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dimanche 26 mars 2017

Tchouang-Tseu

Ce matin, le ciel est si bas que l'on aurait envie de se baisser pour ne pas s'y cogner. En outre il pleut. Les carreaux de ma fenêtre, quand j'essaye d'y voir quelque chose, dégoulinent sur mes joues.  La lumière est piégée quelque part. Sans doute ne réussit-elle pas à se dégager des lourdeurs grises qui encombrent le ciel. Le bruit des gouttes sur le toit du voisin est mélancolique.

J'ai lu hier de nombreux paragraphes du livre Le rire de Tchouang-Tseu, textes traduits et commentés par Stephen Mitchell. En réalité, les textes que j'ai lu étaient en français, traduits de l'anglais par Benoît Labayle et Celin Vuraler d'après la version anglaise intitulée The Second Book of the Tao, titre traduit par L'éternelle sagesse du Tao, Paris, Synchronique Editions, 2010. L'introduction nous rappelle ce conseil très juste de Lao-tseu : "Laissez tomber la sagesse et la sainteté et les gens seront cent fois plus heureux."

J'avais cette nuit, avant de me réveiller un haïku étrange en tête et qui s'entêtait dans des tentatives de formulation assez curieuses :

Une odeur l'annonce
Du fond d'un tas d'habits sales
Merci, dit la voix

Bref c'était quelque chose de ce genre là. Une scène de rue ou de ruelle, souvent vécue aussi bien à Lisbonne qu'à Paris ou Strasbourg.

Par ailleurs j'apprends que BASF renonce à demander le renouvellement de son autorisation de mise sur le marché du Fipronil, tueur d'abeilles. Bonne nouvelle pour les abeilles... et les humains.

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