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dimanche 2 avril 2017

Flou

Par la baie bée, on ne voyait plus que quelques arbres dans la boule de brume qui avait roulé jusqu'au pied de notre immeuble ce matin. Des oiseaux noirs un peu filous, surgissaient sautillants de ce flou cotonneux comme s'ils sortaient d'un grand drap blanc sous la baguette de quelque magicien caché derrière la colline invisible.

Un haïku, écrit auparavant mais modifié aujourd'hui :

Par dessus les toits
Embrouillé dans les antennes
Hésite le vent

Les haïku ont ceci de particulier que leur forme est instable. On peut les modifier pour les améliorer. C'est ainsi que je revisite souvent d'anciens haïku. C'est une forme poétique si modeste, si insignifiante, qu'elle semble pouvoir accepter qu'on les retravaille en permanence.

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