possède plus. La tête s'envole, s'emballe, et le corps tente de la suivre, sans succès. Comme un moteur vrombissant de toute sa puissance, à vide, gaspillant bruyamment l'aérodynamisme de ses formes sportives en faisant du surplace. La rage d'un moteur impuissant. La rage et l'impuissance. Bizarre.
Hier après-midi, sur le conseil de Charlotte, j'ai vu La vie d'Adèle en streaming sur mon ordinateur. Elle m'avait dit que ce film était extraordinaire. Et, en effet. Cette histoire d'amour entre deux femmes est vraiment très belle tout en finissant très tristement. C'est une histoire triste. J'ai trouvé le jeu des actrices principales absolument fantastique.
En début d'après-midi, je suis sorti en ville avec Charlotte et je lui ai acheté deux pulls très chauds. Elle s'habille mal. Elle adore la veste en jeans que je lui ai achetée pour Noël mais on ne peut pas dire que ce soit un vêtement d'hiver. Avec un ou deux pulls en dessous, ça devrait aller.
La rage est d'ailleurs une émotion étrange. On ne se possède plus. La tête s'envole, s'emballe, et le corps tente de la suivre, sans succès. Comme un moteur vrombissant de toute sa puissance, à vide, gaspillant bruyamment l'aérodynamisme de ses formes sportives en faisant du surplace. La rage d'un moteur impuissant. La rage et l'impuissance. Bizarre.
Hier après-midi, sur le conseil de Charlotte, j'ai vu La vie d'Adèle en streaming sur mon ordinateur. Elle m'avait dit que ce film était extraordinaire. Et, en effet. Cette histoire d'amour entre deux femmes est vraiment très belle tout en finissant très tristement. C'est une histoire triste. J'ai trouvé le jeu des actrices principales absolument fantastique.
En début d'après-midi, je suis sorti en ville avec Charlotte et je lui ai acheté deux pulls très chauds. Elle s'habille mal. Elle adore la veste en jeans que je lui ai achetée pour Noël mais on ne peut pas dire que ce soit un vêtement d'hiver. Avec un ou deux pulls en dessous, ça devrait aller.
samedi 23 janvier 2016
Collines
Par la large baie vitrée de la chambre où je dors avec Charlotte à Luxembourg, je vois les collines de la ville, couvertes d'arbres, d'où se lèvent peu à peu, des pans compacts de brouillards épais, gris, denses, qui étouffent les bruits de pneus sur asphalte humide, provenant des routes traversantes. A Paris, le ciel était immensément bleu. Il est possible que ce gris matinal ne soit que provisoire et que dans une heure ou deux, Luxembourg se lève sous le ciel de Paris. J'entends le bruit familier d'un train qui passe au pied de la colline juste en face. C'est un train qui va à Mersch, ou plutôt à Liège, sans doute, en passant par Mersch.
Hier, Charlotte m'attendait à la gare. Nous étions tous les deux très heureux de se retrouver. Elle venait d'acheter un livre de Robert Goddard, Le Retour. Je lui ai dit que c'était un auteur de polars. Elle avait commencé à le lire dans le kiosque à journaux de la gare et cela lui avait plu. Nous sommes allés dans un restaurant japonais pour manger des sushi. Le matin même elle avait fait une présentation orale, avec PowerPoint, de son travail personnel sur le chant. Elle a été félicitée par sa tutrice. Nous avons parlé longuement. Ensuite nous sommes allés au cinéma voir le dernier Tarantino The Hateful Eight où il y a de magnifiques paysages de neige tournés dans les montagnes du Wyoming. Evidemment, il y a une explosion de violence à la fin, avec beaucoup, beaucoup de sang, le sang de ces chasseurs de primes qui s'entretuent à qui mieux mieux. Mais bon ! Il s'agit d'une violence avide de couleur rouge, de gestes brutaux, de regards apeurés qui s'entrecroisent avec les balles, de corps tombant comiquement les uns sur les autres, dans une sorte de danse finalement très convenue, offerte par l'esthétisme à une digestion émotionnelle plutôt paisible.
Dans le train, j'ai lu le dernier livre d'Echenoz, Envoyée spéciale aux Editions de Minuit. Je n'ai pas été entièrement convaincu, même si l'écriture est soignée, brillant des mille feux de l'imagination de l'auteur. Je n'ai pas encore terminé mais alors que les autres romans d'Echenoz se déploient tous sur fond d'une sorte de préoccupation fantasmatique, ici j'ai l'impression que ce fond est un peu trop léger pour servir d'appui à tout un livre.
Hier, Charlotte m'attendait à la gare. Nous étions tous les deux très heureux de se retrouver. Elle venait d'acheter un livre de Robert Goddard, Le Retour. Je lui ai dit que c'était un auteur de polars. Elle avait commencé à le lire dans le kiosque à journaux de la gare et cela lui avait plu. Nous sommes allés dans un restaurant japonais pour manger des sushi. Le matin même elle avait fait une présentation orale, avec PowerPoint, de son travail personnel sur le chant. Elle a été félicitée par sa tutrice. Nous avons parlé longuement. Ensuite nous sommes allés au cinéma voir le dernier Tarantino The Hateful Eight où il y a de magnifiques paysages de neige tournés dans les montagnes du Wyoming. Evidemment, il y a une explosion de violence à la fin, avec beaucoup, beaucoup de sang, le sang de ces chasseurs de primes qui s'entretuent à qui mieux mieux. Mais bon ! Il s'agit d'une violence avide de couleur rouge, de gestes brutaux, de regards apeurés qui s'entrecroisent avec les balles, de corps tombant comiquement les uns sur les autres, dans une sorte de danse finalement très convenue, offerte par l'esthétisme à une digestion émotionnelle plutôt paisible.
Dans le train, j'ai lu le dernier livre d'Echenoz, Envoyée spéciale aux Editions de Minuit. Je n'ai pas été entièrement convaincu, même si l'écriture est soignée, brillant des mille feux de l'imagination de l'auteur. Je n'ai pas encore terminé mais alors que les autres romans d'Echenoz se déploient tous sur fond d'une sorte de préoccupation fantasmatique, ici j'ai l'impression que ce fond est un peu trop léger pour servir d'appui à tout un livre.
vendredi 22 janvier 2016
Trains
J'entends les trains passer comme s'ils étaient juste derrière la fenêtre de la chambre où Joëlle m'a installé pour la nuit. J'aime bien les trains. On imagine tous ces voyageurs qui se sont levés tôt et qui vont au travail. Un lapsus calami ? —comment appelle-t-on les lapsus que l'on fait avec un ordinateur ? mais oui, ce ne sont que des fautes de frappe, évidemment, ce ne sont pas des lapsus — bref, cette faute de frappe m'avait fait écrire : ... et qui vont au traca- et là je me suis repris, mais tracas plutôt que travail, cela convenait à mes pensées quand je pense justement à Joëlle, ou même à Isabel qui est en train de réformer complètement sa loja, ce qui est une tâche bien difficile et compliquée. Mais sa détermination est entière. Elle était triste de me voir partir. Pourtant je ne l'aide pas beaucoup dans ses projets. Alors elle me dit : "Tu es là." Est-ce que ça suffit ? d'être là ?
Un rêve a mis en scène mon réveil. Alexandre venait dans ma chambre. Puis je m'apercevais que ma soeur Marianne était juste à côté et que par dessus la mi-cloison qui séparait nos deux chambres elle me passait un bébé africain tout maigrichon qui me faisait des coucous sympathiques.
Je reviendrai certainement pendant la journée sur cette page.
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