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lundi 21 septembre 2026

Accidents

À Bois-de-Breux il y avait, derrière la maison, un jardin qui me paraissait évidemment très grand. C’était notre terrain de jeux. Nous disposions alors d’une charrette d’enfants, dont les deux roues avant reliées par un essieu transversal, pouvaient tourner à droite ou à gauche, selon l’impulsion que l’on donnait au petit timon qui permettait à l’un d’entre nous de tirer le véhicule. J’avais placé mes deux petites sœurs dans la charrette entre les ridelles tandis que moi, ayant empoigné le timon, je me faisais fort de les balader dans le jardin pour leur plaisir. Soucieux de leur sécurité, je les surveillais si attentivement que j’en oubliais de regarder devant moi. Or, il pouvait y avoir de nombreux obstacles sur mon chemin. En l’occurrence, ce fut un gros rouleau de fil de fer barbelé qui arrêta net ma progression. Je suis tombé dessus, m’écorchant profondément le genou droit, ce qui couvrit ma jambe de sang. C’était très impressionnant et je porte encore les cicatrices de ce petit accident.

 

J’eus un autre accident à Visé. Dominique et Jean-Pierre avaient chacun reçu une bicyclette. Celle de Dominique était bleue et disposait d’un freinage par rétropédalage. Celle de Jean-Pierre était rouge et avait la roue libre. Quand je l’ai empruntée à mon frère pour la première fois, je n’étais pas encore très sûr de mon équilibre. Je devais avoir 6 ans. Mais je réussis à rouler. Je suis sorti du jardin et pris la rue sur ma droite pour faire le tour du quartier. C’était magnifique. Arrivé au coin de la rue je tournai à droite pour revenir à la maison. La rue était en pente. Et, tout à coup, je vis un tracteur passer lentement dans la rue que je devais emprunter pour revenir à mon point de départ. Que faire ? Je ne savais pas comment fonctionnaient les freins sur ce vélo. Je dévalai donc la rue, allant droit vers le tracteur dont je heurtai violemment la roue arrière, me retrouvant dans les betteraves qu’il transportait. Plus de peur que de mal ! 

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