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vendredi 30 octobre 2015

Poisson

Je me suis réveillé avec un goût amer dans la bouche. En effet, je venais, dans mon rêve, de manger tout vivant, un petit poisson aux reflets verts et bleus, dont les écailles craquaient sous mes dents et je me demandais, très sérieusement, comment j'allais faire pour dévorer la tortue qui se trouvait dans le même lot gastronomique. Heureusement, je me suis réveillé avant.

Je suis revenu en train de Cascais en compagnie de Lui Lam et des trois chinoises qui participaient à cette conférence internationale de "Science Matters". L'une d'entre elles parlait un anglais tout-à-fait acceptable et compréhensible. Le thème de cette conférence était l'interdisciplinarité. Et bien entendu, la plupart des participants fondaient la nécessité de l'interdisciplinarité sur la complexité des objets auxquels nous avons affaire dans la nature et qui ne peuvent s'aborder d'un point de vue unique. C'est alors que je leur ai fait remarquer que cette complexité des objets n'était rien en comparaison de celle des sujets qui les étudient, ce qui implique que le plus grand obstacle à l'interdisciplinarité ne réside pas tant dans les objets que dans les communautés scientifiques, très différentes les unes des autres, et qui, entre elles, se comprennent mal en raison des composantes tacites des savoirs qu'elles élaborent et qui diffèrent grandement d'une communauté à l'autre.

Le ciel de Lisbonne s'éclaircit doucement et fait apparaître plusieurs épaisseurs de nuages aux couleurs différentes : certains ont des bordures d'argent, d'autres, à l'arrière-plan, rosissent, d'autres encore sont vraiment très sombres.

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