Trump a juré sur la bible. C'est le 45e président des Etats-Unis. J'ai écouté son discours inaugural avec Sasha et nous avons tous les deux été choqués par les banalités —déjà entendues mille fois durant sa campagne— qu'il a sorties alors que le monde entier était en train de l'écouter attentivement. C'est vraiment triste.
Par ailleurs, j'ai accepté d'intervenir en octobre prochain dans le cadre de "Science Matters", le groupe interdisciplinaire que gère Maria Burgete à Lisbonne et qui traitera des problèmes associés à l'amélioration du monde des hommes. Je lui ai remis mon manuscrit de la dernière intervention que j'ai faite dans ce cadre en 2015 à Guincho. Titre : "Science and literature". Rien que ça. En 7 pages. Je ne sais pas si les lecteurs éventuels qui tomberont sur ce texte à l'avenir le comprendront. J'y ai exprimé, de manière très implicite, des idées qui me sont chères et qui ont balisé ma carrière universitaire.
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vendredi 20 janvier 2017
jeudi 19 janvier 2017
Bayard
J'avais écrit quelque chose ce matin mais les plombs dont dépend ma connexion internet ont sauté ce qui fait que j'ai perdu ce premier jet. Je disais que j'avais très mal dans le bas du dos et à mes deux aines tous les matins après mes premiers mouvements du matin : vider la machine à laver la vaisselle et faire un délicieux petit café expresso pour réveiller Charlotte.
Aujourd'hui à midi, je vais à la rencontre de Pierre Bayard qui donne une conférence dans le Lycée de Charlotte. J'aime beaucoup ses livres.
Donc je suis allé à cette conférence au Lycée de Charlotte et j'ai beaucoup apprécié la présentation que l'auteur a faite de l'un de ses derniers livres dont le titre est reproduit ici à droite. Pierre Bayard aborde des questions très graves et sérieuses sans se départir d'une certaine distance qui lui permet même de faire de l'humour. Cette question, que le titre de son livre pose, est une question que je me suis souvent posée, notamment à la suite des discussions que j'ai pu avoir avec des gens qui, pendant la guerre, ont dû y répondre, parfois au péril de leur vie. Isabel a posé plusieurs questions ainsi que quelques élèves. Je crois que Charlotte a beaucoup apprécié elle aussi cet exposé d'un écrivain-psychanalyste.
Aujourd'hui à midi, je vais à la rencontre de Pierre Bayard qui donne une conférence dans le Lycée de Charlotte. J'aime beaucoup ses livres.Donc je suis allé à cette conférence au Lycée de Charlotte et j'ai beaucoup apprécié la présentation que l'auteur a faite de l'un de ses derniers livres dont le titre est reproduit ici à droite. Pierre Bayard aborde des questions très graves et sérieuses sans se départir d'une certaine distance qui lui permet même de faire de l'humour. Cette question, que le titre de son livre pose, est une question que je me suis souvent posée, notamment à la suite des discussions que j'ai pu avoir avec des gens qui, pendant la guerre, ont dû y répondre, parfois au péril de leur vie. Isabel a posé plusieurs questions ainsi que quelques élèves. Je crois que Charlotte a beaucoup apprécié elle aussi cet exposé d'un écrivain-psychanalyste.
mercredi 18 janvier 2017
Cache cache
J'ai vu un très beau film britannique hier, en fin d'après-midi : Hide and seek réalisé en 2014 par Joanna Coates et qui a obtenu le Michael Powell Award du Festival International d'Edindurgh. Une histoire de quatre jeunes qui vont se réfugier dans un coin de campagne pas loin de Londres et qui vivent de l'amour qu'ils ont les uns pour les autres. C'est un film d'une grande douceur, très lent, et dont le rythme est créé par des passages très brusques d'une scène à l'autre. Mais l'ensemble est très paisible. J'ai beaucoup apprécié la langue du film, un anglais très informel et ordinaire mais en même temps très articulé.Le 27 janvier prochain, je vais donner une journée de cours à Porto avec Julianna sur la vulgarisation scientifique en matière d'alimentation. Cela va me replonger dans une affaire que je croyais classée depuis longtemps. Mais il faut dire qu'en matière d'alimentation, la diffusion des savoirs scientifiques mobilisent des enjeux de santé très sérieux.
mardi 17 janvier 2017
Good bones
C'est ce que me disait mon dentiste en examinant l'évolution de ma dentition artificielle. Ainsi j'aurais, selon lui, de bons os, "good bones" me disait-il en connaisseur. Ma mâchoire n'a pas de secrets pour lui.Quand on tape "os" sur Google, on tombe d'abord sur un os, c'est-à-dire le sens informatique du terme en anglais, OS : operating system. Ce n'est qu'après que l'on nous offre l'image d'un os, que j'ai reproduite ici.
