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vendredi 16 octobre 2015

Sobibor

L'aurore aux doigts de rose a caressé Lisbonne. La ville abandonne ses langueurs nocturnes. Les avions font un boucan d'enfer. Une scie à métaux en action dans le voisinage. Et des lombaires qui ont du mal à s'aligner correctement. Chaque matin a ses propres humeurs, imprévisibles.

Hier soir, j'ai vu le film de Claude Lanzmann, Sobibor, 14 octobre 43, 16 heures avec Yehuda Lerner qui nous raconte la fameuse révolte de ce camp où il avait été conduit environ six semaines auparavant. Film remarquable, sans le moindre artifice avec cette personne qui raconte ce qui s'est passé, son récit entrecoupé par quelques images rares sur les lieux tels qu'ils sont aujourd'hui. Aucune reconstitution. Seul le récit de Lerner. Il se souvient et l'on partage aisément la manière dont son propos lui fait revivre les événements. Sa joie quand il abat sa hache sur le crâne de ce géant nazi, Greischütz je crois, venu essayer son manteau dans l'atelier des tailleurs du camp, sa sortie du camp, son assoupissement dans la forêt sombre, sombre que Lanzmann nous montre, la dernière image du film. Il faudra maintenant que je reprenne le livre de Jean Molla que j'avais acheté avant l'été et que je n'ai pas encore lu. Après Marcello Fois, ce sera Jean Molla. 

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