Je me demande évidemment d'où me vient cette inspiration curieuse de parler d'os. Est-ce en relation avec cette interrogation de ma fille Célia qui semble tentée d'acquérir un chien ? Ou encore ma visite de l'exposition sur Hergé à Paris et ma propre tentation d'acheter un "Milou" en peluche ?
lundi 16 janvier 2017
Icare
J'ai vu hier soir le film d'Henri Verneuil, I... comme Icare, avec Yves Montand dans le rôle d'un procureur à la recherche de la vérité sur l'assassinat du président d'un pays imaginaire. La référence implicite à l'assassinat de John F. Kennedy est claire. Au moment où ce procureur découvre le complot, il se fait lui-même assassiner. La vérité est comme le soleil : plus on s'en approche, plus on risque de s'y brûler les ailes. C'est une idée très banale. Mais ce qui était le plus intéressant dans ce film, c'est la reproduction de l'expérience sur la soumission à l'autorité, réalisée par Stanley Milgram, au début des années 60. Le dispositif est clairement expliqué et on le voit fonctionner de façon convaincante.

Lisbonne s'est réveillée aujourd'hui sous un ciel incroyablement lumineux. Pas un seul nuage à l'horizon. Alors que le reste de l'Europe grelotte sous la neige et dans le froid, ici, au Portugal, le temps est absolument superbe.
Dans le droit fil de l'article du Guardian que j'ai cité avant-hier sous le titre "Big Brother Trump", je ne résiste pas à reprendre ici le dessin de Gorce dans la check-list du Monde, aujourd'hui.

Lisbonne s'est réveillée aujourd'hui sous un ciel incroyablement lumineux. Pas un seul nuage à l'horizon. Alors que le reste de l'Europe grelotte sous la neige et dans le froid, ici, au Portugal, le temps est absolument superbe.
Dans le droit fil de l'article du Guardian que j'ai cité avant-hier sous le titre "Big Brother Trump", je ne résiste pas à reprendre ici le dessin de Gorce dans la check-list du Monde, aujourd'hui.
dimanche 15 janvier 2017
1001
C'est le nombre de mes articles de blog jusqu'ici. Faut-il s'en tenir là ? Mon rendez-vous quotidien avec quelques lecteurs de ma famille ou faisant partie du cercle de mes amis a-t-il encore un sens ? Ce qui milite en faveur d'une poursuite de cet effort, c'est la manière dont ce rendez-vous pérennise les liens, qu'ils soient familiaux ou simplement amicaux. Quand on se retrouve en face à face (en chair et en os), certains me disent "c'est comme si nous nous étions quittés le jour d'avant." Mes lecteurs participent à l'expérience quotidienne que je fais de la vie. Mais il semblerait que j'aie aussi quelques lecteurs inconnus. En Pologne, notamment, en Russie (mais là il s'agit sûrement de services de sécurité qui ne s'intéressent absolument pas à ce que je peux penser ou vivre au jour le jour), en Chine, aux Etats-Unis, en Norvège même, parfois. J'aimerais faire connaissance avec ces lecteurs inconnus mais il est évident que, s'ils sont chargés de m'espionner, ils ne vont pas se trahir.
Il est clair également que je tire moi-même un bénéfice de cette écriture régulière. Cela m'oblige à réfléchir. Mais je ne peux pas m'empêcher de me demander "jusqu'où cela va-t-il me conduire ?" Au fond, il s'agit d'une écriture sans but, sans terme, une écriture interminable.
Il m'arrive parfois de manquer un jour, parfois même deux, ce qui inquiète mes lecteurs les plus réguliers. A tout hasard, j'indique ci-dessous ce que j'ai trouvé sur internet concernant le nombre 1001.
Il est clair également que je tire moi-même un bénéfice de cette écriture régulière. Cela m'oblige à réfléchir. Mais je ne peux pas m'empêcher de me demander "jusqu'où cela va-t-il me conduire ?" Au fond, il s'agit d'une écriture sans but, sans terme, une écriture interminable.
Il m'arrive parfois de manquer un jour, parfois même deux, ce qui inquiète mes lecteurs les plus réguliers. A tout hasard, j'indique ci-dessous ce que j'ai trouvé sur internet concernant le nombre 1001.
Nombre 1001 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Propriétés du nombre 1001 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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samedi 14 janvier 2017
Big Brother Trump
Je lis dans le Guardian, une évaluation sociolinguistique du langage de Trump, langage qui a toutes les caractéristiques du restricted code de Bernstein et, malheureusement, du newspeak d'Orwell. Je cite ces trois paragraphes, parfaitement explicites :
1) Trump uses a pretty small working vocabulary. This doesn’t seem to be a conscious strategy, though it works as well as if it had been. Much was made during primary season of the way in which reading-level algorithms (unreliable though they are) found his speeches pitched at fourth-grade level, ie the comprehension of an average nine-year-old.
2) His syntax, spelling and punctuation are – in conventional terms – a catastrophe. In his tweets, he is prone to run-on sentences, shouty capitalisations, unpresidented misspellings and malapropisms, quote marks used for emphasis and verbless exclamations. In speaking, he is prone to anacoluthon – sentences whose grammar collapses – and reflexive repetition.
3) The workhorses of his rhetoric are charged but empty adjectives and adverbs. Things are “great”, “wonderful”, “amazing”, “the best”, or they’re “crooked”, “fake”, “unfair”, “failing”. He sprinkles intensifiers liberally: “a very, very, very amazing man, a great, great developer”.
L'article est signé de Sam Leith, l'auteur d'un livre sur la rhétorique d'Aristote à Obama. Les Américains ont porté Big Brother au pouvoir [Cf l'article, "Relire Orwell" que j'ai écrit pour l'ouvrage collectif publié par Françoise Willmann, La science-fiction : entre Prométhée et Cassandre, aux Presses Universitaires de Nancy.] L'auteur témoigne ensuite de la manière dont Trump peut se contredire lui-même ou les "faits" sans en subir les conséquences. Sa conclusion porte sur une interrogation : où cela va-t-il nous mener ?
My hunch is that we have an electorate so used to politicians being equivocal, and so enraged by it, that the bounce Trump gets from not sounding like that is much bigger than the demerit he incurs for being a clouds-of-smoke-billowing-from-his-pants liar. We’d rather have an open liar, in other words, than a conventional politician. Let’s see how that works out.
vendredi 13 janvier 2017
Soumission

Au cours de mon voyage retour, j'ai lu Soumission de Michel Houellebecq. Jean-Marc me l'avait chaudement recommandé et en effet, j'ai trouvé ce livre de politique-fiction très intéressant. Je ne crois pas du tout que ce soit un livre islamophobe. L'auteur décrit ce qu'il voit en France aujourd'hui et tire le fil d'une évolution qui, à bien des égards, ne manque pas de vraisemblance. Mais ce n'est pas tellement la probabilité d'une telle évolution qui est le plus intéressant dans ce livre. C'est plutôt la manière dont il nous force à considérer l'islam et surtout le retour à des choix dominé par des valeurs. Il a choisi de centrer son propos sur des valeurs religieuses, mais cela ne me semble pas essentiel. On pourrait imaginer d'autres références pour définir des valeurs dignes d'orienter nos choix de vie. Je dis bien nos choix de vie et non nos "choix politiques" parce que c'est justement cette accaparement des valeurs par le politique qui fausse actuellement le jeu. Le livre de Houellebecq ne peut manquer de nous faire réfléchir.

Je voudrais rajouter un mot sur ce livre, ou plutôt, une citation qui se trouve à la page 302, l'une des dernières. Il s'agit du portrait brossé par le héros de l'un de ses collègues universitaires, le dénommé Loiseleur :
"... jamais je n'avais rencontré personne évoquant à ce point le personnage du savant Cosinus : cheveux longs, gris et sales, lunettes de vue énormes, costumes dépareillés et dans un tel état qu'il paraissait souvent à la limite de l'hygiène, il inspirait par là une sorte de respect mêlé de pitié. Il n'avait certainement pas l'intention de jouer un personnage : il était simplement comme ça, et ne pouvait être autrement ; c'était par ailleurs l'homme le plus gentil, le plus doux du monde, dénué de vanité absolument."
Un autoportrait littéraire, comme ces peintres qui se représentent dans le tableau en train de peindre d'autres personnages.
jeudi 12 janvier 2017
Hergé
Je suis allé au Grand Palais avec Martine hier, en fin d'après-midi, voir l'exposition Hergé, le créateur de Tintin. J'ajouterai une ou deux photos dès que je serai de retour à Lisbonne. C'était très amusant d'avoir cet aperçu sur la vie d'Hergé, dans la Belgique de nos parents et de nous-mêmes, quand nous étions enfants. J'ai été très intéressé par les commentaires sur l'évolution de l'œuvre d'Hergé. Avec le Lotus Bleu, Hergé se met à documenter systématiquement les voyages de Tintin. Tintin au Tibet, marque également un tournant, en mettant en scène les émotions associées à l'amitié entre Tintin et Tchang. Bref, une exposition intéressante et pleine de souvenirs de lecture.
mercredi 11 janvier 2017
Locomotive
Une belle locomotive à vapeur, soufflante et sifflante, dans mon rêve cette nuit. Je lui faisais passer la frontière. Quelle frontière ? Je ne sais pas. Mais l'engin de mon rêve était magnifique, un de ces monstres du XIXe siècle qui filait en éternuant sur les rails. Magnifique.
Hier soir, j'ai eu une bonne discussion avec Jeannot sur l'éducation et les entrées qu'il faudrait encore ajouter à notre livre. Je lui ai parlé de Bardadrac de Gérard Genette, qui, bien qu'organisé par la succession des lettres de l'alphabet, se lit de la première à la dernière page comme un roman. C'est aussi ce que l'on cherche avec Maux et mots d'école (titre provisoire).
Hier soir, j'ai eu une bonne discussion avec Jeannot sur l'éducation et les entrées qu'il faudrait encore ajouter à notre livre. Je lui ai parlé de Bardadrac de Gérard Genette, qui, bien qu'organisé par la succession des lettres de l'alphabet, se lit de la première à la dernière page comme un roman. C'est aussi ce que l'on cherche avec Maux et mots d'école (titre provisoire).
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